Gary Glitter – La lumière et l’ombre

Posted: 30th avril 2014 by leo in 70s

 

Retour vers les 70s et la brève, mais spectaculaire Glittermania…Du nom d’un artiste, Gary Glitter, dont les démêlés pour faits de moeurs sont devenus depuis bien longtemps, les seules raisons pour lesquelles on reparle de lui dans les médias. Triste « reconversion » pour ce personnage qui par sa flamboyance, son extravagance, a été un artiste important de l’épisode Glam…Un artiste au parcours singulier: une jeunesse chaotique, des débuts laborieux, puis l’explosion. Paul Gadd, c’est son vrai nom, monte à Londres dès 1960. Il est âgé de 16 ans et se produit rapidement sur scène, avec un répertoire de tubes de l’époque. Sans grand succès, il se maintient dans le milieu, sous différents pseudos, Paul Raven, Paul Monday, The Poets…La réussite le boude.

L’opportunité de sortir de l’anonymat se présente en 1971 avec l’irruption du Glam Rock, un Rock tonique placé sous le signe des looks extravagants et d’une certaine démesure. Gadd se cherche un nom d’artiste qui attire l’attention. Ce sera Gary Glitter, « Gary le brillant »…Pour le look, on reste dans le ton: costume entièrement métallisé, chaussures à gros talons, maquillage…La musique est particulière: simple, scandée, mettant inhabituellement en évidence les percussions (deux batteries: Adam Ant et le Bow Wow Wow de McLaren s’en souviendront plus tard…). La première production est un long morceau qui se partage les deux faces d’un single, « Rock’n Roll », part 1 et part 2. Fort original, il met du temps à faire son chemin, et finit, en 1972, par atteindre la deuxième place du top anglais. Mieux, il s’exporte, sur le continent européen et aus Etats Unis (10ème du Billborad). C’est le début de ce qu’on appelle une Glittermania: 11 titres dans le top 10 anglais entre ’73 et ’75. Dont 3 numéros 1…Glitter partage les premières places et les couvertures de magazines, avec Slade, Sweet, Suzi Quatro, Mud,…Jusqu’en 1975: l’engouement du public retombe, le succès diminue, et comme ses « concurrents », Gary Glitter retrouve un certain anonymat. Mais pas vraiment l’oubli: fin des 70s, la New Wave naissante le considère comme un précurseur, par sa musique « percussive » et son extravagance. Personnage culte, son nom réapparait de temps à autres dans l’actualité…En 1982, la British Electric Foundation, le projet de Martyn Ware et Ian Marsh, fait appel à lui. En 1988, le tube « Doctorin’ The Tardis », des Timelords est basé sur un sample de « Rock ‘n Roll pt 2 » (un morceau depuis longtemps devenu un « hymne de stades »). Et en 1991, Oasis remet à nouveau Glitter dans l’actualité, avec le titre « Hello ». Gary Glitter, de son côté, continue d’enregistrer et de tourner, grâce à son statut d’artiste « culte ». Jusqu’à ce que ses problèmes avec la justice le fassent brutalement chuter de son piédestal. Mais pas complètement oublier: en 2011, l’annonce de son retour surprend et fait le buzz, créant même un début de polémique… Vite retombée:c’était un fake…

Gary+Glitter+-+I+Love+You+Love+Me+Love+-+LP+RECORD-542739

Rock ‘n Roll Part 2 (1972) — I’m The Leader Of The Gang (1973) — Hello, I’m Back Again (1974)

Rock ‘n Roll Pt 1 (1972)

The Timelords – Doctorin’ The Tardis (1988)