Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Yazoo – Un box de 4 vinyls en octobre…

Posted: 20th août 2018 by leo in 80s

Yazoo n’a existé que deux ans. Mais ce duo s’est durablement installé dans l’univers musical. D’abord parce que les titres qu’il a proposés il y a maintenant 30 ans gardent leur impact d’alors. Et puis parce qu’il a créé un son qui a considérablement influencé la dance électro dès les 80s. Et fait encore office de référence pour des groupes actuels.

Deux ans, deux albums: c’est par un coffret de quatre vinyls que va être résumé ce parcours, en octobre prochain: la réédition des deux albums, un album réunissant les 12 inches (plus un remix inédit) et un autre reprenant, pour la première fois, les deux « Peel Sessions » du duo…

Yazoo, c’est d’abord le projet de Vince Clarke. En 1981, il vient de quitter Depeche Mode sur fond de désaccords.  Des divergences de vue sur l’orientation à prendre par le groupe. Il semble que Clarke envisage plutôt de proposer des singles percutants, alors que les autres voient plutôt Depeche Mode comme un groupe d’albums. La suite en tous cas semble confirmer cet angle. Depeche Mode se stucturera autour d’albums élaborés, là où Clarke va enchaîner les singles efficaces. Au point d’imaginer en 1983, avec le projet The Assembly, un groupe qui changerait de chanteur pour chaque single. Autre différence: Depeche Mode va progressivement se plonger dans un univers plus sombre, surtout après l’arrivée d’Alan Wilder, alors que Clarke restera toujours dans le fun, l’entertainment.

Yazoo est donc le projet de Clarke, mais aussi le fruit de sa rencontre avec une jeune chanteuse, Alison Moyet. Une voix impressionnante, toute en Soul, qui va permettre un contraste intéressant avec les instrumentations synthé-pop de Clarke, plus froides. Le duo se constitue dès 1981, est signé par Mute, et le succès est au rendez-vous dès le premier single, en mars 82, « Only You/ Situation ». Le disque est n°2 du top Uk. Le succès se confirme avec un premier album, « Upstairs At Eric’s », et le single suivant, « Don’t Go ». Un morceau parfait. Qui s’impose en Angleterre, en Europe, et part à la conquête des Usa (où Yazoo devient Yaz, un Yazoo américain existant déjà). Précédé par « Nobody’s Diary », un second album sort en 83. Mais dès avant sa sortie, le duo annonce sa séparation. En plein succès, et en bons termes. Ils se retrouveront pour quelques concerts 25 ans pus tard.

Alison Moyet se lance, brillamment, en solo, avec un premier album en 84. Sa voix particulière y est placée dans un contexte plus classique, avec des orchestrations plus élaborées, des choeurs,..La carrière d’Alison Moyet s’est poursuivie depuis lors, avec des hauts et des bas, des problèmes de contrats aussi, et sans égaler le succès  international rencontré par les deux premiers albums solo. Mais Moyet est loin d’être une has been: en 2017 son album « Other » a atteint la 12ème place du Top UK.

Vince Clarke de son côté se lance dans le projet Assembly: un single, un chanteur. Avec l’ex Undertones Fergal Sharkey, puis Paul Quinn, de Bourgie Bourgie.Ca ne fonctionne que moyennement. Il lance alors Erasure, avec un chanteur inconnu, Andy Bell. Les hits s’enchaînent, et l’aventure continue encore aujourd’hui: en 2017, « World Be Gone » a atteint la 6ème place du Top Albums britannique. Et un nouvel album est sorti en mars dernier. Le 18ème pour Erasure. 

