Virgin Records – Les débuts d’une aventure…

Posted: 8th janvier 2013 by leo in 70s

On parle beaucoup de Virgin, ces temps-ci, en France. Il est question de courbes de ventes, de dépôt de bilan, de pertes d’emploi…Ca donne envie de replonger en arrière dans le temps et de se souvenir de la création de ce qui au début était une véritable aventure, optimiste et hasardeuse. Le projet d’un jeune homme de vingt ans, Richard Branson. Un jeune homme entreprenant, qui avait envie de se faire une place dans le monde de la musique. Et de la suite dans les idées.
En 1970, il crée une société de vente de disques par correspondance. Une importante grève des services postaux l’oblige en 1971 à revoir sa copie : il ouvre un magasin. Ensuite lui vient l’idée de créer un studio dans lequel pourraient venir enregistrer des artistes. S’y installent le Bonzo Dog Band et John Cale. Une idée en entraîne une autre, encore : il lance un label, Virgin, en 1972. Premier enregistrement : la musique d’un jeune anglais de 19 ans, qui a participé à des sessions comme musicien, et qui a présenté une démo. Il s’agit de Mike Olfield. Le premier disque est « Tubular Bells », en 1973. Le succès, directement, notamment grâce à l’insertion de morceaux d’Olfield sur la BO du film « The Exorcist ». On ne peut rêver mieux pour donner une base solide à un nouveau label.  Dans un premier temps, Branson édite du Rock Progressif et du Krautrock  ( une spécialité de son magasin est précisément l’importation d’albums de ce style, d’Allemagne).
Dans le catalogue, Tangerine Dream, Gong, Robert Wyatt, Kevin Coyne, King Crimson, Captain Beefheart, Steve Hillage…Le logo du label est signé par Roger Dean, auteur notamment de pochettes du groupe Yes.

Désireux de diversifier ce catalogue, Branson signe, en 1976, un jeune groupe qui vient de collectionner les refus de plusieurs labels : les Sex Pistols…Olfield, les Sex Pistols : il y a certainement une Bonne Etoile quelque part derrière Branson. Du flair aussi : Virgin va accueillir des groupes novateurs qui deviendront d’énormes acteurs de la vague New Wave : Xtc Devo, Human League, Simple Minds, Heaven 17, John Foxx, Culture Club, Japan…C’est un énorme catalogue que revend en 1992 Branson à EMI. L’anglais décide à ce moment de se consacrer à ses projets aéronautiques. Une autre histoire. Là, on va se replonger dans le catalogue des débuts, et retrouver des artistes parfois oubliés…Plongée passionnante, dépaysante…

   

Olfield et Branson   

Mike Olfield – Tubular Bells

Robert Wyatt – Yesterday Man

Captain Beefheart – Happy Love Song

Tangerine Dream – Phaedra

Henry Cow – Leg End