La Düsseldorf – Référence « Krautrock »…

Posted: 14th décembre 2013 by leo in 70s, Electro

« Krautrock » : ce terme est revenu pas mal de fois ces derniers temps dans l’actualité. Ce mouvement musical allemand des 70s semble inspirer pas mal de jeunes groupes. Toy, par exemple. Ca mérite bien un petit retour en arrière, histoire de redécouvrir les groupes qui ont illustré ce style. Gros plan cette fois sur La Düsseldorf, le passionnant projet de Klaus Dinger.

Début des 70s : une activité musicale tout à fait particulière se développe en Allemagne (de l’ouest, à l’époque…), avec des acteurs qui au-delà de leur diversité ont pour point commun l’usage intensif des synthétiseurs. Vu d’Angleterre, ce mouvement est (avec un peu d’ironie ?) désigné par le terme de Krautrock. Certains s’orientent vers un registre atmosphérique, planant (Edgar Froese, Klaus Schulze, Tangerine Dream,…) et préfigurent le futur Ambient. D’autres mélangent sons électroniques et compositions rythmées : ils annoncent le Post Punk , la New Wave et le Rock Industriel.

 En 1971, le groupe Neu ! naît d’une « dissidence » au sein du groupe Kraftwerk : Klaus Dingler et Michaël Rother vont faire preuve d’un esprit d’aventure peu commun pendant quelques années avec Neu !. Mais le groupe va souffrir progressivement de la divergence de points de vue de Dingler et Rother. Celui-ci privilégie un registre atmosphérique, tandis que Dingler veut être plus proche de la scène rock. En 1975, il crée son propre groupe : La Düsseldorf, du nom de la ville qui est la scène principale de toute cette activité musicale…La Düsseldorf ne fera pas long feu : trois albums seulement, quelques singles, et son succès commercial ne sortira guère d’Allemagne. Mais il ouvrira des perspectives qui ont encore de l’impact aujourd’hui…A l’époque déjà, le projet séduit Brian Eno et Bowie. Le second estime que La Düsseldorf préfigure ce que seront les 80s…Le groupe poursuit dans le registre électronique, « motoric », métronomique de Neu!, et y ajoute des accents qui annoncent et accompagnent la naissance de l’épisode Punk, avec des titres rapides, scandés, une attitude politique (« Geld »). Klaus Dingler opte pour l’audace, en compagnie de ses deux collègues, son frère Thomas et Hans Lampe, tous deux également issus de l’aventure Neu !: des morceaux étonnants, souvent speedés (« La Düsseldorf »), des instruments insolites (« Rheinita »), des bruitages, des instrumentaux (« Silver Cloud »),…Le premier album sort en 1976 : à peine sorti de Neu!, Dingler entre en studio et travaille avec un autre acteur majeur de la scène allemande, Conny Plank. Pour le second album, il assurera lui-même la production. La Dusseldorf sortira un dernier album à l’orée des 80s. Le groupe connaîtra par la suite des prolongements plus ou moins directs…

la3       La1       la2

« Silver Cloud » (1976) — « La Düsseldorf » (1976) — « Geld » (1978)

« Viva » (1978) — « Rheinita » (1978) — « Düsseldorf » (1976)