Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Piroshka – Retour groupé…

Posted: 9th novembre 2018 by leo in Non classé

Vous prenez quatre acteurs de la scène musicales des 90’s: Justin Welsh (Elastica), Miki Berenyi (Lush), KJ McKillop (Moose) et Michael Conroy (Modern English)…
Vous incorporez le tout dans un nouveau projet: ça donne Piroshka, et un premier album annoncé pour février chez Bella Union…
Premier échantillon du résultat: un single très agréable…A suivre…

 

Un an après « American Dream », LCD Soundsystem annonce l’arrivée d’un album enregistré en « live sessions » dans les mythiques studios Electric Land…Il y a quelques mois, c’est dans ces mêmes studios que le groupe avait enregistré trois titres pour une production Spotify, « Tonite », « Home » et une reprise du « I Want Your Love » de Chic.
L’album devrait sortir avant la fin de cette année. On ne connait pas encore son contenu. Un morceau seulement vient d’être dévoilé: une reprise speedée du « (We Don’t Need This) Fascist Groove Thang », un « classique » du répertoire de Heaven 17. Un titre qui figurait sur le premier album du groupe, en 1981. C’était après l’éclatement de la « première formule » de Human League…

 

Cake – Une nouvelle tranche…

Posted: 4th novembre 2018 by leo in 2000s, 90s, Rayon "frais"

« L’arbre qui cache la forêt »…L’expression peut parfois aussi concerner un titre qui fait trop d’ombrage au reste du répertoire d’un groupe. Ainsi, si l’on évoque le nom de Cake, c’est directement « I Will Survive », sa reprise du tube de Gloria Gaynor, qui vient à l’esprit. C’est un peu court. De fait, cette reprise, en 1996, a largement étendu la renommée internationale du groupe californien. Une reprise étonnante: alors que la version de Gaynor était un morceau Soul tout en pathos, en expressivité, McCrea en faisait un titre détaché, sans effets de voix…Une de ses marques de fabrique…

La naissance de Cake remonte au tout début des 90s: après plusieurs expériences musicales du côté de Los Angeles, McCrea se replie sur Sacramento, « sa » ville. Un nouveau projet naît de sa rencontre avec Vince Di Fiore, claviériste et, surtout, trompettiste, qui évolue en même temps dans les univers rock et jazz. Sa trompette sera un élément essentiel de la formule « ouverte » que veut mettre en place McCrea. Celui-ci fait montre d un grand éclectisme, et se revendique d’influences diverses. Pour lui le son de Cake doit être singulier. Le groupe se met en place en 1991, et se fait une place sur les scènes de Sacramento et de San Francisco. En 1994 sort un premier album, « Motorcade Of Generosity »: un disque autoproduit dont les membres du groupe s’occupent de la vente, lors des concerts…

La personnalité du groupe séduit de plus en plus largement: la particularité du son, sobre, parfois décalé, la qualité de l’écriture de John McCrea, un vrai style, abordant des sujets intéressants, avec du recul et avec aussi une certaine causticité. Cake est signé par Capricorn, qui assure une ressortie, et une diffusion plus « classique », de « Motorcade… ». La presse est positive, un titre comme « Rock’n Roll Lifestyle » trouve sa place dans l’émission « découvertes » de MTV, le 120’…De l’échelle locale, le groupe passe au niveau national. D’où de premières défections. Cake en connaîtra plusieurs: des membres d’origine qui ne veulent pas participer à une aventure plus sérieuse, ou ne partagent plus l’esprit du projet. Resteront toujours McCrea, voix, songwriter et moteur du groupe, et Di Fiore et sa trompette essentielle pour la couleur de Cake…En 1996 sort le second album, « Nugget Fashion ». Le disque atteint la 36ème place du Billboard, le single « The Distance » la 35ème. Surtout, le second single, « I Will Survive », fait connaître le groupe de l’autre côté de l’Atlantique. Le groupe confirme en 1998 avec « Prolonging The Magic », et suscite l’intérêt de Columbia: c’est ce label qui sortira les deux albums suivants, en 2001 et 2004. Le groupe met en place un système de tournée inhabituel: avec l’Unlimited Sunshine Tour, Cake propose un mini festival itinérant avec des groupes « amis »: Modest Mouse, Cheap Trick, Flaming Lips, De La Soul,…

