Mars voit revenir les beaux jours. Cette année, il a aussi été marqué par quelques sorties pétillantes. Par exemple le single surprise de The Go!Team…Le groupe de Ian Parton avait en janvier sorti un brillant nouvel album, renouant avec l’énergie du premier, « Thunder… » sorti en 2004. En mars sort un ttre qui ne figure pas sur l’album, un cocktail sonore de toute beauté. Un des singles de l’année. Autre bonne surprise: le résultat de la rencontre entre le groupe Parquet Courts et le producteur Danger Mouse. Rock « punky » d’un côté, accents plus travaillés et influences « dance » de l’autre. Résultat: l’album « Wide Awake », tonique, varié, passionnant. Là aussi un des disques essentiels de 2018: sous une pochette catchy, rien à jeter, et des singles imparables comme la plage titulaire, « Total Football » ou « Freebird II » …

Belle & Sebastian rassemble sous la forme d’un album la série de 3 ep’s qu’il a sorti en 2017. Un ensemble cohérent rassemblé sous un même titre: « How To Save Our Human Problems ». L’Australienne Courtney Barnett, révélation avec un premier album de l’année 2015, confirme avec son second disque solo. Confirmation dont on ne doutait guère, notamment après son bel exercice en duo avec Kurt Vile l’an dernier. Barnett est devenu une voix féminine qui compte. Et puis on a retrouvé avec plaisir en mars un nouvel album de Monochrome Set, un des groupes légendaires du début des 80’s. Reformé en 2010 après une longue éclipse, le groupe de Ganesh Bid Seshadri a repris le chemin des studios grâce au label allemand Tapete. Et sans faire de vagues aligne des albums élégants. Le nouveau, « Maiseworld » est arrivé en parallèle avec une ressortie des enregistrements de la période 1979-1985…

Enfin, un nouvel élément à ajouter au dossier « Les 90’s reviennent »: 25 ans après « The Last Splash », le line up « classique » des Breeders propose un nouvel album, « All Nerve », che 4AD. Un retour qui comme dans de nombreux autres cas fait suite à une réunion des musiciens pour la scène: en 2013, Kim et Kelly Dean invitent Wiggs et McPherson a participer à une tournée à l’occasion des 25 ans de « The Last Splash ». Et arrive l’idée de reprendre le chemin des studios…A noter la présence, aux backing vocals sur un titre, de Courtney Barnett. Une manière de souligner une filiation de génération à génération…

 

 

Le « petit » mois aura été plutôt riche en sorties et annonces. Il y a l’arrivée du 4ème album de MGMT, 5 ans après le précédent. Le groupe éveille à nouveau l’intérêt du public et de la presse après l’accueil mitigé par le disque de 2013. Nouvelle production aussi du côté de Moby, décidément fort actif et peu optimiste au sujet de l’état de notre Monde, ces derniers mois. Le single « This Wild Darkness » annonce un nouvel album, dans la lignée des deux précédent, sorti en 2016 et 2017…

Des retours bien mis en scène: ceux de Belly et des Smashing Pumpkins version 3/4. Après une réunion pour la scène, Belly annonce un nouvel album 23 ans après le précédent. Les 90’s sont de retour et on aura encore de belles surprises. De son côté, Billy Corgan met en place une belle stratégie de communication autour d’un nouvel album à venir. Il est vrai qu’il possède un bel argument: pour la première fois depuis 2000, il sera entouré de Chamberlain et James Iha. Pas de D’Arcy, par contre. C’est le clash de l’année. L’album se fera attendre jusqu’en novembre, mais les annonces de tournées et sorties de singles maintiendront l’attente au fil des mois…Autre grosse sortie annoncée: celle de « Simulation Theory » de Muse, qui clôt le chapitre « Drones », et propose en février un single, « Thought Contagion », qui donne la couleur de l’album, nourrie du son des 80’s et laissant une belle place au synthés. L’album arrivera en novembre.

