Avant dernier rendez vous de cette rétrospective épinglant quelques moments musicaux de cette année 2016…A la lettre T, on pointe Toy, Teleman, le retour annoncé de Temples, et un « invité politique », Donald Trump…Pour Toy, l’année 2016 fut celle d’un 3ème album. Après une année consacrée à une collaboration avec Natasha Khan pour le très aventureux projet Sexwitch, Tom Dougall et ses collègues ont donné enfin un succeseur à « Clear The Dots » sorti en 2013. « Clear Shot » est un album directement séduisant, emmené par le single « I’m Still Believing ». Un morceau lumineux. Séduction directe aussi pour le second album de Teleman: les Londoniens poursuivent dans leur veine avec un son élégant, dominé par les claviers…Pour Telegram, c’était l’étape du premier album: remarqué dès 2013 pour son cocktail Psych-Glam-Kraut, le groupe a pris son temps. La suite devrait être plus rapide: Telegram, qui a tourné aux USA avec les Dandy Warhols,  a déjà sorti un titre qui annonce un nouvel album…Même chose pour Temples: « Certainty » annonce le successeur du remarquable « Sun Structures » sorti en 2014. Un premier disque qui a mis la barre fort haut. On attend la suite. 

Et puis, Donald Trump. L’invité surprise de la course à la Maison Blanche est aussi celui de cette rétrospective: il a suscité pas mal de réactions, négatives, sur la scène musicale. Des réactions souvent individuelles, mais aussi concertées. Par exemple le projet « 30 Days, 30 Songs » lancé par l’écrivain-journaliste Dave Eggers. But avoué de l’opération:  dissuader les électeurs tentés par l’option Trump. Se sont associés à l’opération des artistes et groupes plus ou moins connus: REM, Death Cab For Cutie, Franz Ferdinand (avec « Demagogue », un titre punchy qui est certainement un des morceaux de l’année 2016), Jim James, Matt Berninger, Moby, Andrew Bird, Local Natives,…Trump a été élu, restent les morceaux…D’autres voix se sont fait entendre de manière plus ponctuelle: par exemple quand Roger Waters transforme sa prestation au Desert Trip en charge contre Trump, ou quand Billy Joe Armstrong profite du passage de Green Day aux MTV Awards européen et américain pour exprimer tout le mal qu’il pense de Trump…

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