Après « Pressure Chief », en 2004, l’accord avec Columbia est rompu. Cake reprend une pleine autonomie en créant son propre label, Upbeat Records. Ce qui convient assez bien, finalement, avec l’esprit dans lequel travaille McCrea. Et à son rythme: Cake va prendre le temps, six ans, pour enregistrer son sixième album, dans son studio -alimenté par l’énergie solaire- de Sacramento. Beau résultat pour « Showroom Of Compassion »: le disque atteint le haut du Billboard…Pour la première fois, et malgré des ventes moins importantes qu’à l’époque de « Nugget Fashion » et « Prolonging… ». Le public de Cake est fidèle. Et le groupe n’est pas avare en concerts. Pour les enregistrements, par contre…Depuis « Showroom… » en 2011, plus rien. 

Un silence discographique qui vient d’être rompu avec le single « Sinking Ship »: McCrea a annoncé que c’était le premier d’une série qui précéderont la sortie d’un nouvel album. Avec ce nouveau single, Cake confirme sa forte personnalité musicale et son écriture acérée: « Sinking Ship » est un titre évoquant l’état préoccupant dans lequel se trouve notre monde. A noter que les bénéfices dégagés par ce single iront à l’organisation Médecins Sans Frontières. Cake est un groupe engagé: il est un soutien actif de candidats Démocrates au Congrès dans le scrutin qui s’annonce…

 

 

A suivre – The Velvet Hands

Posted: 3rd novembre 2018 by leo in A suivre...

Cabbage, Shame, Idles,…Une séduisante génération de jeunes gens en colère se fait lentement mais surement une belle place dans le paysage rock britannique. Des groupes qui mêlent création musicale et réflexion sociale, avec plus ou moins d »engagement.
A ceux dont il était question plus haut viennent s’ajouter The Velvet Hands. Venus des Cornouailles, installés à Londres, ils ont connu ces douze derniers mois un riche parcours: scènes, singles, bel accueil de la critique (notamment d’animateurs d’émissions phares de la BBC), et un premier album.
Leur son est rugueux, leur attitude tranchée. Le NME les qualifie de « bolshy ». Disons, en français, rebelles et radicaux. Explicites, aussi. Pour se définir, les membres des Velvet Hands parlent de garage Rock. On y discerne aussi l’influence d’aînés comme Clash ou les Stranglers…
Un des projets intéressants nés ces derniers temps, en tous cas: incontestablement « à suivre »…

 

The Specials – Nouvel album en vue…

Posted: 30th octobre 2018 by leo in Non classé

Les Specials sont de retour: ils annoncent un album pour février prochain. « Encore » sera le premier album de compositions originales depuis « Guilty Till Proved ». C’était en 1998. Surtout, c’est la première fois que l’enblématique frontman du groupe, Terry Hall, participe à un enregistrement des Specials depuis 1980. A ses côtés, Horace Panter et Lynvall Golding. Pas de Neville Stapple, par contre, victime de problèmes de santé, ni de Jerry Dammers. Celui qui fut le créateur du projet a toujours estimé hors de propos les reformations du groupe.

