Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Buzzcocks – L’hommage à Pete Shelley

Posted: 25th juin 2019 by leo in Non classé

Du beau monde sur la scène du Royal Albert Hall à Londres: Dave Vanian et Cpt Sensible (Damned), Thurston Moore de Sonic Youth, l’ex Only Ones Peter Perrett, Tim Burgess des Charlatans, Pauline Murray de Penetration, Richard Jobson (Skids)et deux membres des Buzzcocks, Steve Garvey et John Maher… Il s’agissait de rendre un hommage à Pete Shelley, créateur des Buzzcocks, disparu en décembre dernier. A la fin des 70s, les Buzzcocks ont été un groupe fondateur, servant de chainon entre l’épisode punk et le Postpunk. En 1976, ils donnent leur premier concert dans leur cité de Manchester en première partie des Sex Pistols, le groupe qui a donné à Shelley et Devoto le déclic qui les a fait « entrer en musique ». En 1979, Joy Division assure la première partie de leur dernière tournée. Des Sex Pistols à Joy Division: ce raccourci définit le parcours des Buzzcocks. Ils débutent avec cette volonté de remise à zéro du paysage musical. Et poursuivent en jetant les bases d’une nouvelle manière d’envisager la création rock. Leur parcours sera bref: ils ne survivent pas à l’arrivée de la nouvelle décennie. Mais se retrouveront, pour ne plus se quitter, une dizaine d’années plus tard… Surtout, leur influence ne cessera jamais de se faire plus ou moins sentir. Et aujourd’hui encore, on trouve aisément dans les groupes de la nouvelle génération anglaise, de Shame à Cabbage en passant par Idles, quelque chose qui relève de l’héritage du travail de Pete Shelley et de ses Buzzcocks…

A suivre – Sports Team

Posted: 24th juin 2019 by leo in Non classé

Un nouveau nom à ajouter à la liste de jeunes groupes anglais « à suivre »: Sports Team . Six musiciens installés à Londres, qui proposent un son solide, guitares en avant et belle présence vocale, au service de textes qui se teintent volontiers d’ironie. Un style très « british », comme le pratiquent ces jeunes groupes talentueux dont la multiplication ces derniers temps prend l’allure d’une « nouvelle génération anglaise »,..
Les membres de Sports Team ont créé le groupe alors qu’ils étaient étudiants à Cambridge. Depuis 2018, ils ont publié quelques beaux titres.
« Here It Comes Again » est leur dernier single punchy et efficace. Ils ont eu l’occasion de l’interpréter lors d’un enregistrement pour Paste à New-York. Ils viennent d’effectuer une mini tournée US, avant de se produire à Glastonbury. Sont également prévus plusieurs concerts sur le Continent.
A suivre, donc…

Un moment de live…Johnny Marr accueille sur scène Bernard Sumner pour un titre du répertoire de leur ancien projet commun, Electronic. Les deux musiciens étaient à l’affiche du même festival à Athènes, le premier en solo, le second avec New Order…

Retour vers la fin des 80s…Vous mettez ensemble Bernard Sumner, désireux de se changer les idées, Johnny Marr, en congé des Smiths, le duo dance pop Neil Tennant/Chris Lowe, alias les Pet Shop Boys, un membre de Kraftwerk Karl Bartos: ça donne Electronic, une sorte de super groupe des 90s, à l’existence brève mais ponctuée de beaux moments… Le point de départ de l’aventure, c’est Bernard Sumner, guitariste chanteur de New Order: il a envie d’essayer de nouveaux sons, parallèlement à son groupe. Il s’associe à Johnny Marr, guitariste d’exception, ex-Smiths. Les deux hommes ont déjà brièvement travaillé ensemble en 84: Marr jouait de la guitare sur un titre de Quando Quango que produisait Sumner pour Factory Records.La rencontre entre les univers de la guitare et de l’électronique est une expérience qui mérite d’être menée. S’y associent les deux Pet Shop Boys. Un single sort en toute fin de l’année 1989, « Getting Away With It ». Sont également de la parte David Palmer, batteur d’Abc, et Ann Dudley (Art Of Noise). L’expérience est une réussite. Sumner et Marr vont dès lors travailler sur un album. Sobrement intitulé « Electronic », il demandera du temps: il ne sort qu’en mai 1991. Et se classe Top 2 en UK. Les singles « Get The Message » et « Feel Every Beat » séduisent public et critique….L’année suivante, un quatrième single, « Disappointed », sera le titre le mieux classé d’Electronic. Il a été choisi pour figurer sur la très branchée BO du film « Cool World » de Ralf Bakshi, un mélange d’animation et d’images réelles, qui, à la manière de « Roger Rabbit » fait se mélanger personnages de cartoons et de chair et d’os…Au générique, Kim Basinger, David Byrne (Talking Heads), Brad Pitt,…C’est Neil Tennant qui assure le chant, dans « Disappointed ».

