Count Five – Psychotic Reaction…

Posted: 15th août 2018 by leo in Non classé

Milieu des 60s, aux Etats Unis: la scène rock bouillonne. Des groupes de collégiens, il y en a à foison. Ceux qui arrivent à sortir un disque sont déjà moins nombreux. Et ceux qui rencontrent le succès sont plus rares. Count Five fait partie de ces derniers, avec un single qui atteint la 5ème place du Billboard US, en 1966. Mais alors que la plupart de ces musiciens chanceux tombent dans l’oubli le plus complet, le nom de Count Five a survécu malgré la brièveté de son parcours. C’est que le single dont il est question, « Psychotic Reaction », a acquis la dimension un peu particulière de disque emblématique du Garage Psyché-Punk. Une dimension qui s’établit au début des 70s: le journaliste rock Lester Bang utilise le titre du single comme titre d’un livre. Et le morceau figure sur la mythique compilation « Nuggets – Artyfacts From The Psychedelic Era », parue chez Elektra, qui rassemble une série de groupes considérés comme les précurseurs du Punk et de la vague Psyché. Une compil qui va exercer une grande influence sur les jeunes générations des 70s, relayée par la série « Pebbles »…

Retour sur le parcours de Count Five: en 1964, John Michalsky et Roy Chaney, deux collégiens de San Jose, en Californie, se lancent dans la musique. Ils s’adjoignent quelques comparses, dont le chanteur John Byrne, né en Irlande. Après quelques hésitations, les cinq jeunes gens – ils ont entre 17 et 19 ans – se choisissent Count Five comme nom. Allusion au comte Dracula: ils se produisent sur scène avec de grandes capes sombres…Ils font la tournée des soirées du coin, avec un mélange de reprises (Yarbirds,…) et de compositions personnelles. « Psychotic Reaction » est une de celles ci: un morceau composé par Byrne, retravaillé en commun. Et qui ne passe pas inaperçu lors de leurs prestations scéniques: ce titre tendu, nerveux, est marqué par de nets changements de rythme, des ruptures…Il attire l’attention d’un label de Los Angeles. Le disque sort en 1966. Et finit par atteindre cette étonnante 5ème place du Billboard. Le groupe passe à la télé, et abandonne au passage les capes. Un album sort dans la foulée: des compositions du groupe et deux titres des Who. Mais la réussite du single ne se prolonge pas pour les morceaux suivants, distillés au fil des mois par leur label. Et les jeunes musiciens ne s’obstinent pas vraiment: ils choisissent de privilégier leurs études. En 1969, c’est terminé.