JoBoxers – Un seul round…

Posted: 1st avril 2018 by leo in 80s

Un parcours express : celui des JoBoxers…Naissance en 1982, premier single –et premier succès en 1983, un premier album, un second, et fin de l’aventure en 1985…Il faut attendre 2012 pour que le nom de cet éphémère groupe refasse surface avec la réédition, en version augmentée, du premier album. Sans grand retentissement…

Retour en 1980 : Vic Godard, qui a fait partie du noyau dur des pionniers du Punk londoniens, en 1977, réoriente son approche de la musique : il se consacre à la redécouverte du Rock « originel », celui des débuts, le Rockabilly, Eddie Cochran…Et s’entoure d’un groupe, The Subway Sect. La démarche est intéressante, mais ne trouve pas son public. Fin de parcours : les musiciens de Godard se lancent dans un nouveau projet avec un américain, Dig Wayne,  musicien et acteur, installé en Grande Bretagne après une discrète carrière punk aux Usa. Les JoBoxers sont nés. Leur musique, une Pop énergique, teintée d’English Soul (On pense aux Dexy’s Midnight Runners) fait immédiatement mouche. Le chanteur est percutant, l’image du groupe est forte, les compositions efficaces… « Boxerbeat », le premier single, atteint la 3ème place du top Uk…Score réédité par le single suivant, « Just Got Lucky », qui permet au groupe de se faire connaître aussi en Europe et aux Usa.

Le premier album, « Like Gangbusters » atteint le top 20 anglais. La trajectoire s’annonce royale pour le groupe. Et pourtant : « Johnny Friendly », troisième single, marque le pas. Et les suivants ne seront pas loin de passer inaperçus. Une courbe rentrante étonnante pour ce groupe qui d’une certaine manière annonce les Fine Young Cannibals…L’aventure tourne donc court, chacun part de son côté. Wayne tente une carrière solo avant de se réorienter vers le métier d’acteur. Le bassiste, Chris Bostock, intègre les Spiritual Cowboys de Dave Stewart, lui-même en rupture d’Eurythmics…