Shed Seven – Un nouvel album en vue…

Posted: 21st septembre 2017 by leo in 90s, Rayon "frais"

Le retour des héros des 90s, suite: cette fois, c’est le groupe Shed Seven qui sort un single, et annonce la sortie d’un nouvel album… »Instant Pleasures » arrive en novembre: ce sera le 5ème du groupe, et la parution de son prédécesseur remonte 16 ans. C’était en 2001, « Truth To Be Told ». Peu après, c’était la fin de parcours pour Shed Seven qui avait traversé le décennie précédente de manière brillante, avec, entre 1994 et 1999, une quinzaine de singles classés dans le top 40 britannique, et deux albums dans le top 20. Shed Seven était un des représentants significatifs de la génération Britpop, un peu en retrait derrière des groupes comme Oasis ou Blur…En 2007, les membres du groupe s’étaient retrouvés le temps d’une tournée. Et depuis, ils se produisaient régulièrement sur scène. En février de cette année était pour la première fois évoquée la possibilité de l’enregistrement d’un nouvel album. Confirmation aujourd’hui avec la sortie du single « Room In My House ». L’album, c’est pour le 10 novembre…

shed seven

Quelques nouveautés intéressantes: un agréable petit tour dans le « rayon frais ». On y trouve notamment un assez irrésistible single de Cut Copy, « Black Rainbows », efficace production Dance Pop qui annonce la sortie d’un nouvel album pour les Australiens. « Haiku From Zero » arrive quatre ans après le précédent. Sortie vendredi. 

Pour The Fluids, c’est un premier album qui s’annonce en octobre. Le single « Creatures » le précède et éveille l’intérêt: une production assez inclassable, éclatée, énergique,…Le trio de Brooklyn revendique sa « non classabilité ». Du côté des références, ses membres évoque la période berlinoise de Bowie ou le démarche Art Rock des talking Heads. A suivre…On reste aux Etats Unis avec The Derevolutions, un groupe de Boston. Là aussi on est dans l’inclassable, et c’est tant mieux. Influences diverses et belle créativité au rendez-vous, que le duo de Boston exprime depuis deux ans. Pas mal de nouveautés ces dernières semaines sur leur profil Soundcloud. A suivre également…

« Sweet ’17 Singles »: le projet de Twin Peaks suit son cours: le groupe de Chicago se propose de sortir chaque mois un double single, en version 7″limitée et en téléchargement. La livraison de septembre, « Come For Me » et « Fat Chance », confirme la qualité des précédents. Le groupe existe depuis 2009, et a attiré l’attention de la critique dès la sortie de son premier album. Cette formule de sorties mensuelles est intéressante pour se faire mieux connaître. La preuve: on en parle ici. Enfin, on épingle le nouveau single de Walter Etc. « Gloom Cruise » est la plage titulaire d’un nouvel album à venir. Une intro (peu avenante) d’une trentaine de secondes précède un morceau simple et lumineux, qui lorgne du côté de l’Indie Pop des 80s…Dernier détail: ces nouveautés, vous les retrouvez sur la playlist Spotify d’eachdayasong…

twin peaks

Arrêt en 1980, dans cette série consacrée à l’atmosphère musicale d’anciens étés…Un été plutôt fertile en nouveautés musicales: Bowie qui se réinvente une nouvelle identité, AC/DC qui sort un premier album après la disparition de Bonnie Scott (« Back In Black »), le groupe Yes qui se métamorphose (exit Anderson et Wakeman, arrivée de l’ex Buggles Trevor Horn au chant et à la production) pour tenter de survivre à la déferlante Punk et New Wave,…Pas le calme plat, donc…

Bowie sort début août un single qui va marquer cet été, « Ashes To Ashes ». Il met un terme à sa période berlinoise, et, mine de rien, prend en marche le train de la New Wave: dans son clip figurent des habitués de l’univers néo-romantique du célèbre Blitz londonien. Dont Steve Strange (Visage). Avec ce single, dans lequel réapparaît le Major Tom de son « Space Oddity » de 1969, David Bowie atteint le sommet du top anglais, pour la première fois depuis 1969, précisément…Roxy Music aussi flirte avec la New Wave: l’album « Flesh & Blood » marque une rupture complète avec l’excentricité du Glam des débuts, et c’est le côté élégant de Ferry qui prend le dessus. Renouvellement radical aussi pour Diana Ross et Grace Jones: la première, désireuse de dynamiser son image, a fait appel au duo devenu mythique de Chic, Edwards et Rodgers. Et ça fonctionne. La seconde s’extrait de son image d’icône Disco, et se tourne vers un registre plus rock, teinté de New Wave et de Reggae. Métamorphose qui doit beaucoup à ses deux producteurs, Chris Blackwell et Alex Sadkin, et au duo rythmique Sly Dunbar-Robbie Shakespeare. Tout au  long de l’été, on entend sa version d’un « Private Life » des Pretenders qui séduit même celle qui a créé le morceau, Chrissie Hynde…

