Une double première: premier album pour le groupe londonien Tiña, et premier album aussi pour le label Speedy Wunderground, qui jusqu’ici n’avait sorti que des singles, et des compilations…
Tiña, déjà pointé ici comme groupe « à suivre » pour l’emballant « I Feel Fine » l’an dernier, se définit par le terme psychepop. Un son sobre, tout en harmonies au service d’une attitude volontiers désinvolte…
Les jeunes Londoniens ont eu la chance de rencontrer Dan Carey, et de suscite l‘intérêt de celui qui s’impose de plus en plus clairement comme producteur phare dans le paysage britannique.
On le retrouve à la manœuvre pour ce qui fut un des disques hors de 2019, le premier album des Fontaines DC…
Carey a débuté son parcours pendant la première décennie de ce siècle. Comme songwriter, ingénieur du son, remixer ou producteur, il a travaillé pour des gens aussi divers que Sia, Lily Allen, Tame Impala, Kate Tempest, Toy,…
En 2013, avec deux comparses, il crée Speedy Wunderground, un label qui travaille sur des bases bien précises. On s’y arrache à la production de singles, et les séances d’enregistrement, dans le studio de Carey, sont limitées à un jour. Tout doit être fini à minuit: ainsi, on évite les « chipotages » inutiles et on préserve la spontanéité de la création…
Au fil des ans, les réalisations se sont multipliées, mettant en évidence de jeunes pousses de la scène anglaise, de Squid à Black Midi en passant par les Flamingods, Telegram ou Tiña.
Et ces derniers ouvrent maintenant une nouvelle catégorie dans la catalogue du label, celle des albums…