 

The Dream Academy – La parenthèse folk…

Posted: 17th août 2018 by leo in 80s

Les 80s, années « New Wave »…Mais pas seulement: au milieu d’un univers dominé par un répertoire synthétique, flamboyant, souvent dansant, un groupe anglais va cartonner avec un titre réservé, mélancolique, clairement marqué par le Folk. The Dream Academy connait un succès international avec « Life In A Northern Town ». A l’origine du projet, le chanteur-songwriter-guitariste Nick Laird-Clowes et le claviériste Gilbert Gabriel. Ils veulent créer un son nouveau en mêlant le Folk, avec des instruments « classiques », cordes, vents,… et la modernité de la New Wave, apportée par les synthés de Gabriel. Ils s’adjoignent la collaboration de Kare St John: c’est elle qui apporte la touche « insolite », avec les instruments qu’elle maîtrise, notamment le cor anglais…
Quatrième élément du cocktail qui se met en place: David Gilmour. Laird-Clowes le connait pour avoir joué dans un groupe dont faisait partie son frère. Le membre de Pink Floyd va coproduire le premier single et le premier album du trio.
« Life… » sort en mars 1985 en Angleterre. En novembre, c’est la sortie US. Et le succès rencontré en Europe est non seulement confirmé outre-Atlantique, mais il est même plus spectaculaire (7ème du Billboard). Le charme de la chanson fait mouche. The Dream Academy passe en TV (Saturday Night Live, Top Of The Pops, Mtv,…) et sort un premier album. Il bénéficie de l’engouement suscité par le single et séduit par ses qualités. Le groupe figure sur la BO d’un film à succès de John Hugues (« Ferris Bueller ») avec une reprise des Smiths et avec un extrait de l’album. Mais cette dynamique va assez vite retomber.
Deux albums sortiront encore, en 1987 et 1990, sans grand retentissement. Et en 1991, Gabriel et St John s’en vont vers de nouveaux projets. Et Laird-Clowes ne prolonge pas l’existence de The Dream Academy. Il va collaborer avec Gilmour pour l’album « The Division Bell » de Pink Floyd, et réaliser quelques BO de films. Kate St John, de son côté, collaborera notamment avec Van Morrison, Bill Nelson ou Marianne Faithfull.

 

A suivre – HOO HAs

Posted: 16th août 2018 by leo in A suivre...

De l’importance de bien choisir le nom de son groupe: il arrive que l’aspect inhabituel du nom d’un groupe donne envie d’écouter son single. On se dit que si le nom est original, le son le sera peut-être aussi.
Exemple avec HOO HAs . Et si ça ne marche pas a tous les coups, ici ça fonctionne: « Rantra » est un titre convaincant, nourri d’influences Postpunk, Cold Dance, basse entêtante et beau phrasé du chanteur, entre recitatif et chant…
Ne en 2016 à Londres de la rencontre de deux musiciens du Kent et de deux Londoniens, HOO HAs a à son actif un ep et quelques singles. A suivre…

Count Five – Psychotic Reaction…

Posted: 15th août 2018 by leo in Non classé

Milieu des 60s, aux Etats Unis: la scène rock bouillonne. Des groupes de collégiens, il y en a à foison. Ceux qui arrivent à sortir un disque sont déjà moins nombreux. Et ceux qui rencontrent le succès sont plus rares. Count Five fait partie de ces derniers, avec un single qui atteint la 5ème place du Billboard US, en 1966. Mais alors que la plupart de ces musiciens chanceux tombent dans l’oubli le plus complet, le nom de Count Five a survécu malgré la brièveté de son parcours. C’est que le single dont il est question, « Psychotic Reaction », a acquis la dimension un peu particulière de disque emblématique du Garage Psyché-Punk. Une dimension qui s’établit au début des 70s: le journaliste rock Lester Bang utilise le titre du single comme titre d’un livre. Et le morceau figure sur la mythique compilation « Nuggets – Artyfacts From The Psychedelic Era », parue chez Elektra, qui rassemble une série de groupes considérés comme les précurseurs du Punk et de la vague Psyché. Une compil qui va exercer une grande influence sur les jeunes générations des 70s, relayée par la série « Pebbles »…

