Abécédaire rétrospectif de 2019, suite…A la lettre G, les frères ennemis, Noel et Liam Gallagher. Pour ce dernier, une confirmation avec son album « Why Me?Why Not? »: son parcours solo est mieux accueilli que celui de Beady Eye. Pour l’aîné des Gallagher, par contre, pas de successeur pour l’album « Who Built The Moon? », sorti en 2017. Mais quelques intéressants eps, s’aventurant bien loin de l’héritage sonore d’Oasis…Lettre K: deux rois, King Gizzard et King Crimson. Les Australiens ont respiré, en 2018, après leur performance -sept albums en une année- de 2017. Retour aux affaires en ’19. Et toujours les deux caractéristiques de King Gizzard: hyperactivité et éclectisme. Deux albums sont sortis en 2019, fort différents. « Fishing The Fishies » était assez léger, tandis que le second, « Infest The Rats’Nest »explorait lui l’univers du Heavy Metal…

Pour King Crimson, cette année était celle du cinquantième anniversaire de la sortie de « In The Court Of The Crimson King », en 1969. Un album déterminant dans le parcours du Rock, ouvrant la porte à l’esprit aventureux du Progrock des 70s. King Crimson, toujours « mené » par Robert Fripp est toujours en activité, poursuivant le même objectif qu’à ses débuts, expérimenter, inventer. A l’occasion de ses 50 ans, le groupe a décidé de rendre pour la première fois son répertoire accesible sur les plateformes de streaming. Et de sortir chaque semaine une « rareté »…

50 ans pour King Crimson, 40 pour Orchestral Manoeuvres In The Dark. Là aussi un groupe toujours actif, et qui, même si la période des « tubes » est derrière lui, a au fil du temps acquis un statut de référence de la scène électronique. Pour ses 40 ans, un double album de 40 titres, large panorama du parcours d’OMD, et un inédit, le pétillant « Don’t Go »…

Et puis, retour à la lettre M. M comme Morrissey, toujours entre polémiques et musique. De ce point de vue, une intéressante initiative: un album de covers de titres pas forcément connus du patrimoine folk-rock américain, de signatures connus comme celles de Dylan, Joni Mitchell, Melanie, Roy Orbison. Bel execice vocal, réussi. M comme Motley Crüe, aussi. Avec un biopic proposé par Netflix, retraçant le parcours d’un groupe qui a vécu au premier degré les mythes noirs du Rock, excès, drogues, alcool, sexe, scandales. Les héros aujourd’hui sont fatigués, ce film ressuscite leur « épopée »…En passant, une nouvelle belle incursion de Netflix dans le monde musical…Enfin, M comme Metronomy. Vingt ans après sa naissance, le projet de Joseph Mount sortait son sixième album. Et confirmait son statut de groupe majeur des années 10, après « Love Letters » et « Summer 08″…