Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

The Sha La Das – Deux générations…

Posted: 21st septembre 2018 by leo in Non classé

Un ovni musical, savoureux: ce vendredi sort le premier album de The Sha La Das , un groupe américain au parcours un peu particulier. Une histoire de famille avant tout: il est constitué d’un père et de ses trois fils. Le père, Bill Schaldas, à fait partie, pendant les 60’s, d’un petit groupe de Doo Wop de Brooklyn, au parcours écourté par la famille British Invasion.
Schaldas conserve sa passion pour la musique, et la partagera plus tard avec ses trois fils. Auxquels il enseigne sa technique vocale.
C’est pendant l’enregistrement d’une production de Charles Bradley à laquelle ils collaborent que les quatre Schaldas sont remarqués par Tom Brenneck de Daptone Records, et que naît l’idée de les faire enregistrer sous le nom de Sha La Das.
Un album arrive enfin: les harmonies vocales du Doo Wop, héritage paternel, se mêlent à d’autres registres au gré des influences des quatre New Yorkais, Soul, Psyche, RnB,…A découvrir…

 

The Magic Numbers – Histoire de famille

Posted: 19th septembre 2018 by leo in 2000s

Certains groupes cultivent l’art de disparaître des radars pour mieux réapparaître. On réentend un de leurs anciens titres, on se demande s’ils existent toujours, et on a le plaisir de constater que oui…C’est le cas de  The Magic Numbers…Un groupe Indie anglais qui n’a pas révolutionné le monde du Rock mais qui a connu de beaux succès, un groupe, aussi, qui n’apparaît pas comme un bourreau de travail…Depuis 2002, cinq  albums seulement. Mais c’est suffisant pour imposer l’image d’un groupe solide, pratiquant une sorte de Folk-Rock du XXIème siècle, basé sur la justesse des mélodies et les harmonies vocales, nourri de références à la fin des 60s…La composition du groupe est assez inhabituelle : deux duos frère-sœur, Angela et Sean Gannon, Michele et Romeo Stodart…Un « non look »-qui en devient un, finalement- et une humilité sympathique. Le groupe nait en 2002 à Londres.

Au fil de leurs premières prestations live, la réputation des Magic Numbers grandit, soutenue par l’intérêt que leur portent des gens comme les Chemical Brothers. Les Magic Numbers grandissent lentement, signent avec Heavenly Records, et en 2004 c’est l’année de l’éclosion, avec des premières parties pour Travis, Ed Harcourt, Snow Patrol, et un premier single en édition limitée vinyl…Début 2005, le single « Forever Lost » atteint le top 15 Uk et précède la sortie d’un premier album, au cours de l’été. Sortie couronnée de succès : il atteint le top 7 anglais. Une tournée internationale suit, des singles confirment le succès du premier Lp. Une notoriété rapide mais une personnalité intacte. The Magic Numbers vont défrayer la chronique en quittant inopinément le show Top Of The Pops, après que l’animateur ait plaisanté sur leur apparence…Une première dans l’histoire du show de la BBC…

Ces beaux débuts ne sont pas démentis par la suite de l’aventure : le second album sort en 2006 (top 11 Uk), les singles « Take A Chance » (top 16) et « This Is A Song » installent solidement The Magic Numbers dans le paysage Indie. Ils assurent une première partie d’un concert des Who,  et sont à l’affiche de Glastonbury.
Et puis le groupe se met en veilleuse : il faut attendre 2010 pour la sortie du 3ème album, « The Runaway ». 

Un album tous les quatre ans: c’est la vitesse de croisière adoptée par les Britanniques. « Alias » sort en 2014, « Outsiders » au cours du printemps 2018. Le groupe multiplie par contre les tournées, des deux côtés de l’Atlantique. Les Magic Numbers, qui comptent parmi leurs admirateurs Neil Young, -une belle reconnaissance-, est aujourd’hui un groupe dont le parcours est plus discret que ce qu’ils ont connu lors de leurs débuts. Ils se considèrent toujours comme un groupe « à part », et c’est pour se définir qu’ils ont intitulé leur dernier album « Ousiders ». Ils ont dépassé la barre du million de disques vendus. Et ont repris aujourd’hui en main totalement leur carrière en créant leur propre label. Toujours ce même souci d’indépendance et d’intégrité…

 

 

Le plaisir de constater qu’un groupe qu’on a pointé « à suivre » confirme la bonne impression donnée par ses débuts…C’est le cas de Toy qui sort aujourd’hui un nouveau titre annonciateur d’un quatrième album pour janvier prochain. De production en production,  les Britanniques ont confirmé leur talent et se sont positionnés en groupe à la personnalité bien affirmée.