Bernard Sumner se consacre alors à New Order, Marr travaille avec Matt Johnson dans The The…Les deux hommes mettront quatre ans à réaliser un deuxième Lp, « Raise The Pressure », en 96. Avec notamment « For You » et « Forbidden City ». L’accueil est plus réservé. Un 3ème album paraît en 99, sans faire de vague. La dissolution d’Electronic n’a jamais été actée explicitement. Mais dans une interview, Johnny Marr estimait que le groupe avait accompli  son parcours, simplement…Et de temps à autre, quand leurs chemins se recroisent sur une même scène, Marr et Sumner font revivre l’espace d’un moment Electronic…

 

Inhaler – Illustre filiation…

Posted: 18th juin 2019 by leo in Non classé

Inhaler est un jeune groupe irlandais qui vient de sortir ses premiers singles, et qui s’apprête à accomplir une première tournée au Royaume-Uni. Parcours classique…Là ou ça devient un peu particulier, c’est quand on connaît l’identité du chanteur-guitariste rythmique d’Inhaler: il s’agit d’Elijah Hewson, le fils de Paul Hewson. Alias Bono.
Avantage ou inconvénient ?
C’est sur que cette filiation ouvre des portes, et suscité immédiatement l’attention. Mais, comme le souligne le bassiste du groupe, c’est aussi une énorme pression à gérer. Si le groupe n’est pas à la hauteur des attentes suscitées un peu abusivement par la filiation célèbre de leur chanteur, le retour de manivelle sera violent.
A Inhaler, et Eli Hewson, de faire leurs preuves.
On a déjà quelques singles pour se faire une idée. Et la scène permettra à Inhaler de manifester sa personnalité. Avec une belle exposition: outre sa tournée, le groupe irlandais ouvrira aussi le concert de Noel Gallagher à Manchester…

 

Une lacune se comble dans l’univers du streaming: le catalogue de King Crimson rejoint les plateformes Spotify et Apple Music.
Jusqu’à présent, le groupe n’avait pas éprouvé le besoin de s’y trouver, et privilégiait le système « physique » pour diffuser ses récents albums, des disques live.
King Crimson, c’est un nom de référence dans l’univers rock: à la toute fin des 60s, il a fait oeuvre de pionnier pour la vague Progrock. Et plus largement, a ouvert des portes pour une attitude aventureuse et expérimentale. Entre 1969 et 1974, King Crimson -avec des musiciens comme Robert Fripp, Adrian Belew, Bill Bruford, Michael Giles, Pete Sinfield,…- a sorti quelques remarquables albums avant de s’éclipser.
Depuis lors, le groupe, avec comme fil conducteur Robert Fripp, s’est reformé à diverses reprises, avec des orientations et des line-up différents. La dernière réincarnation du groupe fonctionne depuis 2013: 7 musiciens -dont trois batteurs- menés toujours par Fripp. Autre membre « historique »: Mel Collins. Et au chant, Jakko Jaksyk. Un excellent vocaliste, depuis très longtemps féru du répertoire de King Crimson. Jaksyk qui par ailleurs a à son actif un joli parcours, avec des collaborations avec Level 42, les Kinks, Dave Stewart, Tom Robinson, et, en solo, quelques belles réalisations au début des 80s…
C’est ce King Crimson « formule à 7 membres » qui s’apprête à accomplir une tournée pour les 50 ans du groupe, qui démarre parallèlement à l’arrivée sur les plateformes de streaming…

A suivre – Imperial Daze

Posted: 12th juin 2019 by leo in A suivre...

