Prince – Disparition d’une icône…

Posted: 21st avril 2016 by leo in Rayon "frais"

Encore un. Un grand. Cette année 2016 est décidément sombre. Après Bowie, voici que c’est Prince qui disparaît, à peine âgé de 57 ans. Pas de précision sur les causes de cette mort. Fin du parcours d’un musicien brillant, virtuose, personnel (parfois à l’excès), un artiste qui a contribué à élargir les espaces musicaux en ébranlant les frontières entre Funk et Rock…Découvert à la fin des 70s, c’est au milieu de la décennie suivante qu’il allait s’imposer devant le grand public, avec le film « Purple Rain ». Retour en arrière…

« Purple Rain » est un moment clef de la carrière de Prince. Le musicien aux talents multiples est déjà reconnu, et encensé, par les connaisseurs, mais il va, avec le film et avec l’album, conquérir le grand public. L’album est une pierre angulaire de son parcours : à l’esprit d’expérimentation qu’il a déjà largement démontré, il ajoute une bonne dose d’accessibilté et fait de « Purple Rain » un disque qui n’est plus seulement à classer dans la catégorie « Funk », qui n’est plus seulement un album de Dance. Prince mélange Funk, Hard, Psyché, Rock,…pour concocter une musique accessible, directement séduisante.

C’est son sixième album. Les deux premiers n’avaient connu qu’un succès assez confidentiel, auprès d’amateurs éclairés. Les trois suivants avaient entamé une montée en puissance. En particulier « Controversy » et « 1999 » qui avaient permis à Prince de s’imposer aux Usa et de mettre un pied en Europe. Avec des titres comme « Controversy », « Little Red Corvette » ou « Lady Cab Driver ».

Avec « Purple Rain », c’est le succès total : cinq singles sont extraits d’un album de neuf titres…Et le film contibue à la popularisation du personnage de Prince. Il se met en scène, s’inspire de sa propre histoire, assez librement. Il se présente en héros d’un scénario tout à sa gloire, une success story un peu simple, un peu caricaturale…Il incarne The Kid, jeune musicien sensible, tourmenté,  engagé, avec son groupe The Revolution, dans une rivalité musicale avec un autre groupe, The Time (groupe de Morris Day, membre de la « galaxie Prince »). S’y ajoute une touche de romantisme avec l’irruption d’une jeune chanteuse…L’argument dramatique n’est guère important : ce qui compte, c’est l’atmosphère, et la musique. Une fusion musicale qui s’impose comme une évidence. A partir de là, Prince n’est plus un artiste brillant parmi d’autres, mais une véritable « star » d’envergure mondiale dont chaque album sera désormais un événement. Il entre dans la cour des « grands » -Madonna, Michaël Jackson,…-, et aura surtout le bon goût de rester créatif et surprenant avec ses albums suivants, comme « Around The World In One Day » ou « Sign Of The Times »…Il l’était toujours, exigeant, imprévisible, créatif, intraitable, aussi, sur l’utilisation de son oeuvre…

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