C’est en juin 2012 que le single « Motoring » attire notre attention. Un morceau percutant. C’est le second single d’un groupe qui s’est constitué à la fin de l’année 2010, autour de Tom Dougall et deux copains, tous trois venus de Brighton et installés à Londres. Ils ont déjà participé à différents projets. Pour Toy, ils s’adjoignent un batteur et une claviériste. Et débutent leur parcours : en 2011, ils multiplient les concerts, et reçoivent un joli coup de pouce de The Horrors, qui les prend en première partie. Les deux groupes partagent des affinités musicales et les membres de The Horrors disent volontiers tout le bien qu’ils pensent de Toy.

Un premier single, « Left Myself Behind », sort chez Heavenly. Cent exemplaires seulement. Ils sont écoulés en une journée. D’autres sont mis sur le marché et la renommée de Toy commence à grandir…Le NME l’intègre dans sa liste de groupes à surveiller en 2012,  le Guardian en fait un de ses « groupes du jour »…En juin sort « Motoring ». Un morceau qui fait découvrir à un public plus large le style de Toy. Il semble rentrer assez légitimement dans le courant Neo Psyché, mais il y a quelque chose de plus : l’inspiration des Anglais les amène du côté du Krautrock des 70s, cette musique essentiellement basée en Allemagne, d’où son nom. On pense au Kraftwerk des débuts, à Neu…Un titre du second album évoque même le côté « planant » du Krautrock version Edgar Froese. Toy lorgne aussi du côté du Pink Floyd version Barett, du Shoegaze, de la Psyché du début des 90s (Spacemen 3,…).  Et là où le talent du groupe se manifeste, c’est dans la manière qu’il a de rendre ce genre parfois pointu tout à fait accessible…

Le premier album, « Toy », sort en septembre 2012, bien accueilli. Toy prend sa place. Et la confirme un an plus tard avec le second album, « Join The Dots ». La démarche –Psyché et Krautrock-  est solidement confirmée. Tom Dougall et ses collègues ont même le bon goût de se montrer aventureux. Toy est un groupe ambitieux artistiquement. Et concilie sans problème cette exigence avec une séduction immédiate. Un troisième lp, « Clear Shot », arrive en 2016. Entretemps, le groupe a collaboré à un projet plus nettement expérimental mené par Natasha Khan (Bat For Lashes).

Aujourd’hui arrive « The Willo »: un nouveau single qui annonce un quatrième album pour janvier, et qui est le premier de Toy pour un nouveau label, Tough Love (Ulrika Spacek, Part Time, Autobahn,…). Le morceau se développe sur sept minutes, hypnotique, mélodieux, répétitif…

 

Guerilla Toss – Twisted Crystal

Posted: 17th septembre 2018 by leo in Rayon "frais"

Un troisième album en trois ans: la cadence de production de Guerilla Toss est soutenue, depuis que le groupe a été signé par DFA, le label co-fondé par James Murphy (LCD Soundsystem). Une belle occasion pour découvrir un univers sonore pas comme les autres.Une sorte d’explosif mix mêlant Punk, Funk, Disco, New Wave, aux orchestrations étonnantes et aventureuses. Guerilla Toss truffe volontiers ses morceaux de « bruits », et d’instruments inhabituels. 