A suivre: Imperial Daze, un jeune groupe né dans le sud de Londres, avec un petit côté international. Au sein du groupe, un Argentin et un Français. Ce qui explique probablement le titre du nouvel ep du groupe, « Surfaces sensibles ». Un ep 5 titres qui reprend des morceaux sortis en singles en 2018 et 2019. C’est en 2017 qu’est né ce projet: ses membres avaient une idée claire de ce qu’ils voulaient proposer, et une nette volonté d’indépendance. Ils ont donc créé leur propre studio avant de sortir un premier titre. Et ils ont eu la chance de pouvoir compter sur le soutien de Rupert Jarvis (The Maccabees). Ca ouvre des portes pour les scènes et les radios… Imperial Daze propose une musique élaborée, axée sur l’utilisation de synthés analogiques, ce qui donne au son du groupe une couleur 80’s. Depuis 2017, d’autres singles sont sortis, et les londoniens ont élaboré une musique de film… L’ep qui sort fin juin devrait leur servir de (belle) carte de visite…

Genesis – Deux tiers de trio…

Posted: 10th juin 2019 by leo in Non classé

Un moment de live…Phil Collins rejoint sur scène par Mike Rutherford. Deux tiers du trio qui formait Genesis. Un groupe dont la dernière prestation remonte a bien longtemps…
Une reformation en vue?
Collins et Rutherford semblaient éprouver un réel plaisir à se retrouver. Quant à Banks, il n’a jamais exprimé d’opposition à l’idée d’une reformation…
A noter que le trio deviendrait alors quatuor: Phil Collins, affaibli physiquement, ne pourrait assurer la batterie. Qui serait reprise par son fils: celui-ci accompagne depuis un certain temps son père, et c’est lui qui était derrière la batterie lors des retrouvailles Collins-Rutherford…

« Go »: un titre bref pour un morceau simple et efficace, le 3ème échantillon de l’album à venir des Black Keys, « Let’s Rock »,qui arrive le 28  juin…
Un album qui arrive 5 ans après le précédent. Entretemps, Auerbach et Carney se sont consacrés à des projets personnels. Auerbach a sorti un excellent second album solo, et a crééé The Arcs. Il a aussi collaboré avec des gens comme Jake Bugg ou les Pretenders. Diverses collaborations aussi pour Carney, en particulier la création du thème de la série BoJack Horseman…

Leurs retrouvailles  servent de scénario à la vidéo qui accompagne la sortie de « Go ». Retrouvailles « difficiles » sur fond de »thérapie » et de clin d’oeil…Un titre simple et efficace, confirmant ce que disait Carney de ce nouvel album: un disque simple, basique, hommage à la guitare électrique. Hormis la présence de deux back-vocalistes, tout le travail de création, d’interprétation et de production a été réalisé par le duo…

 

 

Roky Erickson – Dernier étage…

Posted: 3rd juin 2019 by leo in Non classé

Roky Erickson est décédé voici quelques jours. Un nom qui ne se trouvait plus guère à la une de l’actualité musicale. Mais le bonhomme avait au milieu des 60’s été à l’origine de la création d’un groupe peu banal, reconnu comme l’initiateur du rock psychédélique, un groupe qui a vécu de manière totale son aventure et qui en a payé lourdement les excès : The 13th Floor Elevators. En seulement deux « vrais » albums, les texans se sont élevés au rang de groupe culte. On les considère comme les inventeurs du Rock Psychedélique. Peu importe de savoir s’ils sont vraiment les premiers à avoir utilisé ce terme : ils l’ont illustré de manière spectaculaire et ont popularisé ce registre.

