Talk Talk – Talent et simplicité…

Posted: 12th novembre 2017 by leo in 80s

Dix années de carrière, quelques beaux succès, et puis plus rien: c’est en résumé le parcours de Talk Talk, entre 1981 et 1991, un parcours particulier, celui d’un groupe qui après des débuts « commerciaux » n’a pas hésité à aller jusqu’au bout de ses ambitions, même si elles ne rencontraient plus les attentes du public…
Mark Hollis crée Talk Talk en 1981 et signe rapidement avec EMI. C’est l’époque dorée où les labels sont à la recherche de la « next big thing ». TT propose une musique tout à fait dans l’air du temps, pop-new wave, romantique, avec un look propret. Le groupe est au diapason des Kajagoogoo, Abc, Spandau Ballet, Thompson Twins et autres Duran Duran. Duran Duran avec qui le mimétisme est troublant: quand on écoute pour la 1ère fois le single « Talk Talk », on se dit d’abord qu’il s’agit d’un nouveau titre de DD…Le « Girls On Film » de ces derniers n’est pas loin…
Ce premier single, et dans la foulée un premier Lp, sortent dès 1982.
En 1983, un nouveau membre apparaît, Tim Friese Greene. Il s’occupe de la production, des claviers, et partage le chant et la composition avec Hollis. Cette arrivée correspond à une réorientation du style de TT, vers une musique plus élaborée, plus ambitieuse, moins immédiate.
Dans un premier temps, ça marche, très bien même: Le deuxième album, « It’s My Life » est un succès commercial, de même que ses trois singles, la plage titulaire, « Such A Shame » et « Dum Dum Girls ».
Talk Talk s’émancipe totalement de l’étiquette New Wave/Pop avec le Lp suivant, « The Colour Of Spring », en 86.L’album est plus exigeant mais connaît quand même un beau parcours, tiré par les singles « Life’s What You Make It » et « Living In Another World ».
La métamorphose est complète avec « Spirit Of Eden » en 1988: des morceaux plus longs, une musique plus expérimentale, et un accueil plus positif du côté des critiques que dans le public. Le cinquième album est un échec commercial: il consacre le divorce entre Talk Talk et son public. Le groupe s’arrête là.
Mark Hollis par la suite tentera un album solo minimaliste et difficile d’accès, puis quittera le monde de la musique. Il vit aujourd’hui avec femme et enfants à Londres, loin de cet univers.