13th Floor Elevators – Etage non disponible…

Posted: 1st décembre 2017 by leo in 60s

Plongée dans les 60s, à la rencontre d’un groupe qui a vécu de manière totale son aventure et qui en a payé lourdement les excès : The 13th Floor Elevators. En seulement deux « vrais » albums, les texans se sont élevés au rang de groupe culte. On les considère comme les inventeurs du Rock Psychedélique. Peu importe de savoir s’ils sont vraiment les premiers à avoir utilisé ce terme : ils l’ont illustré de manière spectaculaire et ont popularisé ce registre.

Retour au début : le groupe se met en place à Austin autour de trois musiciens qui en seront le noyau central : Riky Erickson (chant, guitare), Stacey Sutherland (guitare) et Tommy Hall. Ce dernier utilise un Electrig Jug. Une version électrifiée de cet instrument qui n’en est pas vraiment un, issu de la musique populaire : une grosse bouteille dans laquelle on souffle pour obtenir des notes. Hall l’utilise plutôt comme caisse de résonance vocale. Hall est aussi le « théoricien » du groupe : il recommande l’usage de drogues hallucinogènes, comme le LSD, pour parvenir à un état qui permet de percevoir la « vraie » réalité. Et il met en pratique cette théorie : c’est souvent « sous influence » que les 13th Floor Elevators enregistrent ou se produisent en live…Un chemin doublement miné : rapidement le groupe est la cible des autorités judiciaires, et le comportement des membres du groupe n’est guère compatible avec un plan de carrière.

Tout commence plutôt bien : un premier single, début 1966, « You Gonna Miss Me » devient un succès local au Texas. Conséquence : un label signe le groupe et sort le single au niveau national. Il atteint la 55ème place du Billboard. Suit un album : « The Psychedelic Sound Of The 13th Elevators ». Le groupe tourne sur la Côte Ouest, et devient rapidement un symbole de la contre-culture et de la subversion. En 1967, la sortie du second album conforte les texans dans ce statut : « Easter Everywhere » est un net succès d’estime. Mais ne confirme pas l’impact commercial des débuts. Et les ennuis commencent à se profiler : tensions internes, arrestation de Sutherland, internement d’Erickson,…

Leur label publie un étrange « faux live » : de vieux enregistrements sur lesquels ont ajoute des ambiances de public…Les 13th Floor Elevators se produisent pour la dernière fois sur scène en avril 1968. L’aventure s’achève, avec un « quatrième » album enregistré essentiellement par Sutherland. Sans Hall ni Erickson…

Reste l’aura du groupe, son statut de précurseur maudit. Nombreux seront les groupes qui se réclameront de son influence, bien longtemps après : Primal Scream, REM, Spacemen 3, Jesus & The Marychain, …On peut aussi imaginer que les membres d’XTC avaient les Elevators en tête quand ils ont créé les Dukes Of Stratosphear…
Une influence encore multipliée, comme pour les Electric Prunes, par la réédition régulière de leur répertoire, notamment dans la célèbre série des « Nuggets ».