En 1974, deux hommes sympathisent alors qu’ils fréquentent la même cantine, celle des studios Abbey Road à Londres. Le premier, Alan Parsons, est ingénieur du son. Il vient de travailler sur l’album « Dark Side Of The Moon » de Pink Floyd. Auparavant, il a notamment oeuvré sur deux albums des Beatles, « Abbey Road » et « Let It Be ». Le second est compositeur et claviériste, Eric Wolfsoon. Il devient le manager de la carrière -bien remplie- de producteur de Parsons (Cockney Rebel, Al Stewart, The Hollies, ,John Miles,…)

Ils s’entendent aussi sur la fait de créer leur propre groupe, et de proposer leur propre musique. Parsons est frustré de ne faire que mettre en valeur les morceaux d’autres musiciens. Wolfsoon a aussi dans ses carnets des compositions qu’il aimerait graver sur disque lui-même…The Alan Parsons Project nait. Ce n’est pas un groupe au sens habituel du terme: en fait, le duo mène le jeu et s’entoure de musiciens selon les besoins des compositions, compositions qui bénéficient des talents d’expérimentation de l’ingénieur du son. Parsons est par exemple un des premiers à utiliser un vocoder…Les deux premiers albums rencontrent un bon accueil, et cela se confirme avec le troisième, « Pyramid », en 1978. Il succède à « Tales Of mystery And Imagination », inspiré de l’univers d’Edgar Allan Poe, et à « I, Robot », disque nourri de l’oeuvre d’Isaac Asimov…

Comme les deux autres, il se présente comme un concept-album, centré cette fois sur le mystère des pyramides, un sujet fort en vogue en cette moitié des 70s. Une grande exposition consacrée à Toutankhamon et aux momies crée l’événement dans les différentes villes européennes où elle fait étape. Les notes de la pochette donnent le ton: « From the rise and fall of an ancient dynasty, to the quest to unlock the secrets of the Universe, this album seeks to amplify the hauntig echoes of the past, and explore the unsolved mysteries of the present »…Un peu grandiloquent, ambitieux: c’était dans l’air du temps, l’époque du Rock Progressif et des albums concepts (Genesis, Yes, Emerson, Lake & Palmer, Chris De Burgh,…)

L’album débute par un instrumental, « Voyager », puis les morceaux déclinent le thème principal. Parmi les collaborateurs de cet album, on trouve au chant Colin Blunstone. Un habitué des charts anglais de cette première moitié des 70s. Autre vocaliste de renom: John Miles…