Les années ’10 – Temples

Posted: 26th septembre 2019 by leo in Non classé

Une décennie s’achève, on jette un coup d’oeil en arrière, et on revient sur quelques groupes qui sont nés au cours des années 10, ou qui ont pris une ampleur significative au cours de celles-ci. Exemple: Temples, un groupe qui sort ce vendredi son troisième album…

 Petit retour en arrière: « Un nouveau jeune groupe anglais à ajouter à la catégorie « A suivre » : Temples. Un groupe qui confirme l’intérêt que semble susciter la période Psyché de la fin des 60s chez nombre de jeunes musiciens anglais depuis quelques mois. Temples emprunte une démarche proche de celle de Toy – dont ils partagent le même label Heavenly Recordings-, de Peace,  et des Moons, groupe auquel ils sont « apparentés »…Temples, c’est un duo londonien (parfois trio…) dont on ne sait pas grand-chose. Il a ouvert une page Facebook en juin dernier, a sorti un single, « Shelter Song », et se définit par l’appellation « Neo Psyche ». Un coup d’œil sur les artistes que les deux musiciens publient sur leur site permet de situer leurs influences : Syd Barett, The Electric Prunes, Donovan, le Genesis des débuts, les Byrds, Todd Rundgren, T Rex,…Temples a assuré des premières parties pour Peace, et tourne actuellement avec les Mystery Jets.  A découvrir, et à suivre… ». C’était en novembre 2012, sur Each Day a Song…          

Et on a suivi le parcours de Temples, avec intérêt, et avec la satisfaction de voir le groupe confirmer ses promesses des débuts…Et tout s’est passé rapidement pour le groupe originaire de la région de Northampton: pendant l’été 2012, James Bagshaw (chant, guitare) et Thomas Warsley (basse) quittent le groupe dont ils faisaient partie, The Moons, et travaillent en  studio sans trop savoir où ils vont. Ils publient quelques titres sur You Tube. Et rapidement le label Heavenly Recordings se montre intéressé: en novembre sort un premier single, « Shelter Song ». Suffisamment pertinent pour susciter la curiosité. Le duo de départ engage un batteur et un claviériste, originaires du même coin qu’eux, pour se produire en live. Et le groupe se soude au fil des concerts. Un nouveau single sort en juin 2013: « Colours To Life » confirme la bonne impression des débuts. Des gens comme Noël Gallagher ou Johnny Marr disent tout le bien qu’ils pensent de ces nouveaux venus. Temples assure des premières parties pour Suede, Mystery jets, Kasabian…Puis c’est le tour des festivals d’été. La renommée du groupe lui permet d’entamer une tournée en automne, avec succès. Et un trosième single, « Keep In The dark », ponctue un parcours sans faute.
Temples, comme Toy, Peace ou The Moons, représente ce qui semble bien être une nouvelle vague psyché anglaise. Ses références: le Pink Floyd des débuts, le Glam version T Rex (avec un étonnant mimétisme entre Bagshaw et Marc Bolan), Spacemen 3,…des références qu’il traduit dans des morceaux percutants, efficaces. Et en reproduisant l’univers visuel de la Psyché des 60s…Agréable bouffée de nostalgie pour les anciens, découverte d’un univers pour les plus jeunes: ça fonctionne.   Le premier album, « Sun Structures », sort début 2014 chez Heavenly. C’est une réussite, et un beau succès. 

Pour découvrir un second album, il faudra attendre 3 ans: de nouveaux morceaux apparaissent lors des prestations live dès 2015, mais « Volcano » n’arrive qu’au printemps 2017, précédé par les singles « Certainty » et « Strange To Be Forgotten ». Des titres séduisants, un bel album, mais un accueil moins enthousiaste.

Pour le troisième album, « Hot Motion », le groupe s’est recentré sur un de ses fondamentaux: les guitares (trafiquées sur des machines « vintage ») prennent le pas sur les claviers. Autre changement: Temples est passé d’Heavenly à ATO (King Gizzard, My Morning Jacket, Mattiel, Claypool Lennon Delirium,…). On note aussi le départ du batteur, Samuel Toms, que l’on retrouve désormais au sein de Fat White Family. Un troisème lp, c’est important: le groupe s’inscrit dans la durée. Attendu, ce disque suscite déjà des réactions positives. Pour Bagshaw, il s’agit « de leur meilleure réalisation à ce jour ». A découvrir. Deux singles ont précédé l’album: la plage titulaire, « Hot Motion », et le fort plaisant « You’re Either On Something ».