Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Stephen Duffy – A trop se disperser…

Posted: 17th avril 2019 by leo in Non classé

A trop se disperser…Certains artistes restent tout au long de leur carrière attachés à un seul projet: Bono, c’est U2, Jagger, c’est essentiellement les Stones…Stephen Duffy, lui, a connu une carrière changeante, passant d’un projet à l’autre. Résultat: malgré une  trentaine d’années de carrière avec quelques succès plus ou moins importants, et de belles réussites musicales, il n’est guère connu du public…

Retour à la fin des 70s. Et première grande occasion manquée. Au cours de ses études à Birmingham, il fait la connaissance de John Taylor et de Nick Rhodes. Ils créent Duran Duran en 1978, Taylor à la guitare, Rhodes aux claviers, et lui au chant et à la basse. Duffy abandonne le projet en 79, tenté par d’autres aventures… Un an plus tard, Duran Duran, signé par Emi, entame la carrière que l’on connait, avec Simon Le Bon au chant…Plus modestement, Duffy, qui a créé le groupe Tin Tin, connait un premier succès avec le single « Kiss Me » en 1982, top 10, qui semble lui ouvrir la porte des Etats Unis. Expérience pourtant peu concluante et retour au Royaume Uni, où il devient Stephen Tintin Duffy. Une nouvelle version de « Kiss Me » lui ouvre à nouveau la porte des charts anglais: c’est un succès du printemps 1985, suivi par « Icing On The Cake ». Deux très belles productions, entre Pop et New Wave. Mais qui ne se confirment pas par la suite. D’où un nouveau changement de cap: Duffy sort un album assez expérimental avec Roger Freeman de Pigbag, sous le nom de Dr Calculus (encore une référence à l’univers d’Hergé) et crée en 1986 The Lilac Time, avec notamment son frère Nick: un excellent groupe d’Indie Pop teintée de Folk, qui sort trois albums chez Fontana…Beau succès d’estime, mais pas de résultat concluant. Et retour en 1993 à la case solo.En 1996, c’est la brève aventure du projet Me Me Me, avec Alex James de Blur et Justin Welch d’Elastica, et le beau succès de l’unique single, « Hanging Around ». Sans lendemain. Duffy reforme Lilac Time.

Les années 2000 vont lui permettre de décrocher un premier véritable succès d’envergure internationale. Mais c’est par l’intermédiaire de Robbie Williams. Duffy a dès 1987 mis son incontestable talent de songwriter au services d’autres interprètes. Et le « Radio » qu’il coécrit et coproduit pour Williams  est un véritable « tube », en 2004. D’où la poursuite de la collaboration pour l’album « Intensive Care », en 2005, avec le single « Tripping ». Huit millions de copies vendues. Et une belle tranquillité d’esprit pour Stephen Duffy qui continue son chemin avec The Lilac Time…

A noter qu’en 1999, il avait commencé à retravailler avec Nick Rhodes sur d’anciens morceaux de Duran Duran de 1978-1979, antérieurs à la période « néo romantique » du groupe. Avec des instruments de l’époque et des moyens techniques modernes, cette collaboration allait déboucher en 2002 sur un album publié sous le nom de The Devils. Un projet de plus…Et une fois encore de courte durée.

Third Man Records s’installe sur Bandcamp. Et pour marquer le coup, Jack White propose avec ses Raconteurs une cover d’un titre des 60s, créé par Donovan.
Une reprise intéressante, et une belle occasion de mettre en évidence un des créateurs les plus brillants et inventifs de cette décennie. Un personnage dont on ne parle étonnamment plus guère. On se penchera prochainement sur son parcours…

A suivre – Body Type

Posted: 14th avril 2019 by leo in A suivre...

