New York Dolls – Entre Glam et Punk

Posted: 11th mars 2013 by leo in 70s

Le « chaînon manquant » entre les groupes pré-Punk des 60s ( SonicsElectric Prunes,…), et le mouvement punk de la fin des 70s, ceux qui ont poussé le style Glam à son paroxysme, les créateurs d’une scène rock new yorkaise, des précurseurs de la New Wave…Beaucoup de rôles attribués à un groupe qui au cours de son assez bref premier parcours, entre 1973 et 1976, n’a sorti que deux albums studios : les New York Dolls. Plus des « live », et par la suite de nombreuses compilations et recueils d’inédits…Malgré une carrière courte et chaotique, les NYD sont devenus cultes. Parmi leurs admirateurs, Michaël Stipe et Morrissey. C’est ce dernier – ancien président d’un fanclub – qui a provoqué la réunion des membres survivants de l’aventure au cours des 2000s, à l’occasion d’un festival. Les survivants d’une équipe qui a payé un gros tribut aux excès de l’aventure rock : seul David Johansen et Sylvain Sylvain sont encore de ce monde, parmi les fondateurs. Et on notera que le redémarrage de l’activité des Dolls a permis de découvrir un nouveau répertoire tout à fait intéressant, avec de nouveaux albums.

Retour aux origines : Sylvain Sylvain (guitare) et Bill Murcia (batterie) officient dans divers groupes de la fin des 60s. Ils sont à l’initiative de la création des NYD, et s’adjoignent Johnny Thunders (guitare) Arthur Kane (basse) et David Johansen (chant). Ils se nourrissent du répertoire Rythm’n Blues (ils reprennent Bo Diddley, Sonny Boy Williamson), et s’inscrivent dans l’univers Glam, un univers qui propose une image ambiguë sexuellement et décadente. A côté des « personnages » créés par Bowie-Ziggy et par Alice Cooper, les groupes Glam –SweetBolanCockney Rebel,…- jouent avec plus ou moins de provocation sur ces aspects. La particularité des New York Dolls, c’est l’excès, la radicalité.  Look, attitudes, répertoire,  : le groupe surprend, provoque, ne laisse pas indifférent. Positivement ou négativement. Exemple : la même année, dans le Poll d’un magazine, ils sont à la fois classés comme meilleur et comme pire groupe…

Le line-up se met en place dès 1971. De concerts en concerts, les Dolls se font un nom et sont signés par Mercury. Un premier album sort en 1973. Le succès commercial est limité. Il en ira de même pour le second disque, « Too Much Too Soon ». Mercury arrête les frais. D’autant que le groupe sent le soufre : problèmes d’addiction, décès de Bill Murcia…Pendant une brève période, en 1975, le britannique Malcolm McLaren, à la recherche d’un groupe « spectaculaire », leur servira de manager, en les relookant en cuir rouge…McLaren quitte cependant rapidement un bateau en perdition. Et va « créer » les Sex Pistols, en Angleterre, avec le succès que l’on connaît. En 1975, Johnny Thunders rejoint Richard Hell pour lancer les Heartbreakers, groupe phare du Punk US.
Sylvain, Johansen et Kane mettent fin à l’aventure en 1976. Alors même que toute une nouvelle scène new yorkaise – Talking Heads , Ramones, Television,   – souligne l’importance qu’a eue pour eux le parcours des New York Dolls…

                  

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