Il y a tout juste 20 ans, le 13 juin 1995, sortait un des albums marquant des 90s: un  album fort, permettant de découvrir une voix féminine, une personnalité, un univers…
« Jagged Little pill » fut un des albums phares de ’95. L’arrivée sur la scène d’une jeune Canadienne inconnue. Mais pas vraiment une débutante: Alanis Morissette n’avait que neuf ans quand elle est « entrée en musique », avec la bénédiction de ses parents. Commençait alors pour elle un long cheminement: premiers enregistrements, concours de jeunes talents, un bref contrat avec MCA Canada, un hit national,…Un parcours qui semble tourner en rond, jusqu’en 1993. Elle quitte Ottawa, passe par Toronto, Nashville, arrive à Los Angeles. Et c’est là que le déclic se produit: une rencontre avec le producteur et songwriter Glen Ballard. Pas un inconnu: il a collaboré avec pas mal de pointures, et a notamment signé « Man In The Mirror » pour Michaël Jackson. Entre le producteur chevronné et la jeune Canadienne, une alchimie se met en place, des morceaux naissent. Jusque là, Morissette s’était cantonnée à une Pop légère. Elle va changer de registre, et le disque qui se construit est un album fort, marqué par l’expression intense, vraie, parfois crue, du vécu d’une femme, il semble témoigner d’une émancipation personnelle, d’une affirmation nouvelle de soi… Pas étonnant s’il trouve une place au sein du label Maverick lancé par Madonna. Morissette est dans la lignée de chanteuses-songwriters comme Carole King ou Carly Simon. Elle ajoute à cette filiation une modernité qui marque. Et une voix unique. Le premier single, fort, « You Oughta Know » donne le ton, et s’impose en radio. Il tire vers le haut un album dont seront extraits cinq autres singles, dont « Ironic ». Le succès est total, international, une carrière est lancée. Les prévisions de ventes étaient modestes: elles sont pulvérisées. 

alanis m

 

« You Oughta Know » (live) — « Ironic » — « Hand In My Pocket »

« You Learn » — « Head Over Feet » — « All I Really Want »