C’est en 2010 à Boston que naît ce projet, autour du Conservatoire de Nouvelle Angleterre, où les membres de départ du groupe sont élèves, en classe d’improvisation. De cette époque restent Peter Negroponte, Arian Shafiee et Kassie Carlsonn qui les a rejoint en 2012. Trois albums et sept eps entre 2012 et 2015: les débuts sont prolifiques, pour ce groupe qui se cherche au fil de ses productions, et qui se fait remarquer par de spectaculaires prestations live. Selon les moments, Guerilla Toss est difficile d’accès ou beaucoup plus « pop ». C’est le cas du dernier album, qui vient de sortir, avec des accents qui tirent vers la New Wave et la Psyche. 

 

 

 

Retour dans le temps, avec notre machine à remonter les charts. Notre étape cette fois est le mois de janvier 1980. Avec, en tête du top Uk « Another Break In The Wall », extrait de l’album évenement de Pink Floyd. Suivent Abba, « I Have A Dream », et les Pretenders. Le groupe de Chrissie Hynde a réussi à imposer son premier Lp, et place à la suite plusieurs singles en bonne position. Cette fois, c’est au tour de « Brass In Pocket ». En 5ème position, on trouve The Tourists, avec une reprise d »un morceau de Dusty Springfield, « I Only Wanna Be With You ». Le groupe existe depuis 77, et ce titre est sa seule réussite. Non renouvelée par la suite, ce qui conduira à la disparition des Tourists en 81. Deux des membres du groupe reviendront par la grande porte en 1983: Annie Lennox et Dave Stewart, sous le nom d’Eurytmics (« Sweet Dreams »).   

 On est en pleine vague Ska. Madness est doublement présent, avec « One Step Beyond » et « My Girl ». Mais cette semaine là, c’est le groupe The Beat qui représente le mieux le style au classement, avec en n°6 un 45 tours à double face A: une reprise de « Tears Of A Clown » de Smokey Robinson, et « Rankin’ Full Stop », concentré d’énergie. Le premier gros succès de l’histoire du Rap occupe la 8ème place: le « Rapper’s Delight » de Sugarhill Gang (suivront très vite Joe Bataan, Kurtis Blow,..), basé sur un sample de la ligne de basse du « Good Times » de Chic. Chic également présent, en personne, dans le classement avec « My Forbidden Lover ». Et c’est encore Chic qui est à la base de la présence d’une française, Sheila avec « Spacer », dans le top britannique. Une présence française qui n’est pas courante dans le top Uk. A part Sheila, les noms sont rares. On pense bien sur à Gainsbourg, mais aussi à Françoise Hardy.

En 33ème position, Robin Scott, sous l’identité de M, tente de renouveler le succès de « Pop Musik », petit bijou d »électro pop.Hélas pour lui, « Moonlight & Muzak » plafonnera à cette position. Musique electro encore, avec Mike Olfield. Il a connu un tout gros succès avec la musique du film « L’exorciste ». C’était en 1973. En 1983, il reviendra au sommet avec « Moonlight Shadow ». En 1979, dans une période assez « calme », il écrit « Blue Peter » pour le générique d’une émission enfantine de la BBC.  Début janvier 1980, le morceau est classé 19ème dans le top Uk. Enfin, on épingle The Skids. Nourris de l’énergie Punk, et s’aventurant sur de nouvelles terres musicales, ils classent en n°21 leur « Working For The Yankee Dollar.

 

