Une disparition, celle du guitariste Mike Mitchell, à l’âge de 77 ans. La plupart d’entre vous se poseront cette question: c’est qui, ce Mitchell?
Pas une star, c’est sur. Mais le bonhomme est l’auteur d’une ligne de guitare qui a traversé les décennies, et inspiré plus d’un apprenti guitariste: le riff de la version des Kingsmen de « Louie Louie », en 1963.
Au départ, c’est un titre de Rythm & Blues, teinté d’influences latinos composé par Richard Berry, sorti en 1957.
Les Kingsmen connaissent un joli succès en interprétant ce titre dans le club dont ils sont le groupe résident.
Le patron de l’endroit s’improvise manager, et réserve une heure de session d’enregistrement dans un petit studio.
Enregistrement rapide et aux allures improvisées, émaillé de quelques erreurs. Ça lui donne un cachet intéressant, novateur sans le vouloir.
Les Kingsmen proposent un morceau spontané, « urgent », précurseur du Garage. Le chanteur doit hausser la voix pour l’imposer au milieu des instruments et la porter jusqu’à un micro situé trop haut.
Cette version du morceau connaît un succès commercial que n’avait pas rencontré celle de Berry. Et surtout il servira de modèle pour de nombreux musiciens…
Mitchell était le dernier des membres originels des Kingsmen, dans un groupe toujours actif, en live, avec un line up changeant au fil des années.