Deux albums d’une efficacité remarquable, un troisième plus aventureux, quelques succès, et puis la fin de l’aventure : c’est ainsi que l’on pourrait résumer le parcours météorique de New Musik, groupe Electro Pop du tout début des 80s…

Au départ, en 1977, on trouve une bande d’amis musiciens, dans le sud de Londres. Ils jouent ensemble, et peu à peu leur vient l’idée de créer un groupe. Au centre du projet, Tony Mansfield, chanteur, songwriter, producteur,…Les compères enregistrent dans les studios où Mansfield travaille comme musicien de sessions, et comme stagiaire ingénieur du son. Le groupe se choisit un nom, ambitieux : New Musik. Il propose une musique dans laquelle les claviers électroniques tiennent une place centrale. La démarche choisie par les londoniens est particulière : ils peaufinent de nombreux titres, et se constituent un répertoire qui fournira matière à leur deux premiers albums…C’est forts de ce copieux catalogue de titres qu’ils entreprennent de chercher un label. Ce sera GTO. Un premier single, « Straight Lines », sort en août 1979. Le son du groupe est intéressant, novateur, pop et atmosphérique : il séduit critiques et public. Sorti en avril 1980, le premier album, « From A To B », entre dans le top 40 Uk. Les singles qui en sont extraits, « Living By Numbers », « This World Of Water », et « Sanctuary » se classent également dans le top 40. Et un autre single, « On Islands », est un tube en France.

Le groupe part en tournée, notamment en compagnie d’Elvis Costello, puis sort un second Lp, fort cohérent par rapport au premier. Logique, puisque les morceaux ont été élaborés à la même époque. Mais « Anywhere » n’arrive pas à reproduire le bon score de son prédécesseur. Et les singles, « Luxury » et « While You Wait », ne fonctionnent pas mieux. Echec aussi pour une tentative de prendre pied sur le continent américain. L’album « Anywhere » est séduisant, dans la lignée de « From A To B », mais la magie n’opère plus. L’effet de surprise n’est plus au rendez-vous. GTO lâche New Musik, deux membres quittent le bateau. Et c’est en duo que Mansfield et Clive Gates vont réaliser un troisième opus, « Warp », entièrement électronique. Tony Mansfield, amateur de nouveautés technologiques,  réalise un album nettement plus expérimental, utilisant samples digitaux et émulateurs. Avec notamment une version électro du « All You Need Is Love » des Beatles. Ce sera le dernier disque de New Musik.

Tony Mansfield se consacrera à son seul travail de production, et mettra son talent au service de nombreux artistes, dans des univers fort différents, d’Aztec Camera aux B 52s, en passant par Captain Sensible, Lio, Mader, The Damned, Vicious Pink Phenomena, Naked Eyes, A Ha,  Jean Paul Gaultier,…