Fin de cette rétrospective plus ou moins alphabétique de l’année 2017 d’Each Day a Song…Au nombre des « grands retours » s’est ajouté, au cours de l’automne celui de Shed Seven. Muet discographiquement depuis 2001, le groupe s’était reformé en 2007 pour de la scène. Rejouer donne envie de composer à nouveau, le phénomène a joué pour pas mal de groupes ces derniers mois. Et des rumeurs de nouvel album se sont transformées en réalité: « Instant Pleasure » est sorti en novembre…

La curiosité de l’année: Superorganism. Un morceau insolite, entêtant, attire l’attention sur ce drôle de projet. Une production née de la collaboration sur internet d’une Japonaise étudiante dans le Maine, et de sept musiciens bidouilleurs installés à Londres. Des musiciens anglais, néo-zélandais et australiens. L’internationale du son. Ils composent une démo, l’envoient de l’autre côté de l’Atlantique à leur amie Orono, qui écrit un texte et le chante. Le morceau est né. Les choses vont s’enchaîner: la collaboration continue, tout ce petit monde se retrouve pour des prestations live, et le label Domino les signe. Résultat: un album en vue pour mars, annoncé par un nouveau single…

Temples a pris le temps pour donner un successeur à son « Sun Structures » sorti en 2013. Le cap du second album est critique. Et pour les britanniques réussi: « Volcano » est un des beaux disques de 2017. Nouvel album aussi pour U2, « Songs Of Experience ». Un album séduisant, mais trop peu surprenant. Le groupe ne prend finalement, malgré des collaborations inhabituelles, guère de risque. On retrouve cependant un U2 plus aventureux quand, en fin d’année, il se mesure au costaud morceau « What’s Going On? » une perle du début des 70’s signée par Marvin Gaye. RIvers Cuomo avait annoncé lors de la sortie du « White Album » de Weezer un successeur plus sombre, le « Black Album ». Il faudra patienter. Ce n’est pas que le groupe ait paressé cette année. Mais il est resté dans ses ambiances solaires, et le projet « noir » est reporté à 2018…

Du côté des découvertes de l’année, on a envie encore de citer Surf Rock Is Dead, auteur de deux séduisants premiers eps, Slowcoaching, le projet de l’Australien Dean Martino, qui semble marcher dans les traces de Wild Nothing, ou encore les Londoniens de Shiners, qui au fil de leurs singles, ressuscitent une fibre très british, héritière des Kinks, d’Xtc, de la Britpop. A suivre donc…