John Foxx – L’option électronique

Posted: 15th décembre 2017 by leo in Non classé

On s’intéresse à un personnage important dans l’introduction des sonorités électroniques dans l’univers Pop Rock, John Foxx ( son vrai nom est Dennis Leigh). Alors que cette musique a longtemps été un peu marginale, lui, et des gens comme Gary Numan, Daniel Miller, Eno, Heaven 17,les Flyng Lizards, Orchestral Manoeuvres,…l’ont introduite dans des productions destinées à un public plus large. C’est en 1973 que cet étudiant en Art entame son parcours musical, avec un groupe qui au fil des années deviendra Ultravox. Le son de ce projet se nourrit des influences du moment: le Glam (Roxy Music), puis le Punk, la New Wave, le tout nourri d’influences héritées du mouvement Krautrock (Kraftwerk). En 1976, Ultravox, dont la personnalité musicale s’est affirmée, est signé pour trois albums par Island. Trois disques marqués par l’option électronique que John Foxx privilégie. Brian Eno est aux côtés de Lillywhite pour le premier, le second est marqué par l’utilisation d’une drum machine, et le troisième, « Systems Of Romance », en 1979, est réalisé sous la houlette d’un spécialiste du genre, l’Allemand Conny Plank. Trois premiers essais salués par la critique, mais au succès peu probant. Island arrête les frais. Au sein du groupe, les tensions grandissent entre Foxx et les autres. En particulier Currie. Le premier privilégie une musique froide, métallique, privée d’affect, le second est séduit par la New Wave « romantique ». Même débat que celui qui divise à la même époque Human League et qui aboutira à la « dissidence » d’Heaven 17.

1979: Foxx choisit l’option solo. De son côté, Currie va réussir à maintenir en vie Ultravox, qu’on croyait définitivement perdu, en y amenant un nouveau chanteur, Midge Ure, qu’il a cotoyé dans le Visage de Steve Strange. Début de la seconde carrière, « romantique » et couronnée de succès d’un Ultravox nouveau, qui devient un des groupes majeurs de la période New Wave.

Foxx, récupéré par Virgin sort un premier single en 1979: « Underpass » fonctionne bien, atteignant le top 30 britannique. Suit, en janvier 1980, l’album « Metamatic », produit par Foxx en compagnie d’un tout jeune ingénieur du son, Gareth Jones, future référence…Le titre est explicite: une musique froide, métallique, répétitive. L’album atteint le top 20 Uk et installe le nom de Foxx dans le paysage musical. En 1981 sort « The Garden ». « The Garden », c’est aussi le nom d’un studio que l’Anglais crée dans les bâtiments d’un collectif artistique à Londres. Il y accueillera, notamment, Eno, Depeche Mode, Virginia Astley, Trevor Horn, Siouxie, Cure, Tuxedomoon,…Un vivier électronique..Il élargit son domaine et réalise des musiques pour le cinéma, pour Antonioni, notamment.

En 1985, Foxx quitte le paysage musical, ne sort plus de disques et ferme son studio. Il redevient Dennis Leigh et retourne à son activité de base, le graphisme…Ce n’est qu’à la fin des 90s que réapparait « John Foxx », pour une seconde carrière partagée entre musique digitale, musiques de films, graphisme et photo, avec un statut de musicien dont l’impact dans le domaine du développement de l’Electro est clairement reconnu…