Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

1948: Columbia Broadcasting System -CBS- lance un nouveau format de disque: le 33 tours (33 révolutions par minute), aussi appelé le Long Playing étant donné sa capacité plus importante que celle du 78 tours, qu’il va concurrence et supplanter. Sa matière est aussi un progrès: son contact avec l’aiguille du lecteur est plus fluide, les bruits parasites diminuent. C’est la naissance d’un format nouveau: l’album. Une quarantaine de minutes pour découvrir la création d’un artiste…C’est une autre manière d’écouter…

En 2018, l’industrie du disque britannique a décidé de marquer cet anniversaire en créant un « National Album Day », en collaboration avec la BBC. Au delà de la célébration d’une date importante pour le secteur, il s’agit aussi de relancer l’intérêt pour le format « album » à une époque où les nouvelles habitudes d’écoute en streaming privilégient l’écoute par morceau et non plus par album.

Un top 40 des meilleures ventes d’albums au Royaume Uni a été établi par Official Charts, la société qui gère les hit-parades de ventes et de streaming. Une liste basée sur une analyse quantitative -le nombre d’exemplaires vendus- qui donne un bel aperçu de ce qu’on a pu écouter au fil des années. Le disque le plus ancien qui figure au classement est aussi celui qui occupe la première place: le « Sergent Pepper » des Beatles, avec 5,34 millions d’exemplaires vendus depuis 1967. Juste derrière, Adele (« 21 », en 2011, 5,11 millions), Oasis (« Morning Glory », 1995, 4,94 m), Pink Floyd (« Dark Side », 1973) et Michaël Jackson (« Thriller », 1982), tous les deux avec un score de 4,47 millions d’albums vendus. 

Complètent le top 10 Dire Straits (« Brothers In Arms », 1985), Michaël Jackson (« Bad », 1987), Fleetwood Mac (« Rumours », 1977), Amy Winehouse (« Back To Black », 2006) et à nouveau Adele (« 25 », 2015, l’album le plus récent du top 40).

On retrouve dans la suite du classement de gros vendeurs qui marquent ou ont marqué une époque: Ed Sheeran, deux fois, Coldplay, trois fois (le meilleur « score ») Take That, Spice Girls, Lady Gaga, Phil Collins. Et puis des présences plus surprenantes. Kings Of Leon, par exemple, avec « Only By The Night » (2008) à la 24ème place, la belle 31ème place du « Hope & Fears » (2004) de l’éphémère Keane, Alanis Morissette et son « Jagged Little Pill » de 1995 ou, à la 39ème place l’album de Tracy Chapman sorti en 1988. Dans l’autre sens, surprise de ne trouver qu’un album de U2, « The Josuah Tree » (1987), 29ème. Et l’absence des représentants de la vague New Wave et de gens comme les Who, Stones, Wings, Bee Gees, ELO,…

Près de la moitié des albums classés sont sortis après 2000, mais des productions plus anciennes sont de la partie. Si le « Sergent Pepper » des Beatles est le seul disque des 60’s, les 70’s par contre sont mieux représentées. Outre Pink Floyd et Fleetwood Mac, on point Simon & Garfunkel (« Sound Of Silence »), Jeff Wayne (« War Of The Worlds »), Meat Loaf (« Bat Out Of Hell ») et Mike Olfield (« Tubular Bells »). 

 

The Move – A cheval sur deux époques…

Posted: 11th octobre 2018 by leo in 60s, 70s, Non classé

Un petit tour du côté des 60’s, plus précisément la période de transition entre cette décennie et la suivante, avec The Move: un groupe originaire des Midlands, qui a connu une carrière ponctuée de succès significatifs concentrés sur une période assez courte. Neuf singles dans le top 20 en cinq ans pour The Move. Avec des espoirs, rapidement déçus, de conquête du marché américain…