On note encore en février, l’arrivée d’un 3ème album pour Ought. Produit par le Français Nicolas Vernhes (War On Drugs, Wild Nothing), « Room Inside The World » confirme la qualité de ses prédécesseurs. Et Ought son rang de groupe majeur. Confirmation aussi pour Boy Azooga: sorti chez Heavenly, « 1,2 Kung Fu » confirme que le projet du Gallois Davey Newington, une des découvertes de 2017, tient sur la longueur. Et puis, un single plein de punch: avec « The Man », Goat Girl, le groupe de Clottie Cream, originaire du Sud londonien, comme Shame, donne une touche féminine à la nouvelle vague de groupes britanniques « en colère ». Et annonce un premier album qui sortira quelques semaines plus tard.

Enfin, la disparition  de Dennis Edwards. Une voix, celle des Temptations. Et quelle voix: c’est lui qu’on entend sur des « classiques » comme « Papa Was A Rolling Stone », « Just My Imagination » ou « Ball Of Confusion »…

 

Un survol musical de l’année 2018, exercice habituel de fin d’année, histoire de revenir sur des sorties qui sont en passe de devenir des souvenirs. Janvier: la première grosse sortie de l’année est signée Jack White. L’Américain sort deux titres qui annoncent un nouvel album solo. On retrouvera White à la une de l’actualité musicale en toute fin d’année, quand il réactivera The Raconteurs. Un album en vue, là aussi, mais c’est pour 2019. Janvier marque aussi le retour de David Byrne avec l’arrivée annoncée d’un nouvel album, 14 ans après le précédent. Un solide single pour lui servir d’ambassadeur: « Everybody’s Coming To My House ».

Et puis, il y a le nouvel album des Simple Minds. Le groupe apparait requinqué après le bon accueil reçu par son disque de reprises acoustiques. « Walk Between Worlds », annoncé par « Sense Of Discovery » et « Summer » est un album bourré d’enthousiasme et proche du Simple Minds de « New Gold Dream ». Autre « grand nom » de l’histoire musicale, le groupe Toto fête le 40ème anniversaire de la sortie de son premier album, avec une compil et des morceaux inédits. Mais surtout, c’est quand le groupe Weezer reprend un de ses tubes, « Africa », que le nom de Toto fait la une de l’actualité. Pour Weezer, c’est un succès inattendu, pour Toto un joli coup de projecteur. Toto rendra la politesse à Weezer avec à son tour une cover.

Au rayon « curiosités », on pointe une reprise d’un titre d’Alan Vega, « Juke Box Babe » par Moon Duo, le duo Cosmic-Psyche de Portland. Belle réussite. Et on a accueilli avec plaisir l’initiative de Dan Auerbach (Black Keys, Arcs) qui a sorti sur son label un titre de Link Wray, un pionnier du Rock des débuts, au jeu de guitare précurseur et rageur, utilisant les distortions. Il a fait école, mais connut, lui, une carrière entravée par son ascendance de « native american », et par la force rageuse de son jeu, qui lui ferma les ondes de nombreuses radions. En particulier « Rumble », en 1958, considéré comme susceptible d’être pris comme une incitation au désordre…

Enfin, une disparition, en janvier: celle, prématurée de Dolores O’Riordan, la chanteuse des Cranberries. La sorie d’un album était prévue. Elle avait déjà enregistré les parties vocales: l’album sortira bel et bien, en 2019. Mais cette dernière parution marquera aussi la fin des activités du groupe…

The B-52s – Bombardement musical…

Posted: 9th décembre 2018 by leo in Non classé

Un look, un son, une attitude: on aurait pu imaginer que le parcours des B-52s aurait été assez bref, le temps d’un engouement. Et puis non: ils sont toujours là, 40 après la sortie de leur premier single. Leur identité particulière précisément leur a probablement permis de rester visibles, malgré de longues absences discographiques. Leur présence sur scène, aussi, ininterrompue…

Retour en arrière sur les débuts de ces B 52s, un groupe typique de la scène new yorkaise de la fin des 70’s. En fait le groupe s’est formé dans l’état de Georgie, sur un campus: autour du personnage central, Fred Schneider, deux musiciens et deux chanteuses. Rapidement, ils « montent » à New York.