Retour sur le parcours de Count Five: en 1964, John Michalsky et Roy Chaney, deux collégiens de San Jose, en Californie, se lancent dans la musique. Ils s’adjoignent quelques comparses, dont le chanteur John Byrne, né en Irlande. Après quelques hésitations, les cinq jeunes gens – ils ont entre 17 et 19 ans – se choisissent Count Five comme nom. Allusion au comte Dracula: ils se produisent sur scène avec de grandes capes sombres…Ils font la tournée des soirées du coin, avec un mélange de reprises (Yarbirds,…) et de compositions personnelles. « Psychotic Reaction » est une de celles ci: un morceau composé par Byrne, retravaillé en commun. Et qui ne passe pas inaperçu lors de leurs prestations scéniques: ce titre tendu, nerveux, est marqué par de nets changements de rythme, des ruptures…Il attire l’attention d’un label de Los Angeles. Le disque sort en 1966. Et finit par atteindre cette étonnante 5ème place du Billboard. Le groupe passe à la télé, et abandonne au passage les capes. Un album sort dans la foulée: des compositions du groupe et deux titres des Who. Mais la réussite du single ne se prolonge pas pour les morceaux suivants, distillés au fil des mois par leur label. Et les jeunes musiciens ne s’obstinent pas vraiment: ils choisissent de privilégier leurs études. En 1969, c’est terminé.

 

Vendredi arrive le nouvel album de Death Cab For Cutie, 20 ans après le sortie du premier, « Something About Airplanes ». Cet album est le premier auquel n’a pas collaboré Chris Walla, compagnon de route de Ben Gibbard depuis les débuts du projet, c’est aussi le premier auquel sont associés Dave Depper (guitare) et le claviériste Zac Rae. « Thank You For Today », c’est le titre de ce nouveau disque, arrive 3 ans après « Kitsungi ». Depuis lors, la seule production de Death Cab For Cutie a été l’excellent single « Million Dollar Loan », sorti dans le cadre de la campagne « Anti-Trump », 30 Songs, 30 Weeks…

C’est en 1997 que Ben Gibbard lance ce projet parallèle à son travail au sein du groupe Pinwheel. Avec une première production sous forme de K7. Walla est déjà de la partie. Le bel accueil que reçoit cette production amène Gibbard a sauter le pas: Death Cab For Cutie devient un groupe, et c’est à celui-ci qu’il se consacre entièrement. Quelques albums sortis sur un label indie connaissent un succès grandissant, et le groupe signe en 2004 avec Atlantic. C’est le début d’une seconde carrière plus exposée, avec en 2005 l’album « Planes ». 

Gibbard et Walla imposent un style personnel: un son, sophistiqué, et un univers consacré à l’observation de la vie et de ses aléas. C’est dans cette même veine que continue Gibbard avec le nouvel album. L’esprit de celui-ci pourrait être défini par cette phrase, extraite d’un des morceaux: « When you look in the mirror, do you see/ The kid that you used to be? »

 

Un clin d’oeil au futur antérieur, et une performance live assez étonnante…En 1978, Kraftwerk sort un de ses albums fondamentaux, « The Man Machine ». En 1998, l’assemblage de la Station Spatiale Internationale débute. En 2018, le groupe allemand et un de ses compatriotes, spationaute actuellement en mission sur l’ISS, interprètent en duplex un titre de l’album « The Man Machine », le bien nommé « Spacelab »…

Cela se passait à l’occasion d’un concert de Kraftwerk à Stuttgart. En fin de prestation, une liaison vidéo a été établie entre la salle de concert et la station situé environ 400 kilomètres plus haut. Alexander Gerst, chercheur et fan du groupe,  jouait sur un logiciel synthé pour tablette. Il a aussi donné quelques explications au sujet de l’ISS qu’il a qualifié de « man machine ». Il a évoqué les nombreuses expérimentations qui y sont menées en vue de dégager des innovations pour la vie quotidienne du futur. Et a souligné le caractère international du projet…

Bowie encore dans l’actualité musicale…Cette fois pour la sortie en single d’une version retravaillée de « Zeroes », un titre au départ paru sur l’album « Never Let Me Down », en 1987. Un titre qui précède l’arrivée en octobre d’un nouveau copieux coffret consacré au répertoire de Bowie. Le 4ème coffret de cette série chronologique, consacrée cette fois à la période 1983-1987. Une période marquée par une série de succès commerciaux significatifs pour un Bowie qui propose un son tonique et accessible. Ca commence avec l’album « Let’s Dance » et des singles comme la plage titulaire, « China Girl » ou « Modern Love ». Ca se poursuit avec « Blue Jean », puis le Live Aid, en 1985, et des collaborations avec Mick Jagger, pour une reprise de « Dancing In The Streets », et Pat Metheny (« This Is Not America »). Bowie est également acteur, dans le film « Labyrinth », et dans « Absolute Beginners », flop cinématographique mais succès musical avec le single de la BO. 