Retour au milieu des 60s. La cité de Birmingham connaît une effervescence musicale remarquable. On parle de Brumbeat comme on avait parlé de Merseybeat pour Liverpool. Les groupes se multiplient, et connaissent la plupart du temps de bien brèves carrières. Quelques musiciens, ambitionnant un parcours plus solide, se réunissent pour créer en 1966 The Move : Roy Wood en est le songwriter attitré, Carl Wayne la voix, Trevor Burton s’occupe de la guitare, Ace Hifford de la basse, et Bev Bevan de la batterie. A noter que ces cinq musiciens déjà expérimentés sont capables d’assurer les vocaux et de changer d’instrument. Un groupe solide, donc, qui s’installe à Londres et qui va rapidement imposer sa personnalité et son Rock énergique. D’autant que le manager de ses débuts, John Secunda,  travaille d’une manière qui annonce celle, plus tard, de Malcolm MacLaren : faire parler de soi, en bien en mal, être présent dans les médias. Et The Move va donc se comporter de manière « spectaculaire » en live (un peu comme les Who), provoquer des scandales (une pochette qui lui vaut des ennuis judiciaires avec le premier ministre), et flirter avec la censure…Ajoutons à cela les textes ambigus  de Wood…

Et ça fonctionne : le premier single, « Night Of Fear », en décembre 1966, atteint la deuxième place du top anglais. Et ce succès se confirme au fil des mois. En 1968 sort un premier album. Une déception : The Move tente sans succès de se faire un nom aux Usa. Une tournée en première partie des Stooges ne donne rien de positif.                                                                                                                 Progressivement, le groupe s’est inséré dans la vague Psyché en vogue : il participe au premier festival Underground, en compagnie de Pink Floyd et Soft Machine.

Et insensiblement aussi, sa musique a évolué, devenant plus ambitieuse, élaborée, une direction prise par le compositeur attitré, Roy Wood. Et qui n’est pas partagée par d’autres membres du groupe. 1969 et 1970 sont deux années marquées par des changements de line up. Et en particulier par l’arrivée d’un autre ancien du Brumbeat, Jeff Lyne. Ce glissement vers un Rock Progressif, avec des instrumentations plus sophistiquées et un son moins rugueux, perceptible dès le deuxième album en 1970, préfigure la naissance d’Electric Light Orchestra. Un dernier album de The Move sort en 1971, suivi d’un EP d’adieu, « California Man », dernier succès du groupe en 1972. Dans le même temps, Wood et Lynne sortent un premier album sous le nom d’ELO en 1971. Une histoire s’achève, une autre débute. Et cette fois, le succès américain sera au bout. Sans Roy Wood qui quittera ELO après le premier Lp. Et s’engagera plein pot dans la vague Glam naissante avec Wizzard…

 

Joe Jackson annonce un nouvel album pour le début de l’année prochaine. Et sort un enthousiasmant single, avec lequel il semble vouloir renouer avec le punch de ses débuts…c’était il y a 40 ans: Jackson faisait partie de ce contingent de nouveaux venus qui profitaient de l’ouverture qui succédait à la tornade punk,
Jackson sortait en 1979, coup sur coup, deux albums passionnants illuminés par ses talents de songwriter et sa force vocale…
Par la suite, il n’a cessé d’explorer des registres différents, s’aventurant, au fil des années, du côté du Jazz ou du Classique…
Pour le nouveau disque annoncé pour 2019, il revient vers le son de ses débuts. Et démontre que les années n’ont pas eu raison de son énergie vocale…

Retour sur l’année 1979, une année déterminante pour Joe Jackson : après pas mal de temps passé dans l’ombre, des années de construction, il va enfin rencontrer le succès. Et sortir deux albums en l’espace de quelques mois. On découvre ce bonhomme plein d’énergie, et son style incisif, efficace…

David Ian Jackson- c’est son vrai nom- a consacré une bonne partie des 25 premières années de sa vie à sa formation de musicien. Très jeune, il apprend le piano. Il n’a que 16 ans quand il monte pour la première fois sur une scène. Il va, parallèlement à ses études musicales à la Royal Academy de Londres, jouer dans des groupes de reprises. Il sort de ses études en 1975 diplômé en piano, percussions, composition et orchestration. Un musicien accompli, donc, qui aura par la suite bien souvent l’occasion d’exploiter ces talents multiples. Là, on est en 1975. Jackson entre sur la scène musicale en intégrant des projets aux succès fort mitigés, qui ne durent guère longtemps. L’anglais va alors travailler dans le milieu des orchestres de cabaret pour financer la réalisation d’une démo…Il écrit, compose, rassemble quelques musiciens et enregistre cette démo qui lu servira de carte de visite. Il a quitté Portsmouth pour Londres : c’est là que sa création est remarquée. Avec pour conséquence la signature d’un contrat chez A&M. On est en août 1978. En novembre sort le single « Is She Really Going Out With Him? ». Sans succès.