Parmi les sorties récentes, un single particulièrement réussi qui permet de découvrir un groupe plein de promesses, Body Type. Un groupe 100% féminin: quatre Australiennes qui proposent un son simple et percutant. Une particularité: les parties vocales sont partagées.
« Free To Air » précède un second ep qui arrive le 3 mai chez Partisan Records.
Le parcours de Body Type n’en est qu’à ses débuts. Mais fort de quelques singles, le groupe a été invité à se produire au récent SXSW. A suivre, donc…

Vintage mais d’actualité: le groupe californien The Sure Fire Soul Ensemble reprend, chez Colemine Records, un titre sorti à l’origine en 1973. A l’époque, The Honey Drippers avaient sorti « Impeach The President » sur fond de crise du Watergate. Aujourd’hui, le titre ressort, avec une cible nouvelle.
Un morceau qui semble familier: il a au fil des années été un des titres les plus utilisés sous forme de sample, d’Eric B & Rakim, dans les 80’s, à J. Cole récemment, en passant par Stevie Wonder, Prince, Amy Winehouse, Ronny Jordan, George Benson, et tant d’autres (voir ci-dessous 45 exemples…)…

Her’s – Fin brutale…

Posted: 1st avril 2019 by leo in Rayon "frais"

Quand on évoque la disparition d’un pionnier de l’aventure du Rock, on se dit que c’est finalement dans l’ordre des choses. Personne n’est immortel. Et on se souvient des moments forts de son parcours. Face à la disparition de musiciens comme ceux qui formaient le groupe Her’s, c’est différent. Et ce sont les promesses d’une belle histoire interrompue qui viennent à l’esprit. Stephen Fitzpatrick et Audun Laading ont perdu la vie il y a quelques jours dans un accident de la route, en Arizona, alors qu’ils effectuaient un tournée aux USA…

L’Anglais Fitzpatrick et Laading, un Norvégien, avaient créé leur duo en 2015, à l’issue de leurs études au Liverpool Institute for Performing Arts. Et Her’s s’était assez rapidement fait remarquer pour son style particulier, au fil des premiers singles, des chroniques servies par un son imaginatif, détendu, avec un beau sens de l’humour et une voix tout à fait originale. Une compilation, « Songs of Her’s » avait rasssemblé, en 2017, ces premières productions, et un premier « vrai » album, « Invitation to Her’s », était sorti en 2018. Rapidement pointé comme groupe « à suivre », Her’s était un de ces groupes anglais « nouvelle génération » promettant, vu l’intelligence de leur démarche, de belles choses à venir…

A quoi se mesure l’importance d’un artiste?.. Le moment de sa disparition apporte souvent une réponse à cette question. Scott Walker vient de disparaître, à l’âge de 76 ans. L’info n’a pas vraiment fait la une des bulletins d’infos: son nom n’évoquait pas le parcours d’une star. Par contre, les hommages de musiciens se sont multipliés, pour dire l’importance que Walker a eu pour eux, de Thom Yorke à Marc Almond, en passant par Anton Newcombe, David Sylvian, ou Midge Ure. L’ombre de ce musicien pourtant discret a toujours plané au dessus de parcours comme ceux d’Alex Turner, de The Auteurs, de Pulp, de Divine Comedy…

Scott Walker, en réalité Scott Engel est né physiquement dans l’Ohio. Il est né musicalement à New York, s’est enrichi artistiquement à Los Angeles, a connu le succès à Londres, et s’est définitivement installé dans la capitale anglaise, allant jusqu’à prendre la nationalité britannique. Scott Walker a connu les lumières du succès, au sein des Walker Brothers, au milieu des 60’s. Une sorte de réponse californienne au Beatles. Un succès qui va finir par encombrer Walker, entre passages tv, fans déchaînées, jeu du show-bizz…En 1967, il s’émancipe des Walker Brothers, et propose des créations nettement plus personnelles, et plus ambitieuses artistiquement. Un virage à 180°. Ses albums simplement intitulés « Scott », 1, 2, 3 et 4, rencontrent un bel accueil en Grande Bretagne. Les orchestrations sont élaborées, et Walker met sa voix particulière au service de compositions personnelles. Il entreprend aussi de faire connaître aux Britanniques, le répertoire de Jacques Brel . Un artiste qu’il admire, de même qu’il porte un grand intérêt à la culture francophone. Il communiquera cet intérêt à David Bowie. En anglais, les textes de Brel prennent vie grâce aux traductions de Mort Shuman.

Mais l’impact de ses productions va devenir progressivement plus confidentiel. Walker lui-même s’oriente vers une vie de plus en plus retirée. Pourtant, au fil des décennies, il continue à créer, à produire. Des albums parfois difficiles, volontiers expérimentaux, des bandes originales de films,… Ses deniers albums sont sortis chez 4AD, souvent difficiles d’accès. 