The La’s – Un seul album, sept « compilations »…

Posted: 13th septembre 2018 by leo in 80s

The La’s est un groupe au parcours peu commun: au cours d’une carrière pour le moins erratique, ils n’a sorti qu’un album studio, presque contre son gré, et 4 singles. Auxquels sont venus s’ajouter par la suite deux compilations (!), deux enregistrements de sessions live, et trois albums de « raretés ». Malgré la maigreur de leur production, The La’s sont une référence pour la génération Brit Pop (Oasis, Blur, Charlatans, Travis…) et Pete Doherty  les cite également comme inspiration. Lee Mavers, guitariste chanteur des La’s a d’ailleurs accompagné Doherty sur scène.
La création des La »s remonte à 1984, à Liverpool. La formation se stabilise en 86, attire l’attention lors de ses concerts, et est signée par le label Go Music. Un premier single paraît en 1987, salué par Morrissey dans les colonnes du Melody Maker. Le succès public reste pourtant fort moyen.
Mais ça change radicalement dès le single suivant, « There She Goes ». Un véritable hype. Il est temps de sortir un album. Et c’est là que se situe le problème: The La’s, en particulier Lee Mavers, sont d’éternels insatisfaits au sujet de leurs créations. Le 3ème single « Timeless Melody » sort en 1989. Il sera retiré du circuit à la demande du groupe, peu convaincu par la production…Et l’album se fait attendre, sur fond de modifications de line up et de succession de producteurs: John Porter (Smiths), John Leckie, Mike Hedges se heurtent aux réserves de Mavers. Nouvel essai avec Steve Lillywhite (U2, Simple Minds,…). Là aussi ça bloque, Mavers estime ne pas être compris par Lillywhite. Le label tranche, et donne le feu vert pour la parution, en 1990, d’un album qu’il a assez attendu, et dont la production commence à coûter cher…
L’album, simplement intitulé « The La’s » atteint le top 30 UK des Lp’s. Le single « There She Goes », réédité, frôle le top 10 singles. Le groupe passe à Top Of The Pops, et entame une tournée de promotion. Ce qui n’empêche par Mavers de dire à quel point « il hait cet album »…
Le bassiste John Powers quitte le groupe en 91, fatigué de jouer toujours le même répertoire depuis des années. Il se consacre à un nouveau projet, Cast.
Le groupe disparait, à l’exception de brèves retrouvailles au fil des années 80 et 2000.
Mavers travaille avec Doherty en 2008-2009, et en juin 2011 il remonte sur scène avec un autre ancien des La’s, Murphy. Ils se produisent notament à Rock en Seine. Des rumeurs se mettent à circuler au sujet de la reformation du groupe, de l’éventuelle sortie d’un Lp réalisé avec des membres des Babyshambles…Rumeurs qui ne se confirmeront pas. 

Aujourd’hui, Lee Mavers est retombé dans un certain anonymat dont il ne sort que rarement. Quant à Powers, il est toujours engagé dans l’aventure Cast, qui après une longue interruption au début des années 2000, a repris avec la sortie de deux albums, en 2011 et 2017…

 

Echo & The Bunnymen – Nouvelle Lune…

Posted: 12th septembre 2018 by leo in Non classé

Début octobre sortira un nouvel album d’Echo & The Bunnymen, « The Stars, The Ocean And The Moon ». Un disque un peu particulier: à l’exception de deux inédits, dont « The Somnanbulist », déjà dévoilé, il sera composé de versions nouvelles de quelques titres phares du groupe. Dangereux exercice: les versions retravaillées souffrent parfois, dans ce genre de démarche, de la comparaison avec les originales. D’autant plus que la transformation ici est assez profonde…Ian McCulloch est de son côté très clair: ces nouvelles versions, il tenait à les faire, avec la volonté d’améliorer la qualité des chansons concernées, de leur donner un éclairage nouveau. 

On a découvert déjà la version 2018 de « Seven Seas », on découvre aujourd’hui celle d’un autre extrait du lp « Ocean Rain », « The Killing Moon », le titre le plus emblématique des Bunnymen. Essentiellement, la transformation a consisté à débarrasser ces morceaux de tout ce qui les rattachaient à l’air de l’époque où ils sont sortis, la moitié des 80’s. Des morceaux mis à nu, avec dans le cas de « Killing Moon » une sobre orchestration menée par un piano. 

C’est le 5 octobre que sort l’album: deux inédits, et treize reprises, parmi lesquelles « The Cutter », « Bring On The Dancing Horses », « Zimbo », « Rust »,…A noter que le groupe de McCulloch et Will Sergeant a retrouvé un label important, BMG, qui devrait donner un écho efficace à cette sortie…

 

 

Villagers – Nouvel album en vue…

Posted: 10th septembre 2018 by leo in 2010s, Rayon "frais"