En 1987 sort « Never Let Me Down ». Un disque dont Bowie dira plus tard qu’il ne le satisfaisait pas. En 2008, il avait confié au producteur McNulty le soir de retravailler un des singles de ce disque, « Time Will Crawl ». Et lui avait suggéré de retravailler tout l’album. Ce qui sera bientôt chose faite puisque dans le coffret, à côté de la version de 1987, on trouvera une version nouvelle de l’album. Le single « Zeroes 2018 » est un premier exemple de ce travail. Un retour à plus de simplicité avec une production plus sobre, qui évoque le Bowie des 70’s…

 

David Bowie – The First Five Years…

Posted: 20th juillet 2018 by leo in 60s

En 2013, la BBC consacrait un documentaire, « Five Years » à David Bowie. L’an dernier, après la disparition de l’artiste, la même BBC proposait « The Last Five Years », un documentaire qui retraçait les dernières années, sombres et brillantes, du parcours de l’artiste. L’an prochain, une troisième pièce viendra s’ajouter aux deux premières: « The First Five Years » s’intéressera aux débuts de Bowie. Les années qui ont précédé son accession au premier plan de la scène musicale…

David Jones (il ne deviendra Bowie qu’un peu plus tard pour éviter toute confusion avec Davy Jones des Monkees) débuter son parcours en 1964. Il est âgé de 17 ans. Il va multiplier, sans grand succès, les expériences dans divers groupes: The Kingbees, The Konrads, The Lower Third,…Jones se situe dans la mouvance Mod, il se mesure au répertoire Rythm ‘n Blues comme beaucoup de jeunes musiciens britanniques. Déjà il se fait remarquer pour son look: ses longs cheveux, en particulier, lui valent d’être interviewé par la BBC.

Le jeune Jones/Bowie est un artiste en devenir. Ambitieux: il se voit déjà en « star ». Curieux: il explore de nombreux domaines: le théâtre, le mime, la littérature. Des singles sortent, avec un insuccès assez constant. Mais il persévère, et propose des compositions de plus en plus abouties. De plus en plus personnelles, aussi. Au point que Decca/Deram publie un premier album en 1967. Un disque à l’univers incontestablement intéressant: Bowie y propose des tranches de vie mises en musique avec une belle imagination, des orchestrations inhabituelles, l’utilisation de cuivres,…Son écriture évoque celle des frères Davies (Kinks), de Syd Barett,…Ce premier album est pourtant un nouvel échec. Et Decca ne renouvelle pas l’opération. Au moment où David Bowie sera devenu un artiste célèbre, quelques années plus tard, Decca le ressortira à plusieurs reprises. Mais les titres de cette époque ne toucheront guère qu’une audience réduite: trop différents du Bowie du milieu des 70’s, et, pour des raisons de droits, absents des futures compilations. Ils méritent cependant d’être (re)découverts…

Le premier déclic, pour Bowie, ce sera une belle conjonction entre une de ses compositions, « Space Oddity », et l’actualité: en 1969 la BBC utilise ce morceau pour accompagner sa couverture de l’aventure lunaire d’Appolo XI. Le single entre dans le top britannique…

 

Un petit tour du côté de l’été 1973. On jette un coup d’oeil sur le chart UK du 18 août. Dominé par un des leaders du mouvement Glam: « I’m The Leader Of The Gang » est le titre du morceau de Gary Glitter. Alias Paul Gadd. Après quelques années peu fructueuses, il décide de devenir Gary Glitter, « Edgar le brillant »…Tout un programme, qui illustre bien son nouveau personnage médiatique: vêtement excentriques et effectivement brillants, bottines à plate forme, il propose des singles dynamiques, basés sur un rythme basique. Et ça fait mouche: de 1972 à 1974, il place huit titres dans le top 3, dont trois  n° 1…La razzia « Glam » est totale,avec Sweet, T Rex, Slade et Suzy Quatro. Cette jeune américaine est cette semaine là 3ème avec « 48 Crash », imposant son surprenant personnage de chanteuse « dynamite ». Entre Glitter et Quatro, en n°2, d’autres américains, mais dans un style plus posé: les Carpenters, Karen et Richard, frère et soeur, proposent une ballade nostalgique, « Yesterday Once More », qui sera reprise en français par Claude François. L’énergie, sans fioritures, on la retrouve avec Ray Dorset et son groupe Mungo Jerry. Avec « Alright, Alright, Alright » (une reprise du « Et moi, et moi, et moi » de Dutronc), ils renouent avec le succès qu’ils avaient connu en 1971 avec « In The Summertime ».                                       

