The Cure – 1980, « Seventeen Seconds »

Posted: 27th mai 2015 by leo in 80s

Le plaisir, cette semaine, de retrouver Robert Smith avec sa version personnelle ‘un titre de Twilight Sad. C’est un peu comme retrouver un vieux copain qui se fait rare. Et ça rappelle des tas de souvenirs. On se rappelle des débuts de Smith et de Cure…

Cure sort un premier single en 1978, « Killing An Arab », plutôt discrètement. Le groupe va faire rencontrer plus d’attention en 1979: le premier Lp, »Three Imaginary Boys », sorti au printemps, rencontre un  succès public moyen, mais la critique l’accueille avec enthousiasme. Le Melody Maker est clair: « Les années 80 commencent ici ». Suit le single « Boys Don’t cry ».

Robert Smith va transformer l’essai. Après une première tournée internationale, qui débute par Bilzen en Belgique, et des concerts en 1ère partie de Siouxie & The Banshees (Smith remplacera au pied levé le guitariste des Banshees, c’est le début d’une longue complicité avec Siouxie), le groupe entre en studio fin 79 pour donner un successeur à « Three Imaginary Boys ». L’album est enregistré en 6 semaines, mixage compris. « Seventeen Seconds » sort en avril, tandis que l’album précédent paraît aux USA, agrémenté du morceau « Boys Don’t Cry ».

« Seventeen Seconds est moins immédiat que son prédécesseur, plus sombre aussi, plus exigeant. La pochette, d’emblée, donne le ton: pas d’image du groupe, mais une photo floue, étrange… Il bénéficie des ambiances et des effets sonores introduits par un jeune producteur, Mike Hedges (Celui-ci avait pour le Lp précédent assisté, en tant qu’ingénieur du son, Chris Barry à la production).

Le deuxième album de Cure ne laisse pas indifférent, un public d’inconditionnels se crée. C’est dit, Cure sera un groupe phare des années à venir. Et cet album est un moment clé dans l’histoire musicale des 80’s: il est fondateur d’un mouvement en marge de la New Wave, la Cold Wave, qui se caractérise par sa noirceur, des rythmes obsédants, une musique froide…

Plus largement, et en parallèle avec Siouxie & The Banshees, le Cure de « Seventeen Seconds », de « A Forest »- le seul single extrait du Lp- installe une partie des  bases de ce qu’on appellera plus tard le Rock Gothique…

cure

 

« Boys Don’t Cry » — « A Forest » (live ’80) — « Play For Today »

« M » (live ’80) — « Seventeen Seconds » — « In Your House » (live ’80)