Fin d’année rime avec rétrospective: on s’offre un dernier coup d’oeil en arrière sur 2017, et on en profite pour se rafraîchir les oreilles avec quelques belles choses que cette année nous a données à entendre. Et on choisit comme chemin celui de l’ordre alphabétique. A, donc, pour débuter. Et deux albums phares de 2017, ceux d’Arcade Fire et d’Alt-J. Curieusement, c’est l’été qu’Arcade Fire a choisi pour sortir son 5ème album solo. Dès mai, le single « Everything Now » annonçait la couleur: un son tonique pour une époque de crise. Un point commun avec pas mal de productions de cette année…Un beau succès qui s’est prolongé encore ces derniers jours avec la sortie d’une version remixée par Bomba Estereo, le groupe colombien qui a assuré des premières parties de la tournée des Canadiens. 

Autre album attendu: « Relaxer » d’Alt-J est sorti presque trois ans après son prédécesseur. Une belle production manquant peut-être un peu d’esprit aventureux. Pour l’annoncer, le single « In Cold Blood »…Rupture d’un silence long de trois ans pour Ariel Pink, pourtant réputé très prolifique. Son « Dedicated To Bobby Jameson » est certainement un des beaux disques de cette année, toujours aussi difficile à faire entrer dans une catégorie…Et puis, toujours à la lettre A, on a découvert un Dan Auerbach décontracté, proposant un album très personnel, en marge de son travail au sein des Black Keys. Des sons détendus sur un album pleinement estival…

Estival, le premier album des Australiens de The Babe Rainbow l’est aussi. Une production nourrie de sons de la West Coast des 60s, de sons discoïdes, de Psyche. Un cocktail attractif par lequel on se laisse séduire. Même si tout ça a parfois l’air un peu trop fabriqué…Le premier album, sorti bien entendu au cours de l’été rassemble les titres produits par le groupe au cours des précédentes années. On attend la suite. Une Ausralienne encore: Courtney Barnett. Son premier album avait été une des bonnes surprises de 2015. On l’a retrouvée cette année sur un disque savoureux, en compagnie de l’Américain Kurt Vile. Deux personnalités attachantes, et atypiques,  réunies le temps d’un disque: la rencontre a fonctionné, et « Lotta Sea Lice » est un des albums de l’année…

Un titre que l’on accordera aussi sans réserve au 5ème album de The Black Angels, « Death Note ». Le disque des Texans est plus sombre que ceux dont il vient d’être question. Mais il est tout aussi passionnant. Une réussite…