En 1978, ils sortent un premier single, « Rock Lobster », 2.000 exemplaires, sur un petit label et se produisent dans les deux endroits phares de la scène rock new yorkaise, le CBGB’s et le Max’s Kansas City. Ils profitent de l’effervescence du mouvement punk et de la New Wave naissante pour proposer une musique inhabituelle, dansante et saccadée, laissant une large place à l’électronique, et se présentent avec un look très particulier…

La presse ne tarde pas à les remarquer, et le label Island les signe. Un premier album sort en 1979, avec une version retravaillée de « Rock Lobster », « Planet Claire » et « 52 Girls ». Ca marche, et la réussite se confirme avec le deuxième Lp, « Wild Planet » en 1980. En 81 « Party Mix » rassemble les 6 meilleurs morceaux des deux premiers Lps. Un must…

La suite sera plus incertaine: deux albums qui font moins l’actualité, une ébauche de collaboration avec David Byrne, une orientation de plus en plus électro, la mort d’un des musiciens, une éclipse de plusieurs années, et un nouveau succès en 89, « Cosmic Thing » produit par Don Was et Nile Rodgers.

Par la suite, les B 52s vont collaborer à la BO du film « La famille Pierrafeu »,et multiplier les expériences hors groupe.

Leur dernier album en date, « Fun Plex » est sorti en 2008, 16 ans après le précédent. Et a rencontré un bel accueil, des deux côtés de l’Atlantique. Le groupe américain a conservé son public, d’autant qu’il n’a jamais cessé de tourner. Plus d’album depuis maintenant dix ans. Et rien ne s’annonce de ce côté-là. La dernière production parallèle du groupe, c’est un album solo de Kate Pierson, dans un style plus personnel. Pierson qui au cours des 90’s avait prêté sa voix à Iggy Pop (« Candy ») et à REM (« Shiny Happy People »)…

Stiff Little Fingers – Ulster Punk

Posted: 6th décembre 2018 by leo in 70s, 80s, Punk

1977, le mouvement punk bat son plein. Parti de Londres, essentiellement,  il va se répandre dans l’ensemble du Royaume Uni. A Belfast, en Irlande du Nord, un groupe jusque là spécialisé dans un répertoire de covers, Highway Star, découvre ce nouveau son. Et l’adopte, en changeant de nom. Le groupe de Jake Burns devient Stiff Little Fingers. Avec son rock rugueux, et son répertoire branché sur la réalité nord irlandaise, mélange de crise sociale et de guerre civile larvée, il se révèlera comme un des représentants les plus intéressants de la vague punk.

Le groupe enregistre, en 1978,  de manière artisanale, « Suspect Device », un premier « single », . En fait, une k7 audio. Sans trop d’espoir. Mais la k7 attire l’attention, une copie parvient dans les mains de John Peel qui passe le morceau régulièrement dans son émission, sur la BBC. Début 1979, le tout jeune label Rough Trade assure la distribution du single. Suit en octobre le très explicite « Alternative Ulster ». Et un premier album, « Inflammable Material », qui atteint la 14ème place du top Uk. Une double première : c’est le premier Lp distribué par Rough Trade, et le premier Lp indépendant à entrer dans le top Uk…

A ce moment, le parcours du groupe s’accélère : les nord irlandais « montent » à Londres, et sont désormais produits par Chrysalis. L’album « Nobody’s Heroes » parait en 1980,  annoncé fin 1979 par les singles « Straw Dogs » et «  At The Edge » (top 15 Uk). Stiff Little Fingers effectue un passage –tumultueux-, dans l’émission Top Of The Pops.

C’est le pic de leur parcours. Deux albums sortiront encore, « Go For It », aux textes plus sombres, en 1981, et « Now Then » en 1982. Le son de ce quatrième album est différent, plus pop, et déconcerte les fans habituels du groupe. Le succès n’est plus au rendez-vous, et en 1983 Jake Burns annoncera la fin du parcours du groupe. Tout en soulignant qu’il estime que « Now Then » est le meilleur Lp réalisé par le groupe.De fait, Stiff Little Fingers semblait se diriger, avec ce style plus contenu, vers une belle « nouvelle » carrière, et annonçait la toute proche vague Indie… 

Quelques années plus tard, Burns relancera le groupe, avec un effectif variable. On y retrouvera notamment l’ex-bassiste de The Jam, Bruce Foxton. Le groupe continue les tournées, et a sorti, de manière moins médiatisée, plusieurs albums. Le dernier en date est sorti en 2014…

