Quelques noms encore qu’il sera intéressant de suivre en 2019…Du côté de Montreal, un trio, Pottery a sorti en novembre un prometteur premier single, « Hank Williams ». Au centre du groupe, Paul Jacobs, particulièrement actif sur la scène garage-punk locale. Il s’aventure ici dans un registre différent: le premier single de Pottery évoque plutôt des univers comme ceux des Sparks, Devo, Gruppo Sportivo. Une dose de second degré. Pottery a assuré les premières parties de Parquet Courts et Oh Sees…Cap sur New York avec Native Sun, qui a sorti en 2018 un nouveau single, un an après le premier. C’est assez typiquement new yorkais, entre Punk et Glam.La scène new yorkaise, le Glam, le Punk, le Proto Punk des 70’s: même genre de racines pour Beechwood. Le groupe a sorti un premier « vrai » album chez Alive Records. Et c’est une belle réussite: un album cohérent au-delà de la diversité de ces ambiances. 

On traverse l’Atlantique, direction le Royaume Uni. The Golden Age Of TV est un groupe de Leeds, apparu en 2017. Avec un single qui leur a permis d’accèder à une belle exposition: ils étaient cette année sur la scène BBC Introducing de Reading et Leeds. Surtout, ils ont sorti le single « Television », confirmant leurs qualités. Détour par l’Essex avec Connar Ridd est son projet FREAK. En majuscule et avec un point final. Premières armes en 2016, et jolie confirmation cette année avec « Everyone’s The Same ». Et arrêt à Liverpool (encore) avec The Fernweh: des musiciens pas tout jeunes (la trentaine) qui ont sorti cette année un premier album chez Skeleton Records, un disque riche des influences éclatées que revendiquent les membres du groupe, des Zombies à Fairport Convention en passant par Joy Division. Résultat: un cocktail de Folk, de West Coast, de Psyche. Et un soupçon de rythmique Kraut. Pas étonnant quend on sait que le nom du groupe est un terme allemand (signifiant « bougeotte »). Il y a aussi une part d’inspiration qui vient de là…