Yak – Le second album…

Posted: 16th février 2019 by leo in 2010s, Non classé, Rayon "frais"

Le groupe britannique Yak sort son second album, trois ans après le premier. Un disque né dans la douleur, alors qu’on pensait le trio bel et bien lancé. La voie vers l’album suivant semblait déjà tracée. Et pourtant les embûches se sont multipliées. Les bonnes fortunes également. Et « Pursuit Of Momentary Happiness » est finalement sorti, cette semaine…

Retour en arrière: il y a pile quatre ans, on découvre Yak avec un magistral premier single, « Hungry Hearts », chez Fat Possum. Le projet est né à Wolverhampton, à l’initiative deux copains d’enfance, Oli Burslem (guitare et chant) et Andy Jones (basse), rejoints par un batteur d’origine néo-zélandaise, installé à Londres, Eliott Rawson. Au fil des mois, « Plastic People » confirment la vigueur du premier single, et confirment les contours du style de Yak: la voix emportée de Burslem soutenue par une énergique section rythmique. L’intérêt grandit, les opportunités se multiplient: des premières parties pour The Last Shadow Puppets, le label Third Man Records. 

Le premier album, « Alas Salvation », arrive en mai 2016. A la production, Steve MacKey (Pulp) et, pour un titre, John Coxon (Spiritualized). Suivent plusieurs mois d’une tournée couronnée de succès. En 2017, il s’agit de penser à l’album suivant. Un single enregistré en Australie avec Kevin Parker et Jay Watson, reprise d’un ancien titre soul, sort en octobre. Puis les problèmes commencent. Premier souci: le départ d’Andy Jones, complice de longue date de Burslem. Il se marie et préfère abandonner le monde des tournées. Et puis il y a un projet d’enregistrement qui tourne court. Yak doit enregistrer son nouveau disque dans le studio de Kevin Parker à Perth. Mais le chemin de Burslem vers l’Australie prend une tournure erratique. Avec une étape à Tokyo pour un mois consacré à l’écriture des nouveaux morceaux. Sans guère de résultats. Le passage dans le studio australien ensuite ne donne rien. Retour perdant en Angleterre: le budget a été épuisé en pure perte, Yak est dans une impasse. Jusqu’à ce que Jason Pierce (Spiritualized) ne s’intéresse au devenir du groupe, et n’en devienne le « Saint Bernard »: encouragement moral, coup de pouce pour trouver un nouveau label (Third Man-Virgin EMI) et un studio, et, enfin, intervention au niveau de la production. Et une apparition vocale…Résultat: un disque dense, qui témoigne de sa gestation tourmentée, et qui confirme le statut de groupe passionnant de Yak…