Nation Of Language a sorti, il y a quelques mois, un des plus intéressants « premiers albums » de 2020. Les New Yorkais proposent maintenant une reprise d’un extrait du mythique album « Doolittle » des Pixies (1989), « Gouge Away ».

Un surprenant mix entre l’énergie des Pixies et le son de Naion Of Language, une version moderne de la synthpop des 80s…
Devaney, le moteur du groupe, avait mené au cours de la décennie précédente un groupe situé entre punk et Patrick. Un projet prometteur mais écourté.
Il va alors changer radicalement de direction, suite à la (re)découverte du son d’Orchestral Manoeuvres. Il se lance dans la découverte de l’univers des sons synthétiques. Une démarche solitaire, autodidacte, qui aboutit à la création de NOL, avec son épouse et un musicien de son ancien groupe.
Le premier album a été une des bonnes surprises de cette année.
La reprise qui arrive aujourd’hui est une confirmation de cette première belle impression…

Elvis Costello – Made in Finland…

Posted: 16th août 2020 by leo in Rayon "frais"
Il y a quelques mois -c’était avant le confinement, et ça semble si lointain- Elvis Costello s’était rendu dans un studio finlandais, à Helsinki, ou il avait enregistré plusieurs morceaux, seul, assurant tous les instruments…
On en a découvert deux, déjà, des titres nerveux, rugueux.
Un troisième vient d’être dévoilé…Un morceau plus posé, presque classique, si ce n’est l’orchestration aventureuse…
Du tout bon Costello, qui, décidément, résiste à l’usure du temps…

Osees – Alias OCS, Thee Oh Sees,…

Posted: 16th août 2020 by leo in Rayon "frais"

Osees: c’est la nouvelle dénomination du projet au long cours du Californien John Dwyer. Né en 1997 sous le nom d’Orinoka Crash Suite, le groupe s’est appelé, au fil des années et des albums, OCS, The Oh Sees, Thee Oh Sees…

Parcours de longue durée, parcours prolifique aussi: l’album qui arrive en septembre sera le 23ème…
Un album au son personnel, et imprévisible, entre Psyche et Garage…
Exemple avec ce single qui, en ces temps de pandémie où la mort s’octroie une place débordante dans l’actualité et dans les infos et dans les esprits, s’interroge sue ce qu’est une vie réussie…

Une date, enfin, pour la sortie du premier album de Working Men’s Club: le 2 octobre.Et un single pour accompagner la bonne nouvelle: « Valleys », la première plage de l’album…

On a découvert ce groupe du Nord de l’Angleterre, du côté de Manchester, mené par le frontman et songwriter Sydney Minski Sargeant, en 2019, avec le rugueux « Teeth », morceau situé quelque part entre Postpunk et Cold Funk, avec ses claviers en avant.
Un groupe « à suivre » qui a confirmé avec les singles « AAAA » et « White Rooms… ».
En début d’année, WMC fut une des révélations de l’Eurosonic. Un premier album devait arriver début juin, sortie suivie de participations aux festivals d’été.
La pandémie et le confinement ont bouleversé ce programme. L’album arrive finalement en octobre.
Et pour le proposer en live, le groupe a décidé d’organiser des concerts en streaming. Le prochain, c’est dans une semaine…Renseignements sur la page Facebook du groupe…

Découvrir de nouveaux sons, de nouveaux groupes, en se disant que le meilleur morceau du monde est encore à venir, c’est une des raisons d’être d’Each Day a Song. Se laisser surprendre chaque jour par de nouveaux enthousiasmes…

Cette attitude, c’est aussi celle d’Alan McGee. Un découvreur. Des la moitié des 80’s, son label Creation va permettre l’éclosion de groupes comme Oasis, Primal Scream, Teenage Fanclub, My Bloody Valentine. Le parcours de Creation s’achève en 1999.
Mais McGee poursuit sa démarche avec de nouvelles initiatives comme Poptones, ou, plus récemment, Creation 23, un label ne au cours de l’ été 2018, consacré à la découverte de nouvelles pousses indie-rock…parmi celles-ci, The Clockworks, jeune groupe irlandais installé à Londres. Le single « The Future… » sorti en juin est une belle bombe musicale d’un peu plus de deux minutes trente. Son successeur, « Can I Speak To A Manager » arrive dans quelques jours.
Dans une récente interview pour le NME, McGee estime que l’Indie-Rock n’intéresse plus guère l’industrie musicale et les radios. Il y a certainement du vrai dans cet avis. Et, malicieusement, il s’en réjouit, puisque ça lui laisse le champ libre pour découvrir des talents. Comme The Clockworks, qui se sont adressés à lui avec un certain culot en lui annonçant être la version punkrock de The Streets.
Ça tombait bien: McGee aime que les jeunes groupes aient du culot. A bientôt 60 ans, en septembre, Alan McGee reste à l’affût et n’a certainement pas fini de tomber sur des pépites sonores…

Cabbage – Nouvel album en vue…

Posted: 12th août 2020 by leo in Non classé

Nouvel album en vue pour CABBAGE: il s’est fait attendre, il arrive le 25 septembre.

