Quelques noms encore, découverts l’an dernier, et que l’on espère retrouver cette année. Human People, par exemple, un quatuor féminin new yorkais. Au menu, un son énervé, rêche, entre Punk, Garage et Grunge. Ces quatre filles ont sorti cette année un premier album punchy, « Butterflies Drink Turtles Tears Out ». Autre voix féminine, dans un autre registre: Anna Burch. Elle vient de Detroit et a signé un premier album solo, après quelques expériences en groupes. On est ici dans la formule guitare-voix, et dans une atmosphère plus folk. Autre univers: Creep Show. Pour definir le style de son nouveau projet, John Grant (ex Czars) parle d’experimental pop & surreal funk. Concrètement, on navigue dans des eux qui rappellent le label Ze Records dans les 80’s: minimalisme synthétique et Cold Funk. Stephen Malinder, membre fondateur de Cabaret Voltaire est de la partie et c’est cohérent. Nouveau changement d’ambiance avec Bart & The Bedazzled, le nouveau projet de Bart Davenport, un musicien californien qui a tendance à s’éparpiller dans différentes directions. Ici, on est dans une élégance mélodique qui évoque des gens comme Prefab Sprout ou Aztec Camera…Et puis un premier album aux allure d’Ovni musical: celui des Sha La Das, un groupe qui réunit un père et ses trois fils. Le père est un « vétéran » de l’époque du Doo Wop. Il a transmis l’art des belles harmonies vocales à ses fils, et le quatuor a été remarqué par le patron de Daptone Records alors qu’il travaillait pour un album de Charles Bradley. D’où ce premier album qui a été un des plaisirs de 2018, à défaut d’être révolutionnaire…

Du côté du Royaume Uni, un détour par Manchester avec Afghan Sand Gang, un jeune groupe qui arrive « recommandé » par Lee Broadbent de Cabbage. Le style: un mix de Shoegaze, de Kraut et de Psyche. Et une belle maturité, déjà. A Londres, gros plan sur HOO HAs, un nom inhabituel qui attire l’attention sur ce quatuor réunissant deux Londoniens et deux musiciens originaires du Kent. Ils travaillent ensemble depuis 2016. Au début de cette année, on a découvert le fort séduisant « Rantra », un titre convaincant, nourri d’influences Postpunk, Cold Dance, basse entêtante et beau phrasé du chanteur, entre récitatif et chant…

Originaires des Cornouailles, installés à Londres, les membres de Velvet Hands rejoignent les rangs des « jeunes gens en colère » qui se manifeste depuis un an du côté du Royaume Uni. Un son rugueux, des textes forts, et un premier album convaincant.