Un des albums de cet été ’80 est « Closer », le second lp de Joy Division. Le dernier aussi: en mai, Ian Curtis s’est donné la mort. Dans un climat d’émotion sort en juin « Love Will Tear Us Apart », un titre enregistré en mars, qui ne figure pas sur l’album…Emotion aussi du côté d’AC/DC: le groupe survit à la disparition de Bon Scott et sort en août » « Back In Black ». Au chant, l’ex-Geordie Brian Johnson…

Les sonorités Dance sont de plus en plus présentes, dans les programmations radios et dans les charts. Tube incontournable de l’été, le « Funky Town » d’un groupe de Minneapolis inconnu au bataillon, Lipps Inc. Un succès sans suite. Autre « coup » de l’été: « A Lover’s Holiday » de Change. Une production mitonnée du côté de l’Italie, pour la production, avec des musiciens essentiellement américains. Dont Luther Vandross. 

Les « anciens » sont toujours présents, malgré les bouleversements de la fin des 70’s: les Rolling Stones proposent un « Emotional Rescue »  qui poursuit la veine entamée avec « Miss You », et les Who se présentent en ordre dispersé. Pete Townsend s’offre une première « vraie » expérience solo, « Empty Glasses », et Roger Daltrey connait un beau succès avec « Mc Vicar »: un film -qu’il produit et dans lequel il tient le premier rôle- et un album de la BO pour lequel il peut compter sur la présence de Townsend et Entwistle. Enfin, un succès (sans lendemain) pour un jeune groupe anglais, The Korgis, qui est né  en profitant de l’espace libre ouvert dans le contexte de l’après Punk: « Everybody’s Gotta Learn Sometimes » est ce qu’on appelait « un slow de l’été »…

bowie

 

 

 

Thomas Leer – Bricoleur et pionnier sonore…

Posted: 14th septembre 2017 by leo in 80s

Le temps des bricoleurs et des précurseurs…L’épisode Punk a fait table rase des modèles et catégories qui la précédaient. Le champ musical a explosé. Des musiciens explorent de nouveaux codes et de nouveaux sons. On évoquait cette passionnante période hier avec le projet A Certain Ratio…Thomas Leer est un autre de ces explorateurs de nouveaux sons… Il quitte Glasgow pour rejoindre la scène londonienne en ébullition. Et après avoir brièvement animé un groupe punk, il se met à travailler en solo, chez lui. Il se pose ainsi en précurseur du futur mouvement House de la fin des 80s.

Avec des moyens de fortune, il bricole, colle des bandes magnétiques, trafique des sons, travaille sur des synthés encore bien rudimentaires. Ressort de cette activité un single auto produit, en 1978, « Private Plane ». Un morceau sobre, synthétique, annonçant la Pop Electro des 80s. En 1979, il développe son univers sur la longueur d’un album, chez Industrial, en compagnie de Robert Rental. Rental a effectué le chemin Glasgow-Londres en même temps que Leer, et s’est associé à un autre précurseur,  au sein du groupe The Normal: Daniel Miller. Un bricoleur lui aussi, qui passera à la vitesse supérieure en créant le label Mute, sur lequel s’épanouira le groupe Depeche Mode. L’album de Leer et Rental, « The Bridge », atteint la 9ème place du top Indie Britannique. De quoi amener les label Cherry Red puis Arista à s’intéresser à Thomas Leer…

Il sortira en 1985 le lp « The Scale Of Ten »: une sorte de Synthé Pop en demi teinte, à l’image de la voix tout en retenue de Leer. En 1987, il s’associe à l’Allemande Claudia Brücken, issue du projet Propaganda, pour créer Act, sur le label volontiers expérimentateur ZTT. L’aventure est de courte durée: un album, quelques singles, et la fin du parcours en 1988. Thomas Leer disparait complètement du paysage. Comme ses confrères d’A Certain Ratio, il assiste de l’extérieur à l’apparition et au succès d’une génération de musiciens clairement influencés par les expérimentations de l’immédiat après-Punk… Ce n’est qu’au début des 2000s qu’il ressentira l’envie de revenir dans le monde de la musique. Trois albums sont sortis depuis lors, le dernier en date en 2009…

