Une disparition, celle du guitariste Mike Mitchell, à l’âge de 77 ans. La plupart d’entre vous se poseront cette question: c’est qui, ce Mitchell?
Pas une star, c’est sur. Mais le bonhomme est l’auteur d’une ligne de guitare qui a traversé les décennies, et inspiré plus d’un apprenti guitariste: le riff de la version des Kingsmen de « Louie Louie », en 1963.
Au départ, c’est un titre de Rythm & Blues, teinté d’influences latinos composé par Richard Berry, sorti en 1957.
Les Kingsmen connaissent un joli succès en interprétant ce titre dans le club dont ils sont le groupe résident.
Le patron de l’endroit s’improvise manager, et réserve une heure de session d’enregistrement dans un petit studio.
Enregistrement rapide et aux allures improvisées, émaillé de quelques erreurs. Ça lui donne un cachet intéressant, novateur sans le vouloir.
Les Kingsmen proposent un morceau spontané, « urgent », précurseur du Garage. Le chanteur doit hausser la voix pour l’imposer au milieu des instruments et la porter jusqu’à un micro situé trop haut.
Cette version du morceau connaît un succès commercial que n’avait pas rencontré celle de Berry. Et surtout il servira de modèle pour de nombreux musiciens…
Mitchell était le dernier des membres originels des Kingsmen, dans un groupe toujours actif, en live, avec un line up changeant au fil des années.

 

Un intéressant mix de funk, de soul, de jazz, de reggae, d’influences africaines, c’est le menu du premier vrai album d’un musicien installé à Londres,Tiggs Da Author.
Un disque qui est le résultat d’un cheminement familial et personnel: Adam Simon Muhabwa est né en Tanzanie, en 1990. Après le décès de son père, sa mère choisit de s’installer à Londres.
Lorsqu’elle decide de rentrer au pays, Adam, âgé de 16 ans, choisit de rester en Angleterre. Et de faire son chemin dans la musique, sous le nom de Tiggs, clin d’oeil au Tigrou de Winnie l’ourson…
Il multiplie les collaborations dans le milieu du rap londonien, et sort des singles des 2013. On se souvient du tonique « Georgia », en 2015.
Lors de ses retours au pays, il côtoie la scène jazz tanzanienne. C’est une de ses sources d’inspiration.
« Blame It On The Youts » son premier véritable album, apparaît comme un jalon important dans son parcours, et une sorte de démonstration de son savoir-faire, abordant divers registres sonores…

The Black Keys en mode blues: le duo consacre son dixième album à un hommage au blues du delta du Mississippi, et à des musiciens qui font partie de ses importantes sources d’inspiration, des artistes comme Junior Kimbrough, John Lee Hooker ou Big Joe Williams…
C’est une version tonique d’un classique du répertoire, aux origines indécises, « Crawlin’ Snake », enregistré sur disque pour la première fois par Williams en 1941, et popularisé par Hooker, qui précède et annonce l’arrivée de l’album, « Delta Kream », le 14 mai…
Une cover publiée il y a quelques jours par The Black Keys exclusivement sur le site de leurs fans, et enfin rendu public ce jeudi. Une belle version qui permet d’espérer un intéressant album.

Crumb – De nouveaux titres…

Posted: 12th avril 2021 by leo in Rayon "frais"
Crumb est de retour. Pas le dessinateur, le groupe. Deux nouveaux titres s’ajoutent à un autre sorti en mars, les premières productions des quatre musiciens depuis la parution de leur premier album en 2019.
Les débuts du projet remontent à 2016. Les membres du futur Crumb sont étudiants à la Tufts University de Boston. Ils commencent à jouer ensemble.
Cette collaboration se prolonge lorsqu’ils s’installent à Brooklyn, y créent Crumb, et élaborent leur son très personnel, qu’ils qualifient de « soulful psychedelia ».
Un son léger, sophistiqué, aérien, teinte de psyche, et des textes plus sombres que la musique laisse imaginer. Des textes signés par celle qui est aussi la chanteuse du groupe…
Crumb tient à son indépendance et à sa liberté complète: les Américains travaillent sans label. Et s’appuient sur l’accueil réservé à leur deux premiers ep sur YouTube et les plateformes de streaming. C’est de manière totalement indépendante qu’ils publient en 2019 un des albums les plus intéressants de l’année, « Jinx ».
Les revoici avec trois nouveaux titres, sans qu’on ne sache s’ils annoncent un second album.
Une nouveauté: pour la production, ils se sont adjoint .la collaboration de Jonathan Rado (Foxygen)…

Avril 1991 – Jesus Jones sort « Doubt »…

Posted: 12th avril 2021 by leo in 90s
Avril 1991: moment important pour le groupe Jesus Jones dont le second album accomplit un superbe parcours dans les charts des deux côtés de l’Atlantique…
Les Britanniques ont dévoilé leur rock mêlé d’influences techno, house et hip hop avec un premier album en 1989.
Enregistré en 1990, sorti seulement en 91, « Doubt » va valoir au groupe un énorme succès.
L’album suivant n’arrivera que deux ans plus tard. Nouveau succès, mais moins net. Le son est plus sombre, plus rugueux. Le groupe poursuit sa route, mais les sorties discographiques s’espacent.
Et si Jesus Jones existe toujours -un album est sorti en 2018- ses années 2000 ont surtout été consacrées à la scène et à des ressorties.
Avec son album de 1991, et les singles qui en été extraits, Jesus Jones a inscrit dans le répertoire quelques titres qui continuent leur chemin, « Right Here, Right Now », « Real, Real, Real »…
Comme leurs confrères de l’époque, EMF, avec « Unbelievable » ou « I’m Free »…

