Effervescence printanière: en mai et juin, les sorties et annonces de sorties se bousculent…Du côté des nouveaux venus, le groupe australien Rolling Blackouts Coastal Fever sort son premier album chez Sub Pop. Né en 2013, le groupe a à son actif deux ep’s. L’arrivée d’un album donne une exposition accrue à des titres composés au fil de ces dernières années. Pour les Londoniens de Teleman, c’est l’arrivée d’un troisième album, déjà. Un nouveau disque qui confirme la qualité et le côté tonique de ses prédécesseurs. Et confirme Teleman comme faisant partie des groupes significatifs nés au cours de cette décennie…

Troisième album solo pour Johnny Marr, le « monsieur guitare britannique ». Marr que l’on retrouve aussi en compagnie de Matt Johnson, avec qui il a travaillé sur le projet The The. Après une longue période de discrétion, Johnson revient sur scène. Marr l’invite lors de sa tournée, et, surtout, ensemble ils proposent en fin d’année une reprise d’un titre des Lovin’ Spoonful…

Retour « précipité » de Gorillaz: le single « Humility », avec un invité de marque, le guitariste George Benson, annonce l’album « The Now Now » qui arrive à peine un an après « Humanz ». A la sortie de celui-ci, Damon Albarn avait déjà signalé qu’il avait en stock de nouveaux morceaux et ouvrait l’hypothèse de l’arrivée d’un nouveau disque. Albarn débordant d’idées et d’activité, cette année: en automne, il retrouve Paul Simonon, Tony Allen et Simon Tong, et ressuscite The Good, The Bad & The Queen et sort un second album onze ans après le premier. 

Et puis, il y a les « anciens »: après avoir annoncé un album réunissant les trois quarts de leur line up historique, les Smashing Pumpkins sortent le single « Solara ». Retour aussi à la une de l’actualité d’Echo & The Bunnymen: McCullough annonce la sortie d’un album un peu particulier, puisqu’il sera constitué de versions entièrement nouvelles, réinterprétées et réorchestrées, de titres phares du répertoire du groupe, et de deux inédits. Premier exemple de ces relectures de titres anciens, « Seven Seas ». Enfin, le « papy », Paul McCartney rompt un silence discographique de cinq ans. A 76 ans, l’ex-Beatles prend manifestement beaucoup de plaisir à concocter l’album « Egypt Station ». Et ce plaisir est contagieux. Il s’amuse aussi à revenir sur les lieux de ses débuts, le Cavern, pour un concert surprise, et propose des rééditions des premiers titres des Wings, et des archives du groupe…