Kings of Leon – Tomber, se relever…

Posted: 19th septembre 2013 by leo in 2000s

Un nouvel album des Kings Of Leon sort lundi : une parution qui paraissait pourtant bien hypothétique, voici deux ans, quand le groupe a semblé déraper d’une manière qui aurait pu lui être fatale. Rappel de faits : en juillet 2011, le groupe est lancé dans une longue tournée, dans la foulée de la parution de son cinquième album. Les voyants sont au vert : le groupe est dans une solide phase de réussite commerciale. C’est de l’intérieur que va surgir une menace : Caleb, la figure de proue, sujet à des problèmes d’addiction, a un comportement de plus en plus difficile. La crise éclate lors d’un concert au Texas : il quitte la scène avant la fin du concert, annonçant qu’il va vomir et boire un coup. Il ne revient pas. Fin précipitée du concert, annulation des 26 dates encore prévues, et vive tension dans le groupe. Dans la famille pourrait-on dire : Kings Of Leon est constitué de trois frères, Caleb, Jared et Nathan Followill, accompagnés d’un cousin, Matthew. Un autre Followill.

Les trois frères ont connu une jeunesse particulière dans le sud des Usa, accompagnant leur père, un évangéliste itinérant. Quand celui-ci arrête cette activité, ils se fixent à Nashville. Et découvrent l’univers du Rock, qui leur était étranger jusqu’alors. On pense, dans le même genre, à la trajectoire de Christopher Owens (Girls). Les frères Followill créent leur groupe en 2000, avec leur cousin. Le plus jeune n’a que 14 ans. Ils pratiquent une musique qui se réfère clairement au Rock sudiste. Dont ils adoptent même le look, très fin 60s-début 70s…

Les choses vont aller très vite pour eux : RCA les remarque, et les signe en 2002. En 2003 sort un premier album. L’accueil est positif, aussi bien du côté du public que chez les critiques spécialisés. Très vite aussi, leur renommée traverse l’Atlantique, et ils connaissent de beaux succès en Angleterre, puis en Europe. Leur style s’émancipe de ses influences « sudistes » du début, il devient plus « généraliste » Les albums et singles se succèdent, la trajectoire est à la hausse. Jusqu’au coup d’arrêt de l’été 2011. Peut-être les choses ont-elles été trop vite pour ces jeunes américains. Un succès difficile à gérer ?…

Au sein du « clan » Followill , les tensions se sont avec le temps apaisées. C’est un Caleb en forme, visiblement débarrassé de ses problèmes qui répondait voici quelques jours au magazine Rollingstone… Transformé par son déménagement à New York et son statut de jeune père : quand on lui demande d’évoquer l’esprit dans lequel  il a abordé la création du nouvel album, il évoque la volonté de réaliser un disque dont son enfant pourrait être fier plus tard  plutôt qu’un disque destiné à plaire immédiatement.

              

« Supersoaker » (2013) — « Molly’s Chamber » (2003) — « California Waiting » (2004)

« Sex On Fire » (2008) — « Manhattan » (Live 2009) — « Radioactive » (2010)