Jona Lewie – L’effet « Stiff Records »…

Posted: 19th octobre 2015 by leo in 70s, 80s

Un (deux, trois…) succès et puis s’en vont: nombreux sont les groupes et artistes qui connaissent ce type de parcours éclair avant de disparaître des écrans. Au  point, parfois, que leurs titres ne se retrouvent plus, avec plaisir, qu’au détour d’une pile de vieux singles, d’une compil thématique ou d’une programmation radio imaginative…Jona Lewie fait partie de ceux-là. Après une carrière discrète en Angleterre, ce chanteur-claviériste nourri de Blues, de Boogie et de Jazz, est soudain projeté en tête des charts à un peu plus de 30 ans. Le déclic, pour lui, c’est son engagement dans l’écurie Stiff Records. On est en 1976: ce petit label indépendant est lancé par deux Londoniens qui profitent du chambardement né de la vague punk. C’est d’ailleurs Stiff qui sort le premier single étiqueté « punk », le « New Rose » des Damned. Stiff propose du Punk (Damned, Adverts,…) mais aussi des artistes venant du Pub Rock (Dave Edmund, Nick Lowe,…). Et priviliégie une certaine originalité: des personnalités comme Elvis Costello, Ian Dury, et plus tard la bande à Madness y trouvent leur place, et bénéficient d’un marketing dynamique, créatif. Par exemple les tournées « collectives » réunissant plusieurs groupes qui se partagent musiciens et tête d’affiche. La première est menée par Costello et Dury. La deuxième, fin 1978, réunit Lene Lovich, Rachel Sweet, Wreckless Eric et Jona Lewie. Une belle exposition dont va bénéficier Lewie pour son insolite et fantaisiste single « You’ll Alway Find Me In The Kitchen At Parties ». Le personnage est sympa, le son sort de l’ordinaire: le single accomplit un beau parcours international en 1979. Confirmé un an plus tard par le succès de « Stop The Cavalry ». En 1981, « Louise » sera, déjà, le dernier succès de Jona Lewie. Qui retrouvera un certain anonymat et mène toujours une carrière musicale. Avec la même désinvolture, et la même fantaisie…

jona lewie