A la fin des 70s, la séparation entre les deux Allemagnes, celle de l’Est et celle de l’Ouest, est encore une réalité, marquée par une frontière étanche entre les deux pays. La RDA vit complètement à l’écart du monde occidental. C’est vrai aussi pour la musique. Et c’est dans un groupe étiqueté RDA que débute Nina Hagen. On ne la découvre par ici que quand elle parvient à « passer à l’Ouest » avec son dissident de père. Pour en savoir plus, sur cette période et sur la personnalité pour le moins étrange, excentrique, de cette artiste, jetez un petit coup d’œil sur le petit film sorti ces derniers jours par Arte sur le net, « Tout est vrai ».

Nous nous concentrons, nous, sur la première partie de la carrière occidentale de Nina Hagen. En 1977, la voici donc dans Berlin Ouest. Elle y forme un nouveau groupe, le Nina Hagen Band. Un premier album sort. Il est produit et réalisé dans les célèbres studios berlinois Hansa. Il propose un cocktail de Punk, de Hard, émaillé de références à l’art lyrique classique. En particulier, on remarque une reprise d’un des « hymnes » du mouvement Punk, « White Punks On Dope », traduit en allemand. C’est là une des curiosités de Nina Hagen : l’utilisation de sa langue natale. Du rock dans la langue de Goethe, on n’avait jamais entendu ça « par ici ». (Plus tard, il y aura Nena). L’album est aussi nourri de la vie de la métropole allemande : on y parle notamment du quartier Banhof Zoo, qui sera rendu célèbre par le film « Christiane F. ».

Et puis, il y a la personnalité de Nina Hagen, son look qui ne passe pas inaperçu, sons sens de la provocation, son chant excessif,…Rapidement, elle devient quelqu’un dont on parle. Et pas seulement dans la presse rock. Un phénomène est né.

Cette personnalisation crée des tensions entre elle et les autres membres du groupe. A tel point que l’album suivant, « Unbehagen », est enregistré séparémént par les musiciens, restés à Berlin, et la chanteuse partie pour les Usa, où elle place sa voix sur les bandes. Le Nina Hagen Band n’aura duré que le temps de deux albums. L’allemande se lance en solo, avec des albums toujours déconcertants, et des prises de position en public qui, dirait-on ajourd’hui, font le « buzz ». Son premier lp solo sort en 1982,     « Nunsexmonkrock ». Et à partir de ce moment, les textes sont chantés en anglais.

A la fin des 70s, la séparation entre les deux Allemagnes, celle de l’Est et celle de l’Ouest, est encore une réalité, marquée par une frontière étanche entre les deux pays. La RDA vit complètement à l’écart du monde occidental. C’est vrai aussi pour la musique. Et c’est dans un groupe étiqueté RDA que débute Nina Hagen. On ne la découvre par ici que quand elle parvient à « passer à l’Ouest » avec son dissident de père. Pour en savoir plus, sur cette période et sur la personnalité pour le moins étrange, excentrique, de cette artiste, jetez un petit coup d’œil sur le petit film sorti ces derniers jours par Arte sur le net, « Tout est vrai ».

Nous nous concentrons, nous, sur la première partie de la carrière occidentale de Nina Hagen. En 1977, la voici donc dans Berlin Ouest. Elle y forme un nouveau groupe, le Nina Hagen Band. Un premier album sort. Il est produit et réalisé dans les célèbres studios berlinois Hansa. Il propose un cocktail de Punk, de Hard, émaillé de références à l’art lyrique classique. En particulier, on remarque une reprise d’un des « hymnes » du mouvement Punk, « White Punks On Dope », traduit en allemand. C’est là une des curiosités de Nina Hagen : l’utilisation de sa langue natale. Du rock dans la langue de Goethe, on n’avait jamais entendu ça « par ici ». (Plus tard, il y aura Nena). L’album est aussi nourri de la vie de la métropole allemande : on y parle notamment du quartier Banhof Zoo, qui sera rendu célèbre par le film « Christiane F. ».

Et puis, il y a la personnalité de Nina Hagen, son look qui ne passe pas inaperçu, sons sens de la provocation, son chant excessif,…Rapidement, elle devient quelqu’un dont on parle. Et pas seulement dans la presse rock. Un phénomène est né.

Cette personnalisation crée des tensions entre elle et les autres membres du groupe. A tel point que l’album suivant, « Unbehagen », est enregistré séparémént par les musiciens, restés à Berlin, et la chanteuse partie pour les Usa, où elle place sa voix sur les bandes. Le Nina Hagen Band n’aura duré que le temps de deux albums. L’allemande se lance en solo, avec des albums toujours déconcertants, et des prises de position en public qui, dirait-on ajourd’hui, font le « buzz ». Son premier lp solo sort en 1982,     « Nunsexmonkrock ». Et à partir de ce moment, les textes sont chantés en anglais.

lp07

« Unbeschreiblich Weiblich » — « Auf ‘m Banhof Zoo » — « Auf ‘m Rummel »

« Auf ‘m Rummel » (album) — « Naturträne »

Portrait « clin d’oeil » sur Arte