Chet Faker – Un premier album…

Posted: 18th avril 2014 by leo in Rayon "frais"

 

Premier album pour l’Australien Chet Faker. Et déjà une belle maturité musicale…Etrange nom, un pseudo, derrière lequel se cache un musicien atypique, dont le parcours a été clairement accéléré par la « planète internet »…Atypique, sa démarche l’est. Ses références se trouvent du côté de figures du Folk Rock comme Jeff Buckley ou Bob Dylan, mais sa pratique l’amène du côté des instruments électroniques. En résulte un étonnant mix entre Soul, chanson Folk, R&B et Electro. L’homme lui-même a un look bien personnel, barbe fournie, et vêtements « cool ». Et une voix assez éloignée des standards Electro, grave, discrète, évoquant par moments Chris Rea, Cocker, Cohen,… C’est en 2011 qu’on découvre Nicholas James Murphy, alias Chet Faker, un surnom qu’il a pris pour éviter d’être confondu avec un autre musicien, et qu’il a choisi en hommage à une autre de ses références musicales, le jazzman Chet Baker (les similitudes de phrasé entre les deux est parfois étonnante). Murphy/Faker enregistre, avec son matériel, une reprise d’un titre datant de 1996, « No Diggity » de Blackstreet. Posté sur le net, le morceau va entamer un parcours qui le surprend lui-même. L’effet des blogs musicaux et de Hype Machine, sur lequel il cartonne au cours du printemps 2011. A partir de là, les choses s’enchaînent assez rapidement: un ep début 2012, « Thinking In Textures », un succès significatif en Australie, des collaborations en matière de production et une renommée grandissante… Jusqu’à ce premier album, « Built On Glass », qui devrait permettre de faire découvrir plus largement cet artiste et son registre particulier, entre légèreté pop et mélancolie, très personnel et nourri de son vécu…Précédé par le single « Talk Is Cheap », l’album est sorti voici une petite semaine…

sans-titre (4)

« No Diggity » (2011) — « I’m Into You » (2012) — « Melt » (2013)

« Talk Is Cheap » (2014) — « 1998 » (2014) — « Gold » (2014)

« Love & Feeling » (2012, live 2014)