En 1981, alors après une reformation peu concluante des Walker Brothers au milieu des 70s, Julian Cope (Teardrop Explodes) entreprend de mettre en lumière le répertoire de Walker en publiant une compilation. La « jeune génération » montre son intérêt pour ce discret talent. On le trouvera à la coproduction d’un album de Pulp…Walker disparaît, et c’est une triste mais bonne occasion pour (re)découvrir son parcours discret et atypique…

Un 18ème album pour The Brian Jonestown Massacre, et pourtant un album dont le titre est le seul nom du groupe. Un peu comme un premier disque. Et pourtant, cette nouvelle production n’est qu’une nouvelle étape dans un parcours déjà bien fourni. 

 BJM n’est pas un nouveau venu: ce projet mené essentiellement par Anton Newcombe est né à la toute fin des 80s, à San Francisco. Et a derrière lui un cheminement pour le moins chaotique. Changeant sans cesse de line up (une soixantaine de personnes y sont passées à un moment ou l’autre), tributaire de l’état d’esprit de l’insaisissable Newcome, BJM s’est forgé une solide réputation  de groupe résolument indépendant, volontiers provocateur, imprévisible et multipliant les expériences et les influences, mêlant Psyché, Shoegaze, Blues, Folk, Krautrock, introduisant progressivement les sonorités électroniques dans son registre…Autre particularité: BJM est prolifique et a au cours des dix premières années de sa carrière, entre 1993 et 2003, sorti 11 albums, dont 3 pour la seule année ’96…Depuis le début des 2000s, le rythme s’est ralenti, Newcombe semble s’être lui-même apaisé…Il est sorti d’un dangereux processus d’autodestruction, et  s’est installé à Berlin. C’est là qu’il a peaufiné la réalisation du brillant « Revelation » en 2014.  L’homme s’est assagi, mais n’a rien perdu de sa capacité d’écriture. Depuis son installation à Berlin, il a sorti un album chaque année, et multiplié les collaborations avec d’autres artistes. Il a ainsi travaillé sur le très bel album de Tess Parks, et collaboré avec les Français de Liminanas. Il a aussi consacré un disque au cinéma français de l’époque Nouvelle Vague, avec comme invitées SoKo et Asia Argento.

Le 18ème album qui vient de sortir ne surprendra pas les amateurs de BJM: Newcombe y développe le style qui est sa marque de fabrique, et c’est brillant et envoûtant…

 

Dick Dale – L’invention d’un son…

Posted: 20th mars 2019 by leo in Non classé

La disparition d’un « inventeur de sons »: Dick Dale était un de ces musiciens pas forcément très connus qui ont, au cours des 60s, expérimenté des sonorités qui ont influencé par la suite d’autres générations, et permis l’éclosion de nouvelles tendances. Un peu comme Link Wray et son art précurseur de la distorsion, récemment remis en évidence par Dan Auerbach…
C’est aussi au niveau de la sonorité guitaristique que Dale à ouvert des pistes. On le considère généralement comme le créateur du Surf Rock, bref mouvement musical du milieu de la décennie. Dale a poussé très loin les ajouts d’effets, et l’amplification électrique des guitares, en collaboration avec Fender…
Une carrière discrète, et, heureusement, une redécouverte tardive grâce à la présence d’un titre de Dick Dale & The Del Tones dans la boîte du film Pulp Fiction de Tarantino. Un morceau dans lequel transparaît une autre caractéristique de ce musicien ne à Boston d’un père libanais: l’utilisation de sonorités moyen-orientales…

A suivre – Grim Streaker

Posted: 19th mars 2019 by leo in Non classé

« Today In New-York », un single explosif d’à peine 2’20 »: c’est le nouveau titre dévoilé par, Grim Streaker, un jeune groupe new-yorkais dont le premier album, « No Vision », produit par Mike Kutchman (Parquet Courts, Wall, Bush Tetras,. ..), arrive le 17 mai.
Grim Streakers fait partie de ces groupes qui, ces derniers temps, ressuscitent l’énergie de la scène punk et postpunk de la fin des 70s. Il ne s’agit pas d’un « revival » qui ne serait que formel: Grim Streakers, comme Cabbage, Fontaines DC, Shame,…a des colères à exprimer. Et ces jeunes groupes en arrivent naturellement à utiliser le même son « énervé » que leurs prédécesseurs. On parlera plutôt d’un héritage naturel, d’un dialogue sonore au-delà des décennies d’écart…
Et cet héritage. Grim Streakers l’assure avec un bel aplomb, grâce, notamment, à l’énergie déployée par sa chanteuse, Amelia Bushell, une Britannique installée à New York depuis quelques années…