Retour aux origines: la fin de l’année 79, et l’année 1980, sont marquées par un spectaculaire « revival » Ska. Ce style de musique avait depuis longtemps laissé la place au Reggae. Et puis soudain toute une nouvelle scène ska va naître, avec comme locomotives Madness (« One Step Beyond ») et The Specials (« Gangsters »), derrière lesquels on trouve The Beat, The Selecter, Bad Manners,…Madness et les Specials se partagent donc le haut de l’affiche, mais s’expriment dans des registres fort différents. Pour Madness, ce sera l’humour, la bonne humeur. The Specials propose une musique plus rude, où le ska se mêle à des éléments empruntés au mouvement Punk. Ainsi, la guitare est mise en avant, alors que dans le ska traditionnel elle joue un rôle secondaire. Les textes et l’attitude aussi sont fort différents: les Specials sont plus « sérieux », ils parlent du monde dans lequel ils vivent, de ses difficultés, de la vie urbaine…On est assez loin de « Night Boat To Cairo » de Madness…Le créateur des Specials est Jerry Dammers. Il est aussi le fondateur du label Two Tones sur lequel le groupe est signé. Dammers est un homme engagé politiquement, notamment dans des combats pour l’intégration raciale ( Rock Against Racism). Intégration qui est à la base du logo du label, carrés blancs et noirs, et qui s’exprime par la présence au sein des Specials de musiciens noirs et blancs. 

Les Specials ont sorti un premier single, « Gangsters »: gros succès d’emblée. L’album ne tarde pas. il est produit par Elvis Costello. Il propose 14 titres: un album dense de morceaux réussis.Leur single n’y est même pas inclus. Ils fait se cotoyer des titres composés par Dammers (« Concrete Jungle », « Nite Klub »), et des reprises de titres plus anciens puisés dans le répertoire ska des 60s. Ainsi, l’original de « A Message… » date de 67, celui de « You’re Wondering Now » de 64,…La filiation avec le passé est aussi assurée par la présence de Rico Rodriguez au trombone: il a longtemps travaillé à la Jamaïque avant de gagner Londres au début des années 60. Et a fait partie des Skatalites. Côté « guests », on note aussi la présence aux vocaux féminins de Chrissie Hynde, des Pretenders. Et les Specials se singularisent par la présence de trois voix principales, Terry Hall, Neville Stapple et le guitariste Lynval Golding.

L’album atteindra la 4ème place du Top Uk, son succès, comme celui des singles débordera nettement sur le continent. Et côté single, précisément, « Too Much Too Young » paraît dans une version EP live, qui atteindra la 1ère place du Top Uk. En 1980, « More Specials » prolonge le succès du premier album. Mais rapidement des tensions se font jour: Hall, Golding et Stapple annoncent leur départ. Ils veulent changer de registre, faire autre chose. Autre chose, ce sera le trio Fun Boy Three. Avec de sympathiques singles entre 1981 et 1983 (« It’Ain’t What You Do », « Summertime », « Our Lips Are Sealed »,..Un parcours bref: Terry Hall met un terme au projet pour se consacrer à un autre, The Colour Field. Ce départ le brouille avec Stapple: c’est ce qui explique que Hall ne sera pas associé au retour du groupe dans les 90’s…

En 1981, Jerry Dammers réorganise « ses » Specials. Sous le nom de Special AKA, un album sort en 1984. Avec un tout gros succès, un single consacré à l’emprisonnement de Nelson Mandela. Ensuite, c’est une éclipse de dix ans: le groupe semble bel et bien enterré, chacun s’est tourné vers d’autres projets. En 1993, quelques membres des Specials sont contactés pour servir de backing group à Desmond Dekker. C’est le début d’une reprise d’activités. Reprise des concerts, notamment. Mais sans Hall. Et sans Dammers. Depuis lors, trois albums de reprises sont sortis (le dernier en 2001), et un album original en 1998. 

La suite, c’est un succès significatif des prestations live et le retour de Terry Hall, réconcilié avec Stapple. Une prestation remarquée à l’occasion des JO de Londres. Et cette idée de reprendre le chemin des studios. Résultat: l’arrivée de « Encore », qui suscite un bel intérêt médiatique et public. A noter le présence, au sein du groupe, d’un nouveau guitariste: Steve Cradock, ex-Ocean Colour Scene…

 

 

A suivre – Fling

Posted: 28th octobre 2018 by leo in A suivre...

