Il y a des groupes qui rencontrent directement l’intérêt du public et des critiques. Il y en a qui fonctionnent différemment, et construisent leur parcours lentement mais surement. White Denim est de ceux-là.

Les Texans  sortent un 8ème album, et confirment leur belle trajectoire. Mieux, le groupe mêle un retour à ses fondamentaux et sa solide maturité. White Denim a changé de label, rejoignant City Slang (Calexico, Notwist, Broken Social Scene,…) et a repris plus clairement en mains son travail: « Performance » a été produit dans le studio du groupe par deux des membres fondateurs, Petralli et Terebecki. Le disque est une des réussites de 2018: un album passionnant, mêlant allègrement les influences. 

La naissance du groupe remonte à 2006. D’abord sous la forme d’un trio mené par James Petralli, puis d’un quatuor avec l’adjonction d’un second guitariste, le groupe propose une musique riche, variée, sous l’influence de plusieurs courants: l’inspiration de White Denim se nourrit de Blues, de Garage, de Progressive, de Jazz, de Heavy et de Psyché. Un mélange copieux, intelligemment digéré et dont le résultat est un son parfois difficile à cerner, changeant selon les titres, et clairement créatif. Avec un petit parfum venu du début des 70s: White Denim, s’aventure volontiers dans des univers sonores inhabituels…

Né à Austin, le groupe a élargi sa notoriété, grâce notamment à sa participation au local SXSW. La signature avec un label anglais lui permet de se faire connaître en Europe. Et, d’album en album, il confirme la pertinence de sa démarche musicale. En 2013, « Corsicana Lemonade » amène pour la première fois le groupe dans le Billboard. En 2016, nouvelle exposition intéressante quand un extrait de « Stiff » est choisi pour une pub pour la Nintendo Switch.