Robert Palmer – Désinvolte dandy…

Posted: 4th février 2018 by leo in 70s, 80s

Coup d’oeil sur le parcours d’un musicien aujourd’hui disparu – il est mort en 2003 – qui s’est promené avec la même élégance, en dehors de tout courant, dans le paysage pop rock vingt ans durant, entre 1975 et 1995, Robert Palmer. Après avoir fait partie de différents groupes, dont Vinegar Joë, Palmer se lance en mode solo en 1974. Il est signé sur label Island par Chris Blackwell, avec qui il est ami. Il propose alors une musique rock volontiers influencée par le reggae et la musique tropicale. Cet anglais d’origine s’est établi avec sa famille à Nassau, au Bahamas après un passage à New York. 

Le succès vient progressivement, et n’est évident qu’à partir de 1978, et du 3ème album, « Double Fun ». Il entre dans le top 50 du Billboard Us, et le single « Every Kind Of People » atteint la 16ème place. Performance renouvelée par « Bad Case Of Loving You », extrait de l’album suivant, en 1979. A ce moment, le succès de Robert Palmer est essentiellement américain. Mais en 1980, la musique de l’anglais franchit l’Atlantique et conquiert l’Europe, avec l’album « Clues ». Cette fois, Palmer s’aventure dans un univers plus proche de la New Wave et de la pop électronique, avec des invités comme Gary Numan (Tubeway Army) ou Chris Frantz des Talking Heads. « John & Mary », énorme tube, « Looking For Clues » et « Some Guys Have All The Luck » élargissent son audience, la rajeunissent, et sont soutenus par des clips vidéo qui familiarisent le public avec son image de dandy élégant.

Au milieu des 80s, Palmer va s’associer à deux membres de Duran Duran, Andy et John Taylor, et à Tony Thompson, de Chic, au sein de ce qui sera le premier « super groupe » de la New Wave, Power Station. Avec quelques beaux succès. Ensuite, c’est le retour à sa carrière solo, et encore quelques belles réussites. La plus marquante étant « Addicted To Love », en 1986. Et il se retire, discrètement, au milieu des 90s. 

Sa personnalité, aux antipodes de l’image rock habituelle (il est plus costume et brushing que crête ou look hippie),  son attitude désinvolte, sa musique, essentiellement pop et cool, en font un personnage tout à fait à part. Avec des titres qui ont traversé les années, et ont souvent été utilisés dans le monde de la publicité.