La sortie d’un album de Big Country voici quelques jours : une surprise de la part d’un groupe qu’on imaginait définitivement classé au nombre des anciennes gloires des années New Wave cantonnées aux tournées vaguement nostalgiques…Surtout après la disparition de sa figure de proue, Stuart Adamson. C’est lui qui en 1981, quand il quitte des Skids en fin de course, crée ce nouveau représentant du Rock écossais, avec Bruce Watson. Le bassiste Tony Butler et le batteur Marc Brzezicki complètent la formation qui sort un premier single en 1981 : « Harvest Home » réalise un score très modeste. Mais, l’année suivante, le second, « Fields Of Fire », atteint le top 10 anglais. Suivent l’album, « The Crossing », et le single « In A Big Country », qui permettent au groupe d’affirmer sa présence dans le paysage musical. Mieux : « The Crossing » permet aux écossais de conquérir les USA : le disque y atteint le top 20 du Billboard. Dans un contexte New Wave marqué par les claviers électroniques, Big Country se distingue par un son personnel, guitares (retravaillées) en avant, musique aux allures « héroïques », et influences celtiques. Dans un registre proche de U2 ou des Waterboys, les productions sont magnifiées par la production de Steve Lillywhite.

On est en 1983 : une voie dorée s’ouvre devant Adamson et ses collègues : une tournée mondiale, un second album qui en 1984 entre directement en tête du classement anglais, le succès de singles comme « Wonderland » ou « East Of Eden »… La participation du groupe au projet Band Aid confirme son entrée dans la cour des grands…

« The Seer », troisième album, en 1986, auquel participe Kate Bush, est une nouvelle réussite : top 2 Uk, plusieurs singles dans le top 30. Pourtant un certain essoufflement se fait sentir, surtout aux USA. Et c’est dans des conditions difficiles que Big Country aborde la décennie nouvelle : lâché par Phonogram, placé devant la nécessité de se débarrasser d’une image trop New Wave-80s, et avec un leader connaissant de sérieux problèmes d’addiction et de vie personnelle, il devient un groupe de « deuxième division », discret, assurant les premières parties de grands noms comme les Stones ou les Who. Un dernier album en 1999 est suivi en 2000 d’une tournée d’adieux. Adieux qui se révéleront bientôt définitifs pour Stuart Adamson : en 2001, il est introuvable – ce n’est pas sa première disparition inquiétante – et est cette fois retrouvé mort.

Les trois autres anciens de Big Country se retrouvent en 2007, pour une tournée anniversaire. Et en 2010, ils reforment le groupe plus durablement, en intégrant au chant Mike Peters, ancien leader de The Alarm, autre groupe de la génération 1983…Autre arrivée : Derek Forbes (ex simple Minds) qui remplace Butler à la basse. Et retrouvailles avec le producteur de leurs deux premiers Lps, Steve Lillywhite. Le single « Another Country » entraîne la volonté de sortir un nouvel album : « In A Broken Promised Land » arrive en ce printemps 2013. 14 ans après le précédent…

                  

Fields Of Fire (1983) — In A Big Country (1983) — Wonderland (1984)

East Of Eden (1984) — Look Away (1986) — Another Country (2011)

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