 

Flash & The Pan – Alias Vanda & Young

Posted: 4th décembre 2018 by leo in 70s, 80s

« Hey St Peter », « Down Among The Dead Men »,… : des morceaux au son inhabituel qui apparaissent en 1978, signés par le groupe Flash & The Pan. Des nouveaux venus au style audacieux, préfigurant la New Wave ? En fait, non : derrière ce nom de groupe, on retrouve deux musiciens-producteurs australiens chevronnés, le duo formé par Harry Vanda et George Young. Les voix artificiellement transformées, robotisées, ce sont eux. Young s’occupe de la partie guitares, et Vanda des synthés.

Et ce duo, Vanda & Young, a déjà de belles réalisations derrière lui. Dès les 60s : arrivés avec leurs familles au début de la décennie en Australie, ils forment, avec d’autres expatriés un groupe dont le succès sera important, les Easy Beats. Succès international oblige, c’est le retour en Europe, à Londres. Rapidement, le duo assure le songwriting du groupe. Le tube « Friday On My Mind », c’est eux. En 1969, quand le parcours des Easy Beats s’arrête, les deux musiciens décident de poursuivre ensemble dans cette voie. Ils travaillent notamment pour Grapefruit. De retour en Australie, en 1973, ils deviennent les songwriters attitrés de la société de production de Ted Albert, qui avait été le producteur du premier album des Easy Beats. Ils fournissent en titres différents groupes australiens, Rose Tatoo, entre autres, et aussi le groupe des deux jeunes frères de George Young, Malcolm et Angus, AC/DC. Ils accompagnent la naissance et la route vers la réussite de ce groupe. Autre beau « coup » du duo : le « Love Is In The Air » qu’ils écrivent pour John Paul Young (pas de la même famille…).

Mais ils éprouvent probablement le désir, légitime, de se produire eux-mêmes. D’où la création de ce « groupe », Flash & The Pan, en 1976. Et tant qu’à faire, autant que ce soit quelque chose d’original, de différent de leur travail habituel…Voix filtrées, sons synthétiques : ce nouveau projet est incontestablement annonciateur de la vague New Wave naissante. D’abord cantonnées à la seule Australie, les productions de Flash & The Pan vont éveiller l’intérêt, et entamer une carrière internationale. Rien de spectaculaire, mais une belle présence dans le paysage musical dès 1979, avec un premier album, et des titres comme « Media Man » en 1980, ou « Waiting For A Train » en 1982, qui atteindra la 7ème place du top anglais et marchera sur le continent européen et aux Etats Unis. 

 

The Lemonheads – 1992, « It’s A Shame About Ray »

Posted: 3rd décembre 2018 by leo in 90s

Retour annoncé pour les Lemonheads, avec, début 2019, « Varshons 2 », un second album de covers après celui sorti en 2009. Dix ans d’écarts entre ces deux « Varshons »: Evan Dando n’est pas un bourreau de travail…Et on attend toujours l’hypothétique album de compositions originales dont il avait été question au début de cette décennie…

Quand on évoque les Lemonheads, on ne peut s’empêcher de penser à cet album « parfait » qui les a fait connaître en 1992, »It’s A Shame About Ray ». Un disque court, nerveux et mélodique.

Retour en arrière, cap sur l’année 1986, Boston, Usa : Evan Dando crée avec deux copains de collège le groupe Lemonheads. Ils n’ont pas vingt ans. Cette même année, le groupe autoproduit un EP et se produit en live pour la première fois…L’aventure devient sérieuse, la composition du groupe change. Du trio des débuts, seul Dando fait encore partie des Lemonheads. Il en sera d’ailleurs tout au long du parcours le seul membre vraiment permanent.

Au fil des mois, les Lemonheads gagnent en notoriété : en 1989, ils signent avec Atlantic, tournent en Europe et sont bien installés comme groupe apprécié des radios de campus américaines. Des albums sortent. Mais c’est au moment de la parution du cinquième, « It’s A Shame… », en 1992, que l’étincelle se produit, et que le groupe entre dans la catégorie des groupes Us majeurs.