 

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A Certain Ratio – De nouvelles rééditions…

Posted: 13th septembre 2017 by leo in 80s, Rayon "frais"

Une série de rééditions devrait permettre de remettre en évidence un groupe né à la fin des 70s, et dont la démarche s’est révélée essentielle pour l’évolution musicale des décennies suivantes: A Certain Ratio. A l’initiative de Mute va ressortir en novembre « The Graveyard  The Balloon », un album paru en 1979 -sous forme de K7- chez Factory. Le label de Manchester en était à ses débuts, A Certain Ratio en était un des fers de lance, dans cette aventure qui consistait à redéfinir de nouvelles pistes musicales. En avril sortira une compilation du groupe, et deux autres albums de la période Factory sont annoncés, « To Each », de 1981, et « Force », de 1986…

Retour aux débuts de l’aventure…1978, la vague Punk reflue. Après avoir mis à mal les cadres et les conventions dans lesquels s’était progressivement enfermé l’univers pop-rock, l’heure est à l’inventivité, à la créativité. De nouveaux sons se font entendre, les influences se mélangent…A Manchester, tout se passe autour du label Factory. Parmi les groupes signés par ce label indépendant, il y a bien sûr Joy Division. Mais aussi, moins connu, A Certain Ratio. Parmi les membres du groupe, Martin Moscrop, guitare et trompette, Jez Kerr, basse, Simon Topping, chant et guitare. Les deux premiers sont toujours de l’aventure. Topping, lui, quittera le groupe pour former Quando Quango. A Certain Ratio propose une fusion entre Rock et Funk, sombre et froide, mécanique. Quand ils évoquent leurs références, ses membres parlent du Punk, de l’Electro allemand de Kraftwerk, de Wire, et de George Clinton (Funkadelic)…La particularité du son de A Certain Ratio est la rencontre entre la froideur de l’interprétation, et du chant, et le côté rythmé, supposé enthousiasmant,  des morceaux.

A Certain Ratio se produit en live en compagnie de Joy Division, et publie une première K7, en 1979, avant de sortir un premier « vrai » album enregistré au cours de l’année 1980 à New York. Avec comme producteur Martin Hanett… L’accueil de la critique est positif, et au cours des 80s le groupe va sortir plusieurs albums et singles. Souvent en format 12 inches. En 1987, il est signé par Mercury, mais ne répond pas aux attentes de ce label.

Dès la fin de la décennie, le groupe se fait plus discret : il existe toujours, mais de manière très effacée. C’est « en coulisses » qu’il assiste au triomphe, dans les 90s, d’un son qu’il a grandement contribué à élaborer, préfigurant dès 1979 le phénomène House. En 2008, il remonte pour la première fois sur scène depuis 1985…On l’a depuis lors revu en live de temps à autre…épisodiquement d’abord, puis plus assidûment…Des rééditions, de nouvelles productions: A Certain Ratio est un groupe toujours actif. Que les rééditions de Mute pourraient remettre au centre de l’actualité. Ce qui ne serait que justice quand on voit le nombre de jeunes groupes qui ont une part d’A Certain Ratio dans leurs ADN…

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Fin 1974: ça ne tourne plus vraiment rond, au sein de Deep Purple. Un an plus tôt, déjà, le chanteur Ian Gillan et le bassiste Roger Glover ont quitté l’aventure. Et à son tour c’est le guitariste Ritchie Blackmore qui se sent mal à l’aise avec la direction musicale que prend le groupe. Il n’approuve pas  le nouvel album, « Stormbringer », et, surtout, déplore que des titres qu’il voulait y inclure aient été négligés. Blackmore décide de se lancer dans un projet parallèle, en compagnie du chanteur Ronnie James Dio. Les aspirations du guitariste vers un son sophistiqué et l’univers médiéval que développe dans ses textes Dio s’accordent bien. Le résultat: un son entre Hard et Progressive développé le long d’un album, « Richie Blackmore’s Rainbow », en mars 1975. L’accueil est positif, le disque fonctionne bien (top 20 en Angleterre, top 30 de l’autre côté de l’Atlantique). En juin, Blackmore annonce qu’il quitte Deep Purple. Le nouveau groupe s’appelle Rainbow, mais l’intitulé de la première production était clair: le guitariste est seul maître à bord, et il ne se prive pas de modifier le line up au gré de ses appréciations du jeu des autres. Seul Dio, qui outre les vocaux écrit les textes et participe aux arrangements, va accompagner durablement Blackmore. Jusqu’en 1978, mais alors c’est lui qui décidera de quitter un projet qui lui semble devenir trop commercial.

