Rayon frais – Yak, Teleman, Eagulls.

Posted: 26th mai 2016 by leo in Rayon "frais"

Un premier album et deux confirmations: de belles choses dans les récentes parutions…Yak, tout d’abord: le trio londonien mené par Oli Burslem a pris son temps. La première fois qu’on a eu l’occasion de parler d’eux ici même, c’était il y a environ un an et demi: avec deux premiers titres, « Hungry Hearts » et « Something On Your Mind », Yak se plaçait d’emblée dans la catégorie des groupes « à suivre ». Un univers, une personnalité. Qui se sont affirmés au fil des mois. Et voici « Alas Salvation », l’album enfin. Et la possibilité pour les Britanniques de montrer qu’ils tiennent la longueur. Le son est bien ce mélange de Garage, de Punk, de Psyche, qu’ils ont développés lors de spectaculaires prestations live. Une sorte de chaos qui s’organise progressivement: l’album alterne des moments d’énergie explosive et des passages plus apaisés…

Pour les Eagulls, c’est l’étape du second album qui se présentait. On avait découvert l’énergie du groupe de Leeds au début de l’année 2014. Le chanteur et songwriter George Mitchell promenait son inspiration du côté de ses engouements de jeunesse, le Punk et le Post Punk. Résultat: un beau premier album cette même année. Depuis lors, le groupe s’était fait discret: plus de signes de vie avant le début 2016: deux singles, « Lemontree » et « My Life In rewind » rassuraient immédiatement: le groupe prolongeait dignement les promesses du premier album. Et on les retrouve avec le successeur, « Ullages »: l’inspiration est constante, le son est plus maîtrisé, plus mûr. Côté références, on pense au Cure de la première moitié des 80s, à Echo & The Bunnymen…

Teleman, enfin. Là aussi, un second album. Et là aussi une absence de précipitation: la parution du premier, « Breakfast »,  remonte au printemps 2014. On avait découvert le son des Londoniens au tout début 2013 avec le très séduisant « Cristina »: un son poppy, léger et sobre, dominé par les claviers. Le premier album avait confirmé le talent de création de Teleman. Le second poursuit dans la même veine. Un bassiste s’est adjoint aux frères Sanders et au percussionniste Amamiya, et à la production Dan Carey a succédé à Bernard Butler. L’album est une nouvelle collection de morceaux légers, élaborés, positifs…Au chapitre des comparaisons, on continue à penser au sous-estimé Fischer Z de John Watts…

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