Joe Jackson poursuit sa route. Le premier album, « Look Sharp », parait en janvier 1979, Jackson multiplie les passages dans les radios (notamment les incontournables sessions de John Peel),  et tourne, en Grande Bretagne, sur le continent et aux Usa. En juillet, c’est le déclic : « Is She Really… » atteint la 21ème place du Billboard américain. Un mois plus tard, le morceau ressort en Angleterre, et cette fois entre dans le top Uk, où il atteint le n°13…Les choses s’emballent : l’automne voit la sortie d’un second album, « I’m The Man », et du single du même titre. En février 1980, un autre single extrait du même album, « It’s Different For Girls », atteint le top 5 Uk.

Avec ces deux premiers albums fort semblables, Joe Jackson est catalogué au nombre des groupes qui proposent une musique marquée par le rénovation musicale opérée par la vague Punk : un Power Pop parcouru de différents influences, notamment celle du Reggae. Par la suite, le britannique, installé à New York, élargira considérablement son inspiration, et explorera au fil de ses albums suivants des registres sonores différents, avec bonheur: des orchestrations de plus en plus élaborées, des influences puisées dans l’univers du Jazz, un univers de plus en plus personnel, et un sens aigu de la composition lui permettront au cours 80’s de connaître de beaux succès des deux côtés de l’Atlantique, avec des albums comme « Jumpin’Jive », « Night & Day » ou « Body & Soul ». Par la suite, au cours des 90’s, il empruntera des chemins qui déconcerteront son public: ses productions seront nettement moins immédiates, tournées vers le Classique et le Jazz. 

Avec « Fast Forward » en 2015, il opère un retour vers des sonorités plus Pop Rock. Tendance qui, à l’écoute de son nouveau single, semble bien se confirmer. C’est en regardant en arrière sur son parcours de 40 années qu’il a enregistré son nouvel album, « Fool ». Avec un clin d’oeil au temps qui passe; l »enregistrement du disque a été terminé au cours du mois d’août. En 1978, c’est aussi en août que Jackson avait terminé celui de « Look Sharp »…

 

A suivre – Honey Moon

Posted: 9th octobre 2018 by leo in A suivre...

A suivre: Honey Moon, quatre jeunes Britanniques (un Londonien, trois « provinciaux »), trois ans d’existence et autant d’ep’s, et une personnalité qui s’affirme.
Pour qualifier leur son, les membres du groupe parlent de « jangly croon pop », et évoquent la rencontre entre Roy Orbison et Marc De Marco. Concrètement: un beau sens mélodique, un grain de folie et d’humour, et des références à la musique de la fin des 50’s, début 60’s, entre Doo Wop et Crooner. Une référence affichée ces derniers temps par quelques jeunes groupes. Une tendance de fond? A suivre aussi…

Fleetwood Mac est reparti sur la route pour une très longue tournée.
Avec un effectif remodelé. Lindsey Buckingham n’est pas de la partie. Un départ du semble-t-il à une mésentente sur le répertoire programmé pour cette nouvelle tournée.
Exit Buckingham, arrivent deux nouvelles recrues. Du solide: Mike Campbell, ex-complice de Tom Petty, et le Néo Zélandais Neil Finn (Crowded House, Split Enz)…
La tournée vient de débuter, et le groupe a manifestement décidé d’aller piocher assez loin en arrière dans son répertoire. Exemple avec « Black Magic Woman »: un titre de 1968, signé par Peter Green…
Au menu, aussi, des titres des nouveaux venus: le « Free Falling » de Tom Petty & The Heartbreakers, et le « Don’t Dream It’s Over » de Crowded House…

 

Un nouveau single pour Mark Knopfler: il annonce l’arrivée en novembre du neuvième album solo de l’ex-leader de Dire Straits. Un groupe qui faisait son entrée sur la scène musicale il y a juste quarante ans. Une entrée en mode mineur, et assez décalée par rapport au contexte de l’époque, pour un groupe qui allait devenir un des plus importants de la première moitié des 80’s. 