Après « You’ve Made An Artform… », un nouvel extrait vient d’en être dévoilé, un single que le groupe a conçu comme un hommage à l’esprit de Manchester.
« Get Outta My Brain » est un morceau touffu qui dévoile progressivement son propos. Les références au son de la scène mancunienne du début des 90s sont claires, on retrouve l’ombre des Happy Mondays, d’EMF,…
Cabbage a capté l’attention avec plusieurs ep’s à la personnalité affirmée à partir de la moitié de la décennie précédente (compilés sur un album en 2017), avant de proposer un premier vrai essai de longue durée, « Nihilistic Glamour Shots » sur le label Skeleton Key des frères Skelly (The Coral) en 2018…Essai concluant: l’album s’est inséré dans le top 30 UK.
Le successeur arrive: cette fois, le groupe a assuré la production, dans son propre studio, et sort le disque sur un label qu’il a créé…

 

 

Andy Bell – En solo…

Posted: 12th août 2020 by leo in Non classé

Le cv d’Andy Bell est plutôt brillant: la création de Ride, Oasis puis Beady Eye, et le retour, réussi, de Ride au cours de la seconde moitié de la décennie précédente…

S’y ajoute maintenant la prochaine sortie d’un album solo. Un projet de longue date du Gallois. Au fil des années, il avait mis de côté des morceaux plus ou moins avancés. Et pour lui, le confinement de cette année 2020 aura été l’occasion de mettre tout cela en forme et de finaliser son projet d’album solo…
Un premier single vient d’être dévoilé. Un petit côté « early 90s »…

Juste pour le fun, une reprise survitaminé du « Reach Out… » des Four Tops-c’était en 1966- par The Jaded Hearts Club. Un groupe qui réunit quelques « pointures »: Matthew Bellamy et Jaimie Davis (Muse), Miles Kane, Nic Cester (Jet), Graham Coxon (Blur),…plus des invités occasionnels.

Le projet est né en 2018, quand ces musiciens se sont réunis pour reprendre des titres des Beatles. The Jaded Hearts Club à depuis lors enchaîné avec des prestations souvent à but caritatif, dans de petites salles. Au début de cette année 2020, un album live à reflété ce parcours, avec des reprises de titres des Beatles, des Stones, du répertoire soul des 60s…
Un premier album studio, enregistrė en mode confinement et produit par Bellamy, sortira en octobre. Que des reprises de titres plus ou moins connus, la plupart du temps piochés dans l’univers soul…Parmi ceux-ci, le classique des Four Tops, illustré par un clip inspiré par les prestations musicales spontanées qui ont émaillé le temps de confinement en Italie…

Sports Team – Seuls au milieu du stade…

Posted: 6th août 2020 by leo in Non classé

Un moment de live en mode confinement, ça prend parfois des allures surréalistes. Exemple avec Sports Team -une des révélations de cette année- qui propose une version live d’un extrait de son premier album dans le stade de cricket du Sud de Londres, The Oval. Un endroit qui a été le théâtre du festival Concerts For Bangladesh, en 1971, avec une mémorable prestation des Who. Sports Team y propose une version énervée de son « Camel Crew », comme si les gradins étaient remplis…étrange et plaisant…

Peter Green – Le Blues de Fleetwood Mac…

Posted: 30th juillet 2020 by leo in Non classé

Une disparition: Peter Green avait créé en 1967 le groupe Fleetwood Mac. Un groupe bien différent de ce qu’il est devenu par la suite. Ce Fleetwood Mac première version naît en Angleterre est est entièrement centré sur le Blues.
Green a eu l’occasion de remplacer Eric Clapton dans les Bluesbreakers de John Mayall. Un vivier du Blues britannique qui a aussi révélé Mick Taylor.
En 1967, Peter Green crée son propre projet avec deux autres musiciens issus des Bluesbreakers, Mick Fleetwood à la batterie et John Mc Vie à la basse. Cette version originelle du groupe va enregistrer trois albums, plus un album de session avec des bluesmen de Chicago (Willie Dixon,…) et connaître quelques beaux succès, avec « Albatros », notamment, écrit par Green. Green qui signe aussi un « Black Magic Woman » que, plus tard, Santana transformera en tube…
Peter Green, d’un point de vue personnel, gère mal le succès grandissant du groupe qu’il a créé. Et l’abus de certaines substances, en particulier de lsd, influence son comportement et sa santé. De manière suffisamment significative pour que la coexistence avec les autres membres du groupe ne soit plus possible. En 1970, Green quitte Fleetwood Mac.
Le groupe va poursuivre son parcours, s’éloigner du Blues, s’americaniser, connaître un succès phénoménal à partir de « Rumours » en 1976, et devenir ce qu’il est toujours, un groupe phare d’un adult-rock typiquement américain.
Pour Green, le chemin sera moins souriant. Il revient à la musique vers la fin des 70s et mènera une carrière faite d’albums solos et de collaborations, assez discrète…