Un nouvel élément vient s’ajouter à la discographie de Quentin Tarantino. Parce qu’à côté de son travail de réalisation, Tarantino a pris l’habitude de prendre un soin tout particulier à l’élaboration de ses soundtracks. En y intégrant régulièrement des morceaux « sortis de nulle part », des vieilles choses tombées dans l’oubli. Pour la BO de « The Hateful Eight », il est par exemple allé rechercher un titre de David Hess. Pas forcément l’artiste le plus connu…Et pourtant un bonhomme qui a des choses à faire valoir. Par exemple, en 1961, il sort, sous le pseudonyme de David Dante un morceau intitulé « Speedy Gonzalez ». Sans grand succès. Mais un an plus tard, la reprise du morceau par Pat Boone sera un énorme tube. Avec une carrière internationale: en France, par exemple, c’est Danyel Gérard qui cartonne avec sa propre version…Au début des 70s, David Hess se lance dans une carrière d’acteur, sans abandonner la musique. Et en 1972, il compose, et interprète, la BO d’un film d’horreur de Wes Craven. « Now You’re All Alone » vient de là…

Autre « invité » du soundtrack du nouveau Tarantino: Roy Orbison avec « There Won’t Have Many Come Home ». Un titre extrait du seul film dont Roy Orbison ait tenu le premier rôle, « The Fastest Guitar Alive »…Un film assez kitsch, comme Tarantino les apprécie: Orbison est chargé de surveiller un chargement de valeur, pendant la guerre de Sécession, armé d’une guitare qui se transforme en arme. Une sorte de Western de comédie…C’était en 1967, le parcours d’Orbison commençait à battre de l’aile…Moins loin dans le temps, Tarantino a été chercher un extrait du deuxième album des White Stripes, « De Stijl », sorti en 2000…

Enfin, Tarantino a enfin, cette fois, réussi à convaincre un « géant de la musique pour films » de collaborer avec lui: Ennio Morricone. Il avait déjà à plusieurs reprises sollicité l’Italien. En vain. Et il avait déjà régulièrement intégré des morceaux de Morricone dans ses BOs…Cette fois, le compositeur a enregistré près d’une heure de musique inédite, dans les studios d’Abbey Road. Spécialiste du Western Spaghetti (depuis « Pour une poignée de dollars » pour Leone en 1964), Morricone ne s’était plus essayé à ce genre depuis 1975. Et il n’avait plus guère travaillé pour Hollywood depuis le début des 2000s…

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