Découvrir le premier album d’un groupe est toujours passionnant. Plus passionnant encore si l’on se trouve devant quelque chose d’intéressant, de neuf, de personnel. C’est le cas avec « Bad Penny », premier album des Spectrals, paru fin octobre dernier. Plus qu’un groupe, il s’agit en fait du projet d’un artiste, le jeune Louis Jones, originaire de Leeds. C’est le maître d’oeuvre des Spectrals, compositeur, auteur, chanteur et multi instumentiste, accompagné à la batterie par son frère Will. Sur scène, il présente ses morceaux accompagnés d’un groupe. 

Jones a fait partie de plusieurs groupes, tendance punk, avant de créer les Spectrals. C’était en 2009. Quelques EPs sont parus, auxquels vient de succéder cet album de onze titres, souvent courts. On se trouve face à un disque de pop anglaise à 200%, lorgnant du côté du garage rock, une pop narrative basée sur la vie, en particulier sentimentale de Jones. La guitare est à la fois dynamique et paresseuse, le voix parfois limite, avec souvent un effet d’écho…

Ce premier album est avant tout personnel, avec quelques maladresses (les vidéos, notamment, ou la pochette un peu « cheap », même si elle a été créée par Stephen Duffy, ancienne étoile filante de la pop électronique des 80s…). Et ce premier album en fait espérer d’autres…

          

 

Get a Grip

I Ran With Love…

Chip A Tooth – Live

Big Baby – Live

Luck Is There To Be Pushed

 

http://spectrals.co.uk/