Retour au début : le groupe se met en place à Austin autour de trois musiciens qui en seront le noyau central : Roky Erickson (chant, guitare), Stacey Sutherland (guitare) et Tommy Hall. Ce dernier utilise un Electrig Jug. Une version électrifiée de cet instrument qui n’en est pas vraiment un, issu de la musique populaire : une grosse bouteille dans laquelle on souffle pour obtenir des notes. Hall l’utilise plutôt comme caisse de résonance vocale. Hall est aussi le « théoricien » du groupe : il recommande l’usage de drogues hallucinogènes, comme le LSD, pour parvenir à un état qui permet de percevoir la « vraie » réalité. Et il met en pratique cette théorie : c’est souvent « sous influence » que les 13th Floor Elevators enregistrent ou se produisent en live…Un chemin doublement miné : rapidement le groupe est la cible des autorités judiciaires, et le comportement des membres du groupe n’est guère compatible avec un plan de carrière.

Tout commence plutôt bien : un premier single, début 1966, « You Gonna Miss Me » devient un succès local au Texas. Conséquence : un label signe le groupe et sort le single au niveau national. Il atteint la 55ème place du Billboard. Suit un album : « The Psychedelic Sound Of The 13th Elevators ». Le groupe tourne sur la Côte Ouest, et devient rapidement un symbole de la contre-culture et de la subversion. En 1967, la sortie du second album conforte les texans dans ce statut : « Easter Everywhere » est un net succès d’estime. Mais ne confirme pas l’impact commercial des débuts. Et les ennuis commencent à se profiler : tensions internes, arrestation de Sutherland, internement d’Erickson,…

Leur label publie un étrange « faux live » : de vieux enregistrements sur lesquels ont ajoute des ambiances de public…Les 13th Floor Elevators se produisent pour la dernière fois sur scène en avril 1968. L’aventure s’achève, avec un « quatrième » album enregistré essentiellement par Sutherland. Sans Hall ni Erickson…

Reste l’aura du groupe, son statut de précurseur maudit. Nombreux seront les groupes qui se réclameront de son influence, bien longtemps après : Primal Scream, REM, Jesus & The Marychain, …Des groupes qui participeront à l’élaboration, en 1990, d’un album d’hommage à Erickson et aux Elevators…
Une influence encore multipliée, comme pour les Electric Prunes, par la réédition régulière de leur répertoire, notamment dans la célèbre série des « Nuggets ».

Roky Erickson n’a jamais vraiment réussi à reprendre le dessus: son itinéraire après les 13th Floor Elevators a été erratique et souvent douloureux. Coincé entre problèmes pénaux et mentaux, il a connu une traumatisante expérience lors d’un internement en hôpital psychiatrique. On était dans les 60’s, les pratiques dans le domaine de la santé mentale étaient radicales. Et destructrices. Erickson a renoué épisodiquement avec la musique, dans des projets parfois assez délirants. Et connu un parcours humain difficile. Son frère cadet a réussi à lui donner un salvateur coup de pouce au début des 2000’s, après une sombre période. Il a repris le chemin de la scène, et en 2010 a sorti ce qui sera son dernier album, « True Love Cast Out All Evil », en compagnie d’un jeune groupe texan, Okkervil River…

A suivre – Mr Ben & The Bens

Posted: 28th mai 2019 by leo in A suivre...

Au nombre des sorties récentes, un double single, « Nova Scotia/Valley of Moons », dont le son très particulier donne envie d’en savoir plus sur le groupe qui l’a réalisé: Mr Ben & The Bens. Mr Ben, c’est Ben Hall. Il a commencé à se passionner pour la musique en 2012, avant de former un groupe, dans sa ville de Lancaster. En 2017 on découvre deux premiers titres sur un ep proposé par un label de Lancaster, Bingo. Mr Ben & The Bens y figure en compagnie d’un autre groupe signé par le label, Sun Drift. 

« The Bluest Blues » et « My Museum » atteignent les oreilles d’un animateur de la BBC, Marc Riley, qui leur ménage une place dans sa programmation, et invite le groupe à des sessions d’enregistrement. Le groupe confirme ses qualités avec un ep 5 titres en 2018 et poursuit avec celui qui vient de sortir. Le son est original,léger, avec des orchestrations créatives, entre Pop, Folk, DIY..Mr Ben & The Bens ont tourné avec The Lovely Egges, et sont actuellement en train de parcourir le Royaume Uni. A suivre…