The Pastels – L’art de la discrétion…

Posted: 2nd septembre 2013 by leo in 80s, Rayon "frais"

Parmi les nombreux retours discographiques, parfois surprenants, de cette année 2013, celui des Pastels, avec un nouvel album studio « Slow Summits », sortant seize ans après son prédécesseur…Retour discret à l’image de la carrière du groupe : les Pastels occupent une place importante dans le développement de l’Indie britannique des 80s, et bénéficie incontestablement d’un statut de groupe culte, mais son cheminement s’est toujours déroulé sans tapage, et avec un certain dilletantisme. Cinq albums studios à peine en plus de trente ans…Le dernier datant de 1997.

C’est au tout début des 80s que le groupe voit le jour à Glasgow, à l’initiative de Stephen McRobbie, qui se rebaptise Stephen Pastel. Il est aujourd’hui le seul membre originel d’un groupe qui a souvent changé de formule. De labels aussi, passant chez Creation, Rough Trade,…avant d’aboutir chez Domino. Un label manifestement patient…Dès le départ, le groupe affirme la spécificité de sa démarche : une Pop dépouillée, intimiste, sans artifices, une démarche intègre que Pastel/mcRobbie a maintenue sans écarts. Lentement, le groupe s’impose comme un élément essentiel à la fois de la scène écossaise, et de la jeune scène Indie, celle qui se verra attribuer le surnom de « Génération C 86 », du nom de la K7 publiée par le New Musical Express. Et sur laquelle figurent évidemment les Pastels. Un an plus tard sort leur premier album, « Up For A Bit With The Pastels ». Le second suivra en 1989.  Ensuite, les apparitions discographiques du groupe s’espaceront. Une rareté qui amplifie ce sentiment qu’il s’agit d’un groupe culte, un groupe dont l’attitude est une référence. Et dont le retour, comme ceux de Neutral Milk Hotel ou de 10,000 Maniacs, est un moment réjouissant de cette année…D’autant plu réjouissant que le groupe est à la hauteur de ce qu’on en attendait.

                  

« Check My Heart » (2013) — « Night Time Made Us » (2013) — « Come To The Dance » (2013)

« Adress Book » (1987) —  « Million Tears » (1984) — « Nothing To Be Done » (1989)