Andy Hernandez est un Portoricain qui a grandi à New York. Autodidacte, il s’est rapidement fait une place dans l’univers musical de Big Apple comme percussionniste, en particulier comme vibraphoniste, spécialisé dans les sonorités latines. Dès 1980, il participe au projet lancé par August Darnell : Kid Creole & The Coconuts. Un groupe au répertoire « exotique » et rétro : sonorités jazzy et latinos, look de grand ensemble des années 40. August Darnell, dans le rôle du Kid Creole, en est le crooner de charme. Sous le pseudonyme de Coati Mundi,  Andy Hernandez, de son côté, joue le rôle d’amuseur, de dynamiteur…Il est aussi chargé de la direction musicale d’un groupe également remarqué pour ses choristes, les Coconuts.

Kid Creole, en 1980 et 1981, sort deux premiers albums qui rencontrent surtout un succès d’estime et dont l’impact est limité à un public branché. Le groupe fait partie de l’aventureux label new yorkais Ze Records, et de son écurie « Mutant Disco »…              En 1981, Coati Mundi/Hernandez sort un single sous son nom : un mix de Rap et de Latino. Percutant, le morceau ne passe pas inaperçu. Succès dans le paysage de la Dance, il entre dans les charts. Et précède de quelques mois la percée de Kid Creole & The Coconuts, avec le troisième album, « Tropical Gangsters » et son enchaînement de hits (« Annie I’m Not Your Daddy », « Wonderful Thing »,…).

A noter que, avec beaucoup d’opportunisme, la pochette de « Me No Pop I » est modifiée : « Coati Mundi » devient « Kid Creole & The Coconuts present Coati Mundi »…

       

Que Pasa/ Me No Pop I — Version live (1982) avec Kid Creole & The Coconuts