The Ramones – 1976, le premier album…

Posted: 23rd avril 2016 by leo in 70s, Punk

1,2,3,4…Hey ho, let’s go : le « cri de guerre » des Ramones…On retrouve les New Yorkais aux débuts de leur aventure : retour vers la première moitié des 70s. John Cummings et Thomas Ederleyi ont fréquenté le même établissement scolaire, dans le Queens, et joué dans des groupes de Garage. Douglas Colvin est nouveau venu dans le coin : il revient d’Allemagne. Jeffrey Hyman a été le chanteur d’un groupe Glam. Les quatre jeunes gens s’associent pour lancer The Ramones. Mise en place un peu hésitante : Cummings prend la guitare, Hyman la batterie, Colvin se charge de la basse et des vocaux. Mais se rend compte qu’il lui est difficile de chanter et jouer en même temps. Hyman reprend le chant, mais abandonne la batterie. Et c’est Ederleyi, qui leur servait de manager, qui reprend les drums. Dernière modification : Douglas Colvin décide de se renommer « Dee Dee Ramone ».  Et demande aux autres de faire la même chose : Hyman devient Joë, Cummings, Johnny, et Ederleyi, Tommy.

Ils se produisent pour la première fois en live en mars 1974. Le public découvre leur style particulier : le décompte par Dee Dee, puis des morceaux brefs, rapides, sonores. Le principe du « mur du son ». Spectaculaire et efficace.

Au même moment, une nouvelle scène se met lentement en place, à Manhattan, articulée autour de deux lieux, le Max Kansas City et le CBGB. Des artistes émergents s’y produisent. Parmi eux les Ramones, qui deviendront des habitués du CBGB : une septantaine de concerts en rafale dès le mois d’août, des sets de moins de vingt minutes qui font sensation. La presse musicale parle de « quelque chose de tout à fait nouveau ». De fait, la rupture avec les codes de l’univers Rock, devenu sophistiqué, soigné, trop sage, est évidente. On parle d’une scène Punk. Plus proche de certains groupes Garage-Trash des années 66-67 que du Punk britannique. Les Ramones deviennent le groupe phare de cette nouvelle scène.

Le label Sire Records (alors modeste label spécialisé dans l’importation de groupes européens de Progressive) signe le groupe pour un album. L’enregistrement débute en février 1976. Sept jours seulement, et des moyens techniques très réduits. Plus que la volonté de travailler de manière plus authentique, c’est l’étroitesse de la mise de fonds de Sire qui motive l’aspect rudimentaire de la production. On est presque dans les mêmes conditions qu’à l’époque des débuts des Beatles. Le résultat : un album court, direct, quatorze brefs morceaux énervés, parfois provocants.

L’accueil est positif : les journalistes soulignent l’originalité du disque. Les avis enthousiastes viennent de la presse spécialisée, comme le magazine Punk, mais aussi de médias comme le Village Voice, Rollingstone ou Newsday. Les Ramones sont désormais « officiellement » les leaders du Punk new yorkais. En juillet, ils traversent l’Atlantique et rencontrent leurs «cousins » britanniques, Clash et les Sex Pistols.

D’un point de vue commercial, les résultats sont plus mitigés : l’album plafonne à la 111ème place du Billboard US, et les singles, « Blietzkrieg Pop » et « I Wanna Be Your Boyfriend » ne font pas mieux. Il en sera toujours ainsi : les Ramones occupent une place en vue dans l’univers musical, mais ne seront jamais un groupe de charts…

ramones