Petit tour dans le « rayon frais », à la recherche de nouveautés et découvertes intéressantes. Pour commencer, cap sur l’Australie, véritable mine de belles choses un peu décalées. Un bâton de dynamite, tout d’abord: The Chats. C’est la voix et la basse du jeune Eamon Sandwith qui rythment ce trio né il y a un peu plus d’un an. « Smoko » figure sur un EP qui rassemble des titres énervés et courts. Côté influence, on retrouve la mouvance punk. Côté « cousinages », on pense à des gens comme Shame ou Cabbage. Tonique. Avec un look assez improbable, au niveau capillaire notamment…Les cheveux, c’est aussi une des marques de fabrique de The Babe Rainbow, un autre trio australien. Une manière d’évoquer les 60’s californiennes: une des sources d’inspiration du groupe qui mêle ça avec un son psyché très conemporain. « Monkey Disco » est l’ensoleillé nouveau single extrait du premier album du groupe. Un album « sucré » produit par un membre de King Gizzard & The Flying Wizzard. King Gizzard qui est en passe de réussir le challenge qu’il s’était fixé pour 2017: sortir 5 albums. 4 sont déjà sortis. Sans que la quantité ne nuise à la qualité: les Australiens ont démontré qu’ils étaient foisonnant d’idées. Viennent d’arriver, un mois après le quatrième album deuxsingles inédits. Et toujours aussi plaisants…

Après l’Australie, le Royaume Uni: Boy Azooga est un groupe mené par le Gallois Davey Newington. Un jeune homme né dans une famille de musiciens, plongé lui-même très tôt dans le bain, et nourri par une belle curiosité musicale.  Comme références, il cite Can, Black Sabbath, Sly & The Family Stone, le Nigérian William Onyeabor, Ty Segall,…Eclectique. Le groupe a été signé par Heavenly Recordings chez qui sort le fort réussi « Face Behind Her Face »…A suivre…Enfin, de l’autre côté de l’Atlantique, le nouvel EP de Line & Circle. Le groupe originaire de l’Ohio est aujourd’hui installé à Los Angeles. Il est né en 2012. Et a sorti un premier album en 2015. Depuis lors, il s’est produit au SXSW et en première partie de War On Drugs. Côté influences, on pense aux Smiths ou à REM. A noter que le propos du groupe est sérieux et somble: les titres de « Vicious Folly » illustre de différentes manières les conflits humains, et le fait que l’Homme est lui-même son pire ennemi. Ca n’empêche pas le son d’être plutôt léger.