Décidément…un décès, encore, dans l’univers musical. Et à nouveau une personnalité qui a apporté des éléments constitutifs de cet univers…
Florian Schneider, âgé de 73 ans, avait créé Kraftwerk, et ouvert de nouvelles voies pour l’utilisation de l’électronique dans le paysage rock…
Retour aux origines: la rencontre en 1968 de deux étudiants du Conservatoire de Dusseldorf, Schneider, pianiste et flûtiste, et Hütter, pianiste et organiste…
Les deux jeunes Allemands ont le même intérêt pour l’improvisation, l’expérimentation et la recherche de sons nouveaux.
En 1970, ils créent Kraftwerk, avec divers comparses. Notamment Röther et Dinger, qui par la suite créeront Neu…
Trois albums sortent, en 70, 71 et 73, témoins d’une démarche résolue de sonorités nouvelles. Jusque là, la réputation du groupe ne sort guère des frontières de son pays…

Au fil du temps, et avec l’arrivée de deux nouveaux, Flür et Bartos, les claviers et les percussions électroniques prennent le dessus. Le son de Kraftwerk se constitue, comme une analogie musicale d’un univers moderne, industriel, robotique…
En 1974 arrivé l’album « Autobahn ». Le morceau titre est à l’époque une véritable révélation pour ceux qui le découvrent. Et ils sont de plus en plus nombreux. Le disque permet aux Allemands d’élargir leur audience, de sortir de leurs frontières…
Le son du groupe à atteint sa maturité, Kraftwerk se dote d’une image originale et reconnaissable, un quatuor flegmatique aux allures robotisées.
Les réussites artistiques et commerciales vont se succéder, « TEE », « Radioactivity », « The Model »…