Fling est un tout jeune groupe: âgés d’une petite vingtaine d’années, ses cinq membres viennent de Bradford, une ville située au beau milieu du Royaume Uni. Ils sont actifs sous le nom de Fling depuis l’an dernier. Signés par le label Dance To The Radio (Pigeon Detectives, Grammatics,…), ils ont à leur actif quelques singles qui leur ont permis, déjà, de faire preuve d’une belle personnalité. Leur son, ils le qualifient de « wonky ». On pourrait traduire ça par bancal, ou dingo. Il y a en effet une belle dose de fantaisie et de folie dans leur mélange de Psyche et de Glam. D’autant que l’attitude des jeunes musiciens, et les vidéos dont ils habillent leurs titres sont à l’avenant…L’ensemble est cohérent, et les singles qui s’enchaînent confirment le potentiel du projet. Les deux derniers, « Extra Special », et « Je T’Aime », sont deux des belles découvertes de cette année…A suivre, donc…

Toy – Un quatrième album…

Posted: 25th octobre 2018 by leo in Non classé

Le groupe Toy confirme qu’il est bien un des plus talentueux de ceux qui sont apparus au cours de cette décennie. Les Anglais ont déboulé sur le devant de la scène avec le bluffant single « Motoring » en 2012. Depuis lors, ils continuent à creuser leur chemin, entre Psyché, Kraut et Shoegaze.
La maturité grandit, l’esprit reste aventureux, et les albums se suivent, sans précipitation. Le quatrième arrive fin janvier. En voici un nouvel extrait, « Sequence One »…

Damon Albarn hyperactif: après deux albums en rafale des Gorillaz, il réanime The Good, The Bad & The Queen, le projet qu’il avait créé en 2006. Un Projet solo au départ, avec la complicité du producteur Danger Mouse, devenu un « supergroupe » réunissant Albarn, Paul Simonon (Clash), Simon Tong (Verve) et Tony Allen (Fela Kuti). Un album était sorti en 2007. Depuis, plus rien,
Et voici que s’annonce, pour la mi novembre un second album. Au quatuor s’ajoute, à la production, une autre « carrure », Tony Visconti.
La plage titulaire vient d’être dévoilée: « Merrie Land » est un titre sombre, mélancolique. C’est que le nouvel album, élaboré sur fond de Brexit, aura une tonalité assez « sérieuse ». Albarn s’y interroge sur ce que ça signifie d’être Britannique en 2018…

Beirut – Nouvel album, nouvelles escales…

Posted: 22nd octobre 2018 by leo in Non classé

Beirut de retour: un nouvel arrive au début de l’année 2019. Le précédent était sorti en 2015.
Premier échantillon : « Galliopli », un titre qui fait référence à une cité italienne. Zach Condon a en effet passe du temps du côté de la région des Pouilles au cours de l’élaboration de ce nouveau disque, en alternance avec New York et Berlin. Un album dont l’écriture à aussi été influencée par les retrouvailles avec un clavier Farfisa qui fut le premier instrument de Condon…
Une bonne nouvelle avec le single qui vient de sortir: le musicien n’a rien perdu de ses capacités d’écriture et de sa manière de créer des climats sonores…

 

The Rezillos – Entre Punk et dérision…

Posted: 21st octobre 2018 by leo in 70s, 80s

L’épisode punk de 76-77 fait un peu office de bouton « reset »: on remet les compteurs à zéro. En vingt années d’existence, l’univers rock s’est encroûté, institutionnalisé, il est devenu un phénomène culturel et commercial articulé autour d’un certain nombre de « géants ». Ceux-ci voient leur statut remis en question, une nouvelle génération veut renouer avec l’insolence des débuts. Concrètement, le mouvement punk sera lui-même rapidement récupéré, à quelques exceptions près, et recadré. Mais, tout aussi concrètement, il va permettre au Rock de se réinventer sur de nouvelles bases: de nouvelles pistes sont explorées par de nombreux jeunes musiciens qui profitent de l’ouverture qui s’est créée.