L’album a été conçu par Dando pendant une tournée en Australie. C’est là qu’il rencontre Tom Morgan qui deviendra plus tard le bassiste des Lemonheads, et qui participe à l’écriture de certains titres. Sont également de l’enregistrement David Ryan, à la batterie, et Juliana Hatfield, basse et chœurs.

« It’s A Shame… » est un de ces disques qui ont la grâce. En moins de 30 minutes, ce condensé de Pop parfaite permet à Dando et à ses collègues de proposer un irrésistible mélange de Post Punk, de Folk, de Pop, servi par une voix parfaite. Une musique à la fois speedée et paresseuse.

L’album permet aux Lemonheads d’accroître très sensiblement leur impact. D’autant qu’au cours de la même période, le groupe propose sa version du « Mrs Robinson » de Simon & Garfunkel, une reprise qui accompagne le lancement d’une version k7 vidéo du film « The Graduate », qui fête des 25 ans. « Mrs Robinson » sort d’abord sous forme de single, avant d’être repris sur les versions ultérieures de l’album. Sortent en singles la plage titulaire et « Confetti ».

 

Quand il ne s’occupe pas de « son » Brian Jonestown Massacre, Anton Newcombe à le chic pour se trouver des collaborations intéressantes. Il y a quelques mois, il travaillait avec les Liminanas français, et la il vient de terminer une tournée européenne avec une jeune Canadienne, Tess Parks. Ensemble, ils ont enregistré de fort beaux morceaux Psyche dans le studio berlinois de Newcombe. Et on découvre une nouvelle voix féminine, rauque comme celle de Joan Jett, intense comme celle de Patti Smith, parfois hargneuse comme celĺe de Courtney Love. Avec le son typique de Newcombe, le cocktail est parfait…

 

Chris Martin – De Colplay à Los Unidades…

Posted: 27th novembre 2018 by leo in Non classé

A la sortie de l’album « A Head Full Of Dreams », Chris Martin avait évoqué la « fin d’un cycle » pour Coldplay.
Il semble bien que ce soit plus radical encore: les 4 membres de Coldplay sont désormais engagés dans un nouveau projet, sur le même label Parlophone, Los Unidades.
Un premier single vient de sortir, « E-Lo »: un titre léger, dansant, auquel est associé Pharell. Pour un EP à venir, d’autres collaborations s’annoncent, Stormzy, Guetta, Wizkid…Changement de nom donc pour Coldplay, et réorientation musicale…

Il y avait The Saints, il y a aussi The Aints!. Le point commun entre les deux, c’est Ed Kuepper. Avec Chris Bailey, il crée au cours des 70’s The Saints, un groupe australien qui fut un des acteurs de pointe de la vague punk. Le premier single des Saints, en 1976, est le premier single punk sorti hors USA, dans le sillage des Ramones. Les Sex Pistols, au Royaume Uni, ce sera un peu après…Et, surtout, ce single cinglant ne passe pas inaperçu: il figure dans toute bonne compilation illustrant la période punk. « I’m Stranded », c’est aussi le titre du premier album sorti en 1977, et produit par le tandem Bailey-Kuepper. Un tandem qui va poursuivre son chemin avec deux nouveaux albums en 1978, et quelques énergiques singles comme « Erotic Neurotic ».

En 1979, Kuepper quitte les Saints. Entre lui et Bailey est apparu un désaccord sur la ligne à suivre. Bailey s’oriente vers un son moins rugueux, Kuepper veut maintenir une option plus radicale, plus expérimentale. Après les Laughing Clowns, et en parallèle avec une copieuse production solo, il crée au début des 90’s The Aints, un projet qui s’insère dans le courant grunge. Un trio, gutare-basse-batterie- qui sort en trois ans deux albums, puis disparait…

En 2017, nouvel avatar pour ce projet, très différent: avec des cuivres, un pianiste venant du monde du Jazz, une trompette très présente, il créé The Aints!, et tourne avec un mélange de compositions originales et de titres du répertoire des Saints. Il y a quelque semaines sortait un étonnant premier album, « The Church Of Simultaneous Existence »: le son est particulier, et séduisant. Ce n’est pas un album qui « fait » l’actualité. Mais il mérite certainement la curiosité…