Au fil des albums et des tournées, la réputation de Rainbow grandit. Le groupe impressionne en particulier lors de ses prestations en live: les morceaux font l’objet de longs développements improvisés assurés par des « pointures », Cozy Powell à la batterie, Glover à la basse, Airey aux claviers…Progressivement, le style de Rainbow va devenir plus « lisse ». Les succès commerciaux suivent, mais le public des débuts est déconcerté. Cette orientation vers un « Adult Oriented Rock » va aussi faire de Rainbow un groupe de plus en plus « américain », au début des 80s. « Jealous Lover » ou « I Surrender » marchent mieux outre Atlantique qu’en Angleterre. Cette orientation entraîne le départ de Dio, dès 1978, puis de son remplaçant Bonnett, et des piliers du projet que sont Powell et Airey. Le coup fatal pour ce Rainbow qui semble vidé de sa substance sera en 1984 la renaissance d’une formule de Deep Purple réunissant à nouveau Lord, Gillan, Paice, Glover et Blackmore…Une dizaine d’années plus tard, Blackmore rejouera le même scénario qu’en 1974: en désaccord avec l’orientation du » Deep Purple n°2″, il relancera « son » Rainbow…En 1997, le chapitre Rainbow semble se refermer définitivement. Mais presque 20 ans plus tard, Blackmore ressuscite son ancien projet. Il s’agit seulement de se produire en live, juste pour le fun. Une nouvelle équipe de musiciens entoure Blackmore. Et s’il n’est pas question de sortir un nouvel album, le Rainbow cuvée 2017 a cependant fait un petit tour en studio. Résultat, une (surprenante) version de « Land Of Hope & Glory », et un remake d' »I Surrender »…

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The Dream Syndicate – Un cinquième album…

Posted: 8th septembre 2017 by leo in 80s, Rayon "frais"

Une nouvelle production à ajouter à la série des « albums qu’on n’imaginait pas voir sortir »: The Dream Syndicate sort un cinquième album, « How Did I Find Myself Here? », trente ans après le quatrième en 1988. Petit retour en arrière: The Dream Syndicate, au début des 80s, fait partie d’un mouvement musical qui se met en place à contre courant. Le Post Punk et la New Wave sont les styles dominants, et les orientations musicales sont clairement dominées par l’utilisation des sons électroniques. 

Une alternative se met en place: le retour à une formule plus classique, guitares en avant, et des influences qui se tournent vers des gens comme le Velvet ou Neil Young, la scène Psyche des 60s,…. Cette option rencontre un grand succès dans les campus américains mais reste marginale. REM publie ses premiers albums chez Illegal Records, et The Dream Syndicate est signé par A&M…Le parcours de ce groupe californien sera assez bref: quatre albums entre 1982 (« The Days Of Wine & Roses ») et 1988 (« Ghost Stories »). Le groupe rencontre un beau succès d’estime, mais peine à se constituer un public fidèle. D’autant que ses membres peinent à définir très précisément leur identité. En 1989, c’est la fin de l’aventure. Chacun part de son côté…

En 2012, Steve Wynn réunit ses anciens comparses pour une série de concerts à l’occasion du trentième anniversaire du premier album. Conséquence non programmée de cette réunion: l’arrivée cet automne d’un nouvel album…

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Destination: Amsterdam – Focus

Posted: 7th septembre 2017 by leo in 70s

On poursuit notre série de voyages musicaux vers des scènes moins exposées que la scène anglo-saxonne, avec un petit tour du côté des Pays Bas. Et du côté des 70s. Précisément le début de cette décennie avec un groupe, Focus, qui illustre parfaitement une tendance du rock de l’époque : l’ambition de proposer une musique plus élaborée, dépassant le cadre du single de divertissement. Cette attitude – on parlera de Progressive Rock, de Head Rock- amène les musiciens à explorer de nouveaux registres, à utiliser de nouveaux instruments, à puiser dans les thèmes de la musique classique…Le créateur de Focus est Thijs Van Leer,  flûtiste et claviériste de formation. En 1969, il collabora à la version néérlandaise de la comédie musicale « Hair ». Et lance son projet en compagnie du guitariste Jan Akkerman. Un premier album, en 1970, connaît un beau succès, mais ne franchit pas les frontières de la Hollande.

