Albert Hammond – Père et fils

Posted: 18th novembre 2018 by leo in 2000s, 70s

On parle régulièrement d’Albert Hammond Junior, le guitariste-claviériste des Strokes…Il existe donc un Albert Hammond « Senior »: de fait, le père du jeune Albert mène de son côté une belle carrière musicale. Plus discrète: alors que le fils fait partie d’un des groupes majeurs des 2000s, un groupe qui est considéré comme un des moteurs du retour d’un Rock puissant, énergique, avec son premier album « This Is It » en 2000, le père a suivi un parcours solide, mais plus effacé. Quelques beaux succès sous son nom, dans les 70s, mais surtout un beau catalogue de compositions intérpétées avec succès par de grosses pointures.
L’Anglais Albert Hammond grandit dans l’enclave britannique de Gibraltar. Ses premières expériences musicales, il les connait sur la péninsule ibérique, à l’époque des groupes pionniers du Rock espagnol, dans les 60s. Un cadre qui vu son régime politique n’est guère favorable à l’épanouissement de tels projets. Cap sur l’Angleterre, donc, où Hammond va rapidement constituer un duo renommé de songwriters avec Mike Hazelwood. De beaux succès dans les charts les amènent à tenter l’aventure américaine. Cap sur la californie, où ils présentent leurs compositions. Dans un premier temps, Albert Hammond va lui-même en être l’interprète. « It Never Rains In South California », « The Free Electric Band », « Air Disaster »,…fonctionnent bien, essentiellement sur le continent américain.
Mais c’est surtout le Hammond songwriter qui émerge: les noms, et les succès, se sont accumulés au fil des années dans son CV: Carpenters, Hollies (« The Air That I breathe », 1974), Leo Sayer (« When I Need You », 1977), Chicago, Tina Turner, Diana Ross, Withney Houston (l’hymne des JO de Séoul en 1988), Starship, Aswad, Ace Of Base (« Don’t Turn Around »), Rod Stewart… Bilingue hispano-anglais vu ses origines, il a aussi collaboré avec Julio Iglesias lorsque celui-ci a voulu réaliser un album en anglais.
A bientôt 70 ans, il est toujours actif: des albums personnels, d’une part, écriture et production ,notamment pour Duffy.
Le fils, lui, est toujours de l’aventure des Strokes, mais en parallèle, il a lui aussi commencé à développer, dès 2006, une écriture plus personnelle, avec des albums solos. En particulier depuis que les Stokes sont en période d’hibernation depuis « Comedown Machine » en 2013. Il a aussi a goûté de la production pour The Postelles…Son dernier album solo est sorti en début d’année.