 Une mode s’annonce, une autre s’essouffle: le duo Medicine Head représente la vague Hippie finissante avec « Rising Sun », un duo tout en coolitude, guitare et étrange guimbarde.Pour la petite histoire, un an avant Pink Floyd, ils intitulent un de leurs albums « Dark Side Of The Moon »… La vague montante, c’est celle du Disco. Les américaines de First Choice- elles viennent de Philadelphie-et pratiquent une Soul qui contient pas mal d’éléments qui seront ceux du Disco. 

Une famille américaine est représentée deux fois dans le classement, les Osmonds. Les Osmonds, c’est six frères et une soeur, impliqués dans un mouvement religieux (ils considèrent leur carrière dans la chanson comme une mission), qui se produisent sous différentes formes: en groupe ou en solo. Avec des « spécialités »: Mary, la fille romantique, Donny, l’ado charmeur, Little Jimmy, le gamin prodige,…Au milieu des 70s, ils font l’objet d’une véritable « Osmondmania » en Angleterre. 

L’ex Beatles Paul Mc Cartney retrouve le producteur George Martin avec un titre écrit pour la BO du film « Live & Let Die », de la série James Bond. Un gros succès pour les Wings qui connaissent une année 73 particulièrement chargée. Et réussie, avec ce titre, et les singles qui annoncent l’album « Band On The Run ».

 Enfin épinglons encore la présence, habituelle, de Slade avec « Skweeze Me Pleeze Me », qui sera leur cinquième n°1 alors qu’il avait été enregistré sans qu’il ne soit prévu de le sortir. Une simple fantaisie interne au groupe qui arrivera en tête des charts…

 

Coup d’oeil sur quelques projets intéressants apparus ces derniers temps. Cerains ont d’ailleurs été déjà abordé via la page Facebook d’Each Day a Song…Un petit tour en Espagne, tout d’abord, avec un nouveau nom qui vient s’ajouter à ceux de Hinds et des Parrots: Baywaves. Ces Madrilènes utilisent le terme d’Hypnopop pour définir leur style. Et proposent comme référence The Avalanches. Chatoyant et séduisant…

De leur côté, les New Yorkais de Bodega, découverts en début d’année, sortent déjà un premier album. Leur registre: son tendu et engagement politique. Côté références, on lorgne vers le Postpunk de Gang of Four ou de The Fall. Ce qui n’empêche pas les jeunes Américains de savoir manier l’émotion. C’est le cas avec leur dernier single, un titre dédié à un copain disparu…

Univers très différent avec Fling: ce groupe anglais -il est originaire de Bradford- joue dans le registre de l’insouciance et de l’excentricité. Et sort un étonnant single parfait pour l’été. On reste en Angleterre, cap sur Leeds avec The Golden Age Of TV: cinq jeunes gens qui pour se définir parlent d’Art Rock. Ils ont sorti un single l’an dernier qui a eu la bonne fortune d’attirer l’attention de Huw Stephens. D’où une belle exposition radiophonique et une place sur la scène Introducing de la BBC pour le Reading-Leeds. Le nouveau single, le plus abouti du groupe, « Television », confirme l’intérêt qu’il suscite…

Enfin, un petit tour du côté de Kansas City avec Shy Boys, un quintet mené par les frères Rausch. Un son simple, dépouillé, et un beau sens des harmonies vocales.Pas mal d’autodérision, aussi. Un premier album est sorti en 2014. Le groupe lui donne un successeur en août…