Retour en 1977: c’est à ce moment que se situe la gestation du projet, à Londres. Mark Knopfler y a rejoint son frère David, qui l’héberge. Autre occupant des lieux: John Illsley. Les trois hommes ont comme point commun le même intérêt pour la musique. Et l’envie de créer un groupe. Ils s’adjoignent un batteur, Pick Withers, et se lancent…L’histoire est plutôt banale. Sauf qu’ils sont en décalage avec le contexte qui les entoure. Le tourbillon punk a changé pas mal de choses, et l’après-Punk est surtout animé par de fort jeunes musiciens désireux de réinventer les choses, en faisant table rase du passé…

Mark Knopfler et ses comparses ne sont pas précisément de jeunes pousses. Ils ne sont pas loin de la trentaine et ont déjà pas mal bourlingué dans le monde de la musique, entre Blues et Pub Rock. Et, surtout, ils n’ont pas envie de bouleverser les choses. Leur style est assez classique, centré sur le jeu de guitares, et ne laisse, au début, pas de place aux synthés qui vont faire les beaux jours de la New Wave naissante. Difficile de cette manière d’intéresser des responsables de labels plutôt à la recherche de talents inventifs, innovants, transgressifs. Trop sages, les gars de Dire Straits. Et pourtant: sur une démo qu’ils font circuler, un titre tombe dans l’oreille d’un animateur de la locale londonienne de la BBC. Qui la passe régulièrement sur antenne. Il s’agit d’une première version de « Sultans Of Swing ». Ca déclenche l’intérêt d’un label; un premier album sort en 1978 sur Vertigo, produit par le frère de Steve Winwood. 

L’impact de ce disque est moyen en Angleterre. Mais l »efficacité du single « Sultans Of Swing », nouvelle version, va opérer sur le Continent, avant de traverser l’Atlantique puis de connaître, enfin, un gros succès au Royaume-Uni. On est en 1979. Une dynamique s’est mise en place: elle va bénéficier au second album, « Communiqué » qui sort en juin ’79. A ce moment-là, Dire Straits et son style particulier, évoquant Dylan et le Folk Rock US, se sont fait une place dans le paysage musical. Mieux: ce statut nouveau va permettre à Knopler de pousser plus loin ses ambitions musicales. Avec « Making Movies », en 1980, il propose une musique plus élaborée, des morceaux qui se donnent le temps de développer leurs ambiances, comme « Tunnel Of Love » et ses 8 minutes. Une tendance qui s’accentue sur « Love Over Gold », en 1982: plus de 14 minutes pour « Telegraph Road », ou les 6 minutes du tube « Private Investigation ». Et malgré la sophistication des morceaux, le succès commercial est au rendez-vous. 

Succès commercial plus important encore en 1985 avec « Brothers In Arms », le disque de tous les records pour le groupe: entrée directe en tête dans les charts, records de ventes, enregistrement digital -le CD prend son envol-, et rafale de hit-singles: la plage titulaire, « So Far Away », « Walk Of Life », et « Money For Nothing », premier titre diffusé sur MTV Uk, participation au Live Aid…

Dire Straits est devenu énorme. Et c’est probablement ça qui précisément va précipiter sa fin. Knopfler expliquera sa désagréable impression d’être alors estimé plus comme phénomène commercial que pour la qualité de sa musique. Après la tournée qui suit la sortie de « Brothers In Arms », Dire Straits est mis en veilleuse. Knopfler se consacre à la composition de musique pour des films, et crée The Nothing Hillbillies, un groupe aux accents country. En 1991, un ultime album de Dire Straits ne connaîtra qu’un succès moyen. Rien de comparable avec celui des disques précédents. Le groupe s’éteint définitivement en 1996. En mars, Mark Knopfler sort un premier album solo. Le neuvième arrivera en novembre prochain…Une carrière au long cours, plus discrète que celle de Dire Straits, centrée sur l’expertise du musicien…

 

 

Après « Bohemian Rhapsody », « Rocketman »: Dexter Fletcher poursuit dans la veine musicale avec sa nouvelle réalisation. Dans le rôle d’un Elton John jeune -on est dans la première moitié des 70’s, à la veille de la sortie de l’album « Honky Château », et du décollage de la carrière du chanteur- on retrouve Taron Egerton, un comédien britannique à la carrière naissante. Dans celui de son inséparable parolier, Bernie Taupin, on trouve Jamie Bell (Billy Eliott, le Tintin de Spielberg).
La sortie du film est annoncée pour l’été prochain.

