Buzzcocks – Entre Punk et Post Punk..

Posted: 13th septembre 2015 by leo in 70s, Punk

Retour au tout début de la période punk, avec les Buzzcocks. Un groupe un peu moins connu que les Sex Pistols, Clash et autres Stranglers. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas à leur répertoire de morceau emblématique comme « Anarchy In The Uk », « London Calling » ou « No More Heroes ». Mais les Buzzcocks ont été présents dès la première heure avec un style personnel qui leur a permis de sortir du lot.
Tout commence en 1975. Howard Trafford et Peter Mc Neish, futurs Howard Devoto et Peter Shelley, sont deux étudiants de l’institut technologique de Bolton, à Manchester, fans de musique et désireux de créer un groupe. Devoto apprécie l’électronique, Shelley s’intéresse à un rock plus basique. Et surtout, tous deux surveillent ce qui est en train de se passer à Londres. Le compte rendu d’un concert des Pistols dans le NME leur donne l’idée d’inviter le groupe de John Lydon à Manchester. On est en 1976. Quelques mois plus tard, on retrouve les Buzzcocks à Londres, en septembre, à l’affiche du premier festival punk, organisé par Malcolm Mc Laren. 
En bonne compagnie: les Sex Pistols, Clash, Subway Sect, Siouxie & The Banshees, The Vibrators, The Damned…

Début 1977, les Buzzcocks autoéditent un premier EP (à la production, Martin Hannett…): c’est en fait le 3ème disque punk à paraître, après le « New Rose » des Damned, et « Anarchy » des Sex Pistols. Howard Devoto est encore de l’aventure. Mais il quitte le groupe juste après pour créer Magazine, un projet qui lui ressemble plus et qui va jouer un rôle majeur dans la naissance du post-punk et de la cold-wave. Les autres signent avec United Artists. Un single sort, interdit d’antenne sur la BBC: « Orgasm Addict » crée le buzz et se vend bien. Il ouvre la voie au deuxième single: « What Do I Get ? ». On y découvre déjà un groupe qui s’affranchit des carcans trop restrictifs du style punk, par un son et des textes plus élaborés. C’est la particularité des Buzzcocks: être sans arrêt entre « l’orthodoxie » punk (« Boredom », sur l’Ep de 77: les mêmes notes répétées sans cesse) et des créations plus riches (« I Believe », en 79, plus de 7 minutes…).Trois albums sortent, puis en cours d’enregistrement d’un quatrième, en 1981, les Buzzcocks annoncent l’arrêt de leur parcours. En 1989, ils se reforment, avec des formules variables autour de Pete Shelley et Steve Diggle, pour du live et de nouveaux albums. Et ils sont toujours opérationnels: en 2014 sortait « The Way », un 9ème album studio…

buzzcocks

« Orgasm Addict » (1977) — « What Do I Get » (1978)

« Ever Fallen In Love » (1978) — « I Can’t Control Myself » (1978, live)

« Ever Fallen In Love » (live 2015)