« Focus II », en 1971, permet par contre à Focus d’accèder à une renommée internationale, transatlantique, grâce à « Hocus Pocus », un long morceau essentiellement instrumental, -c’est une des marques de fabrique de Focus- mené par le thème récurrent de la guitare d’Akkerman, entrecoupé par des solos de batterie, de flûte, et des vocalises de Thijs Van Leer. Le style de Focus est en place. Le groupe va  prolonger ce succès avec un double Lp en 1972, et un nouveau single couronné de réussite, « Sylvia ». Le titre atteint la 4ème place du top Uk.

En 1974, un extrait de l’album « Hamburger Concerto », « Harem Scarem », tente clairement de marcher dans les traces de « Hocus Pocus ». Mais la formule ne fonctionne plus aussi bien. Focus entame une courbe descendante : « Mother Focus », en 1975, est une déception pour le groupe, mal reçu et par le public et par les critiques spécialisés. En 1976, Akkerman s’en va. Il est remplacé par le belge Philippe Catherine, issu de l’univers du Jazz. Par la suite, Focus connaîtra des éclipses et des reformations, des changements de personnel -Van Leer est le seul élément qui sera de toutes les formules-,  et sortira quelques albums, discrètement. Le dernier date de 2016. 

A noter que Focus a été replacé dans l’actualité musicale en 2010 grâce à une publicité Nike réaisée à l’occasion du mondial sud-africain de football, reprenant le morceau « Hocus Pocus ». Un morceau également samplé pour un Rap RnB de J. Cole, « Blow Up ».

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U2 – Le nouveau single…

Posted: 6th septembre 2017 by leo in Rayon "frais"

Date annoncée, date respectée: le nouveau single de U2 est arrivé ce 6 septembre. Un titre enjoué, léger, qui annonce l’album « Songs Of Experience » qui succèdera au « Songs Of Innocence » de 2014. Le nouvel album devrait sortir en décembre…Sur la pochette du single, réalisée par Anton Corbijn, une photo de la fille de The Edge, Sian Evans…

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C’est un des albums attendus de cet automne: en octobre sortira « Lotta Sea Lice », fruit de la collaboration entre deux artistes brillants, Courtney Barnett et Kurt Vile. Deux musiciens atypiques, nonchalants, chaleureux. Bref un duo dont on attend beaucoup. D’autant que le premier titre dévoilé, « Over Everything » (et sa vidéo décalée) est une belle réussite…

Courtney Barnett, installée à Melbourne, n’a encore qu’un album sur sa carte de visite. Un premier disque « longue durée » qui a fait immédiatement mouche: sorti en mars 2015, « Sometimes I Sit & Think, And Sometimes I Just Sit » fut directement un succès à l’échelle internationale, top 16 en Angleterre, classé 20ème dans le Billboard US…De quoi faire de l’Australienne une des révélations de l’année, retenue à ce titre pour les Grammies et les Brit Awards. Avant cette rapide percée, elle avait fait ses armes au cours des années 2010 dans un groupe puis en solo avec deux Eps…

Le parcours de l’Américain Kurt Vile est plus long, et plus progressif. C’est en 2013, avec l’album « Walking On A Pretty Daze », qu’il a acquis une véritable carrure internationale. C’était son cinquième lp, déjà. C’est en 2000 que ce natif de Philadelphie se met à la composition, nourri de Folk, Blues et Rock américain. Ensuite, avec Adam Granduciel, c’est la création du groupe War On Drugs. Qu’il quitte après le premier album, en 2008. Il se lance dans un parcours en solo, en marge de ses études puis de son boulot de manutentionnaire. Il sort deux premiers albums de manière assez confidentielle, sur de petits labels. Et met en place autour de lui une équipe de musiciens, les Violators.

Avec des enregistrements plus élaborés, il démarche les labels et atterrit chez Matador. Le troisième album, « Childish Prodigy », en octobre 2009, est celui qui lui permet de sortir de l’anonymat. La presse s’intéresse au personnage, il assure des premières parties pour Dinosaur Jr, entre autres.Deux ans plus tard, c’est la confirmation, avec « Smoke Ring For My Halo » :  sa réputation traverse l’Atlantique, on parle de lui dans le NME, dans le Guardian… Et le disque atteint la 154ème place du Billboard.Il prend son temps pour élaborer le cinquième album, « Wakin On A Pretty Daze »: ce disque est celui de la reconnaissance internationale, confirmée en 2015 avec « b’lieve I’m going down »…

k vile barnett