Alvin Stardust – Glam Rock’n Roll…

Posted: 8th mars 2019 by leo in Non classé

1973 : Bernard William Jewry goûte enfin au succès. Un succès relativement éphémère, mais spectaculaire. C’est sur lui que Peter Shelley (rien à voir avec celui des Buzzcocks) porte son choix pour donner  vie au titre qu’il vient d’écrire : « My Coo Ca Choo ». Shelley est présent depuis près de 10 ans dans le paysage musical britannique: songwriter, producteur, chanteur et musicien, il a aussi oeuvré comme découvreur de talents pour Decca: ses « trouvailles »: Amen Corner, ten Years After, les futurs King Crimson. Il vient de quitter Decca pour créer son propre label, Magnet. Et écrit « My Coo Cachoo », qu’il interprète lui-même, sous le pseudonyme d’Alvin Stardust. Mais quand il s’avère, très rapidement, que le single sera un succès, il décide de « déléguer » le rôle de figure de proue. Shelley est un homme qui se sent plus à l’aise en coulisses. Il choisit  Jewry qui va donc se présenter sous l’identité d’Alvin Stardust. Ce n’est pas son premier avatar : au début de la décennie précédente, il s’appelait Shane Fenton….

Un petit retour en arrière s’impose. 1961 : un jeune groupe, Shane Fenton & The Fentones est remarqué et sélectionné pour une audition. Le chanteur, Shane Fenton alias John Theackstone, décède. Sa mère encourage le groupe à quand même saisir sa chance, en demandant, en mémoire de son fils, que soit maintenu le pseudo de Shane Fenton. Il faut donc un « nouveau Shane Fenton » : ce sera un membre de l’entourage du groupe, Bernard Jewry. Pratiquant un Rock gentillet, dans la mouvance des Shadows, des Everly Brothers, les Fentones enregistrent quelques succès modestes avant de jeter l’éponge en 1963. Jewry poursuit en solo une carrière plus que modeste. Jusqu’à sa rencontre avec Shelley. Il devient Alvin Stardust et propose un personnage inhabituel sur la scène Glam alors triomphante. A l’opposé d’artistes au look souvent décadent, androgyne, Jewry/Stardust campe une sorte de rocker un peu anachronique : coiffure héritée des 50s, veste de cuir, allure sévère, il propose une rencontre entre un Rock’n Roll dans la lignée des Fentones et un habillage Glam, notamment au niveau des percussions. Par certains aspects, il est proche d’une des stars du mouvement, Gary Glitter. Lui aussi rocker « glamourisé ».

« My Coo Ca Choo », morceau simple et percutant, connaît un succès immédiat. En Angleterre, mais aussi sur le Continent. La collaboration avec Peter Shelley continuera, le temps de quelques titres, à s’avérer payante. Puis l’engouement du public s’estompe. La vague Glam retombe, ses acteurs s’effacent souvent. Stardust continue lui un parcours discret. Une seule exception : le succès de « Pretend » au début des 80s, quand il signe chez Stiff Records. Jusqu’à sa disparition, en 2014,, Jewry/Fenton/Stardust poursuivait une honorable carrière consacrée au revival Rock’n Roll, en bénéficiant d’une notoriété que lui assurait « My Coo Ca Choo ». On le voyait aussi à la télévision, comme acteur. 

De son côté, Shelley a connu, avec Magnet Records, de nouvelles belles réussites, avec des artistes aussi différents que Silver Convention (Soul Disco), Bad Manners (Ska), Matchbox (Revival Rockabilly) Chris Rea et Kissing The Pink (New Wave). En tant qu’artiste solo, il n’a guère eu de succès, mais a créé un personnage animé, Robotman, qui a eu son heure de gloire sur le petit écran aux USA…