Il y a des groupes qui rencontrent directement l’intérêt du public et des critiques. Il y en a qui fonctionnent différemment, et construisent leur parcours lentement mais surement. White Denim est de ceux-là.

Les Texans  sortent un 8ème album, et confirment leur belle trajectoire. Mieux, le groupe mêle un retour à ses fondamentaux et sa solide maturité. White Denim a changé de label, rejoignant City Slang (Calexico, Notwist, Broken Social Scene,…) et a repris plus clairement en mains son travail: « Performance » a été produit dans le studio du groupe par deux des membres fondateurs, Petralli et Terebecki. Le disque est une des réussites de 2018: un album passionnant, mêlant allègrement les influences. 

La naissance du groupe remonte à 2006. D’abord sous la forme d’un trio mené par James Petralli, puis d’un quatuor avec l’adjonction d’un second guitariste, le groupe propose une musique riche, variée, sous l’influence de plusieurs courants: l’inspiration de White Denim se nourrit de Blues, de Garage, de Progressive, de Jazz, de Heavy et de Psyché. Un mélange copieux, intelligemment digéré et dont le résultat est un son parfois difficile à cerner, changeant selon les titres, et clairement créatif. Avec un petit parfum venu du début des 70s: White Denim, s’aventure volontiers dans des univers sonores inhabituels…

Né à Austin, le groupe a élargi sa notoriété, grâce notamment à sa participation au local SXSW. La signature avec un label anglais lui permet de se faire connaître en Europe. Et, d’album en album, il confirme la pertinence de sa démarche musicale. En 2013, « Corsicana Lemonade » amène pour la première fois le groupe dans le Billboard. En 2016, nouvelle exposition intéressante quand un extrait de « Stiff » est choisi pour une pub pour la Nintendo Switch. 

Cola Boyy – Concentré de Groove…

Posted: 26th septembre 2018 by leo in Rayon "frais"

Une petite pépite de groove, et une belle découverte: Cola Boyy. Un « cas ». Matthew Urango -c’est son nom- est un jeune Californien, aux origines multi-ethniques, de 28 ans. Un look et une voix particuliers: il a souffert, enfant, d’un grave handicap. Il a du être amputé d’une jambe…
Ce qui ne l’a pas empêché de se lancer dans une aventure musicale.
Dans un groupe punk d’abord, avant d’élargir sa palette, et de se passionner pour le Disco-Funk des 70’s. Celui de l’époque Studio 54, avec comme références les mythiques Ghetto Boys (un seul album, en 1972) et Chic. Côté références contemporaines, il cite Jamiroquai. Et puis il y a Marc De Marco et MGMT, avec lesquels il tourne.
Un mélange de Disco, de Rock, de Psyche, une voix particulière, un sens instinctif du Groove: un personnage à découvrir et à suivre. Un premier Ep, « Black Boogie Neon » vient de sortir. Un album devrait suivre en 2019…

The Sha La Das – Deux générations…

Posted: 21st septembre 2018 by leo in Non classé

Un ovni musical, savoureux: ce vendredi sort le premier album de The Sha La Das , un groupe américain au parcours un peu particulier. Une histoire de famille avant tout: il est constitué d’un père et de ses trois fils. Le père, Bill Schaldas, à fait partie, pendant les 60’s, d’un petit groupe de Doo Wop de Brooklyn, au parcours écourté par la famille British Invasion.
Schaldas conserve sa passion pour la musique, et la partagera plus tard avec ses trois fils. Auxquels il enseigne sa technique vocale.
C’est pendant l’enregistrement d’une production de Charles Bradley à laquelle ils collaborent que les quatre Schaldas sont remarqués par Tom Brenneck de Daptone Records, et que naît l’idée de les faire enregistrer sous le nom de Sha La Das.
Un album arrive enfin: les harmonies vocales du Doo Wop, héritage paternel, se mêlent à d’autres registres au gré des influences des quatre New Yorkais, Soul, Psyche, RnB,…A découvrir…