On le surnommait « le grand père du Rap »: la disparition de Jalal Mansur Nuriddin est celle d’un précurseur, un poète et musicien qui a fait partie de ceux qui ont mis en place les codes du Hip Hop et du Rap dès la fin des 60’s. Il fit partie des Last Poets, groupe né du côté de Harlem en 1967. Les Last Poets étaient plus qu’un groupe musical: ils étaient entièrement engagés dans la lutte pour la reconnaissance des droits de la communauté noire aux Etats Unis. Un militantisme radical qui s’exprimait par un mélange de musique et de parties récitées. L’embryon du Rap. Nuriddin a également sorti, sous le pseudo de Lightnin’ Rod, l’album « Hustler’s Convention » en 1973. Une production elle aussi préfigurant le Rap, et d’ailleurs utilisée via des parties samplées par les Beastie Boys plus tard. Nurridin, qui vient de disparaître à l’âge de 74 ans, était encore bien actif au cours de cette décennie, même s’il avait pris de la distance par rapport aux Last Poets…