Grace Jones – Une voix, une image, un biopic…

Posted: 15th janvier 2017 by leo in 80s, 90s

Un film consacré à Grace Jones va sortir en ce début d’année, « Grace Jones, The Musical of My Life », d’abord en Angleterre: c’est au sein du département cinéma de la BBC qu’est né le projet de ce portrait, public et intime, réalisé en collaboration avec la chanteuse…

Mine de rien, au fil des années, Grace Jones a réussi à se constituer un solide répertoire dans lequel on pointe quelques titres qui ont marqué l’univers Pop au sens large. Et ce alors qu’au départ on avait plutôt l’impression que ce n’était guère qu’une sorte de phénomène fugace  qui ne ferait pas long feu. Grace Jones est née en Jamaïque, elle passe sa jeunesse à New York, y suit des cours de théâtre et se lance dans une carrière de mannequin dans les 70s, s’appuyant sur un physique peu banal…Rapidement son impact est international, elle devient une des « muses » d’Andy Warhol, et fait son entrée dans le monde musical. On est en 1977, en pleine vague Disco. Signée par le label Island, Grace Jones va  sortir trois albums qui vont connaître un beau succès dans le monde de la Dance, avec des titres comme « La Vie En Rose » ou « I Need A Man ». Le grand public reste encore à conquérir : ce sera chose faite dès le début des 80s. Grace Jones profite de la période de créativité des débuts de la New Wave pour réorienter son parcours vers une Dance distanciée, électro, adoptant un ton monocorde, et un look fort. Elle a compris l’importance du visuel, et crée un « personnage » en compagnie du styliste Jean Paul Goude : une chanteuse black, androgyne, coiffure et vêtements tout en angles, attitude hiératique…La formule fonctionne : les albums « Warm Leatherette », en 1980, et « Nightclubbing », en 81, produits par Chris Blackwell et Alex Sandkin dans les studios Compass Point de Nassau, avec les musiciens attitrés du lieu (Sly Dunbar, Robin Shakespeare, Mickey Chung, Wally Badarou) cartonnent, avec des reprises décalées (« Private Life » des Pretenders, Warm Leatherette » de The Normal, « I’ve Seen That Face Before » de Piazzola, Nightclubbing d’Iggy Pop et Bowie ») et le remarquable « Pull Up To The Bumper ».  Elle met en scène cette « Cold Dance » dans des tournées alliant théâtre et musique.

Au cours des 80s, elle va de plus en plus se tourner vers le cinéma (« Conan », avec Dolph Lundgren, « Permis de tuer » dans la série des James Bond, …), et se fera plus discrète dans l’actualité musicale. A l’exception d’une belle collaboration avec Trevor Horn, en 1985,  qui se concrétisera avec le morceau « Slave To The Rythm », et un album.  Deux autres encore sortiront en 86 et 89. Et puis ce sera une longue éclipse dont Grace Jones ne sortira que vingt ans plus tard, en 2008, avec « Hurricane ». Et une présence vocale toujours aussi forte. A noter encore, une collaboration en 2010 avec une autre personnalité atypique, la française Brigitte Fontaine…

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