Parmi eux, de jeunes Ecossais, étudiants au College of Art d’Edimbourg. Alan Forbes et Jo Callis, sans guère d’expérience, créent en 1976 « leur » groupe, The Rezillos, avec d’autres étudiants. Et il vont explorer une des voies qui se sont ouvertes: le second degré et l’autodérision. Ce Rock qui est devenu adulte, certains vont s’exercer à en caricaturer les codes: les B 52s , les Cramps, les Ramones, les Flying Lizards, Devo, Gruppo Sportivo ,… Et les Rezillos. Leurs sources d’inspiration, c’est le Rock des 50s, le Swinging Pop des 60s, le Glam des 70s,…Leur son est nourri de Garage, rythmé, speedé…Suffisant pour qu’ils soient associés à la vague punk sans eux-mêmes le revendiquer. Ils n’en partagent pas les valeurs nihilistes: leur but est le divertissement.  Ils mettent en scène un imaginaire nourri de comics et de cinéma de série B. Forbes arbore un look très « rocker des 50s », coiffure d’époque et perfecto, parfois rose, et la chanteuse Sheilag Hynd est habillé à la manière des mannequins du Swinging London. Les membres qui passeront par le groupe adopteront des pseudos imagés, William Mysterious, Simon Templar, Max Atom,…

Ils multiplient les concerts au cours de l’année 1977, leur réputation grandit, et leur premier single, en août, « Can’t Stand My Baby », sorti par un label local, ne passe pas inaperçu. L’incontournable John Peel s’y intéresse, et ils font l’objet de sollicitations de labels importants. Ils choisissent Sire, qui possède à son catalogue les Ramones et les Talking Heads . Un nouveau single sort, « Good Sculptures »/ »Fliyng Saucer Attack », enregistré dans des conditions plus professionnelles. Et en février ’78 ils enregistrent à New York un premier album. Dont Sire, pour des raisons de stratégie interne, retarde la sortie jusqu’à l’été. Première source de tensions. A laquelle viennent s’ajouter des tensions internes quant au devenir du groupe. Le duo de vocalistes, Forbes et  Hynd, couple à la ville et à la scène, est isolé. Les autres quittent l’aventure. Non sans avoir, avec le single « Top Of The Pops », connu les honneurs d’un passage dans cette émission phare dont précisément ils se moquent. Le morceau atteint le top 20 anglais.

Forbes et Hynd se libèrent de leur contrat avec Sire. Une condition: ne pas utiliser l’appellation Rezillos. Ils créent The Revillos, avec un guitariste des premières heures, Hifi Harris, et à la batterie le frère de Forbes. Sous cette appellation, avec un line up changeant régulièrement, ils vont mener une honnête carrière qui se terminera en 1985.

Jo Callis, l’autre membre fondateur des Rezillos, va de son côté suivre une belle trajectoire: il est contacté pour intégrer le Human League « nouvelle version » mené par Phil Oakey. Et sera donc associé aux années de succès de ce groupe: déjà songwtiter principal des Rezillos, il participera aussi à l’écriture des gros succès de Human League, comme « Don’t You Want Me? »…

Au début des 2000″s, Forbes, Callis, Fyfe et d’anciens complices se retrouvent pour un concert. S’ensuivent d’autres prestations live, un single en 2009, et un album en 2015. Comme « carte de visite » pour le public jeune qui n’a pas connu la première partie du parcours du groupe, les Rezillos bénéficient de la présence d’un de leurs titres, « Somebody’s Gonna Get Their Head Kicked in Tonight ».