Dinosaur Jr – Nouvel album…

Posted: 9th avril 2021 by leo in Non classé
Un nouveau single pour Dinosaur Jr, annonciateur de l’arrivée d’un nouvel album, le 23 avril prochain. Le cinquième depuis la reformation du trio en 2005…
Il arrive presque cinq ans après le précédent. Entretemps, Mascis a sorti un disque solo, tandis que Barlow travaillait avec son autre projet Sebadoh.
C’est Lou Barlow qui a écrit et qui chante le titre qui vient de sortir. Un morceau dont le thème, le « retour au jardin », est marqué par le contexte sanitaire et le confinement.
La vidéo qui l’illustre est une production « maison », réalisée par Barlow et sa femme, agrémentée de dessins de John Moloney, l’organisateur des tournées du groupe. C’est celui-ci, et Adelle Barlow, qui ont filmé les trois musiciens, en extérieur…

 

Sortie le 30 avril du premier album d’un nouveau projet.
Nouveau groupe mais musiciens déjà connus par ailleurs: Beachy Head réunit deux membres de Slowdive, Christian Savil et Rachel Goswell, le batteur des Flaming Lips, Matt Duckworth, Steve Clarke (The Soft Cavalry), et Ryan Graveface (Casket Girls et créateur du label Graveface qui sort l’album).
C’est Savil qui est à la base de l’initiative. Pendant une période d’inactivité de Slowdive, en 2019, il a écrit et composé les nouveaux morceaux. Le reste s’est mis en place progressivement, selon un timing contrarié par la pandémie.
Le résultat est intéressant, des titres mélancoliques et légers…

Ça a été le suspense musical de la semaine au Royaume-Uni: qui de Demi Lovato ou des Snuts decrocherait ce vendredi la première place du top albums…
Verdict: l’album « WL » de The Snuts est numéro 1. Et c’est la première fois qu’un groupe écossais entre en première position avec un premier album depuis 14 ans. En 2007, c’est The View qui avait réussi cette performance…
C’est l’aboutissement d’une belle histoire. Le chanteur du groupe, Jack Cochrane, 26 ans, parle même du travail d’une vie. Un peu excessif. Mais c’est en tous cas le résultat de nombreuses années de maturation…
Tout commence dans une petite bourgade d’Ecosse, Whitburn. Un quatuor de copains d’école.
Ados, ils s’essaient à la musique, avec comme modèles la génération du début des 2000s: Arctic Monkeys, Libertines, Cribs, Kooks,…
A partir de là, les choses s’enchaînent…du live et une forte présence scénique, une fanbase grandissante, un premier titre en 2016, « Glasgow ».
Les quatre jeunes Écossais, signés par Parlophone en 2018, vont prendre leur temps pour passer à la réalisation d’un premier album. Et confirmer leur statut de groupe né pour la scène. Jusqu’à l’arrivée du lockdown.
L’album qui vient de sortir est une sorte de résumé de ce parcours, avec de nombreux titres déjà anciens, dont « Glasgow », le premier titre sorti il y a cinq ans en démo, retravaillé.
« WL » est une sorte de démonstration de ce qu’est le son des Snuts: guitares en avant, alternance de balades et de morceaux plus rugueux, un petit côté « old school » que revendique le groupe.
Un cocktail qui a manifestement séduit…

 

My Bloody Valentine arrive sur les plateformes de streaming : ses trois albums y font leur apparition suite à l’entrée du groupe irlandais dans le catalogue du label Domino…
MBV n’a sorti que trois albums, en 1988, 1991 et 2013.
Une production parcimonieuse qui n’a pas empêché que le groupe de devenir culte en tant que pionnier du Shoegaze…
Les vidéos des Irlandais ont fait l’objet d’un rafraîchissement et ont été publiées progressivement, au fil de la journée, sur YouTube.
A noter que le groupe a d’autre part signalé que deux nouveaux albums sont en préparation et pourraient sortir cette année…

Avril 1973 – Donovan couleur glamrock

Posted: 2nd avril 2021 by leo in 70s
Un petit tour en avril 1973: l’album « Cosmic Wheels » de Donovan entre dans les charts anglais et américain. Ce sera le dernier d’une belle série entamée au milieu des 60s. S’il a poursuivi son parcours jusqu’à aujourd’hui (son dernier lp à ce jour est sorti en 2013), Donovan n’a plus guère été au centre de l’actualité…
En 1972, Donovan est désireux de retrouver un succès qui l’a un peu boudé.
L’époque est au Glamrock. Une génération qui cite d’ailleurs Donovan comme référence. Alors, il va adopter les nouveaux codes musicaux: il s’associe à Mickie Most pour la production de « Cosmic Wheels ».
Ce n’est pas n’importe qui. Pour son label, RAK records, il produit les tubes de Suzi Quatro, Mud, Cozy Powell…
Et ça fonctionnera: le disque sera top 15 en Grande Bretagne, 25ème du Billboard.
Dans le studio ou il enregistre, Donovan côtoie Alice Cooper. Celui-ci travaille, avec Bob Ezrin, sur son sixième album, « Billion Dollar Babies ». Et Cooper demande à Donovan de partager les vocaux sur le morceau-titre.