Le 21 septembre sortira « The Art Of Pretending To Swim », le 4ème album studio de Villagers, le projet de Conor O’Brien. Son prédécesseur, « Darling Arithmetic » était sorti en 2015. Ce sera l’occasion de retrouver une des personnalités marquantes de cette décennie, un chanteur et songwriter qui a réussi à imposer un univers tout à fait personnel…

C’est en 2008 que Conor O’Brien a créé Villagers: un « groupe » à dimension variable dont il est le centre de gravité, l’élément central, avec sa voix particulière et son évident sens du songwriting. L’Irlandais s’inscrit dans l’univers de l’Indie Folk: mélodies simples, ton intimiste. Et une bonne dose de romantisme: O’Brien explore le monde des sentiments. Avec une sincérité parfois déconcertante.

C’est en 2010 que le déclic se produit: Villagers représente l’Irlande à l’Eurosonic. Et suscite l’intérêt. Signé chez Domino, Villagers sort le très beau single « Becoming A Jackal », en avril, rapidement suivi par l’album du même nom. Le disque atteint la première place du top indie anglais. Le single est nominé pour le Mercury et reçoit le prix Ivo Novello. Conor O’Brien s’est ménagé une place dans le paysage musical. Il lui faut la conforter. Pour le second album, il modifie son approche: la guitare s’entoure d’orchestrations plus larges, notamment par le recours à l’électronique. Héritier avoué des songwriters (il cite Dylan, Newman,…), O’Brien se nourrit aussi de gens comme Radiohead, Tricky, Massive Attack,…qu’il a beaucoup écoutés. Cette fois, l’Irlandais s’entoure de plusieurs musiciens, et Villagers devient un « vrai » groupe. Le résultat, ce sera « Awayland », en janvier 2013. Nouvelle belle démonstration, à nouveau nominée pour le Mercury Prize.

Au début de l’année 2015 sort « Darling Arithmetic ». Un nouveau voyage au pays des sentiments. Pour ce troisième album, O’Brien a opté pour l’intimisme: il l’enregistre dans son propre studio, à Dublin, assumant seul le songwriting et toutes les parties musicales. Nouveau succès critique, et nouvelle affirmation de la personnalité de l’Irlandais.

Après un album consacré à des versions « live » de titres déjà enregistrés, Villagers revient cette fois avec un nouveau disque de créations originales…Les singles « A Trick Of ALight » et « Fool » sont les deux premiers échantillons d’un album qui voit O’Brien revenir à des orchestrations moins intimistes, plus sophistiquées…

 

 

 

The Thrills – Dix ans d’absence…

Posted: 7th septembre 2018 by leo in 2000s

Un succès prometteur, une confirmation rapide, puis la recherche d’un second souffle: on pourrait ainsi résumer le parcours du groupe The Thrills, un groupe qui n’a pas disparu, mais dont les activités sont à l’arrêt depuis 2008. Sans actuellement le moindre signe de reprise… 

The Thrills viennent de Dublin. C’est là que se forme le groupe à la fin des 90s. Une lente préparation qui se concrétise en 2002 par la signature avec Virgin. Un label qui leur donne le feu vert pour enregistrer leur premier album en Californie, avec Tony Hoffer, qui a travaillé avec Beck et Supergrass.Si les Thrills viennent de la banlieue dublinoise, leurs aspirations musicales, elles, les emmènent vers la côté Ouest des Etats Unis. Parmi leurs références musicales, ils citent les Beach Boys et Neil Young…L’album, « So Much For The City », paraît en 2003. Il entre directement à la première place dans le chart irlandais, et en n°3 dans le Top Uk. Succès fulgurant, donc. Et il est quasi unanimement estimé par la critique comme une réussite.Réussite renouvelée un an plus tard, déjà, avec le Lp suivant, « Let’s Bottle Bohemian », tiré vers le haut par le très beau single « What Happened To Cory Haim ? ».

Cette fois encore, The Thrills ont mis en boîte leur disque en Californie. Avec la participation, à la mandoline, de Pete Buck, de REM.

Et puis le groupe marque le pas: les Thrills mettent trois ans pour réaliser « Teenager », qui sort au cours de l’été 2007. Comme pour le premier la production est assurée par Tony Hoffer, qui entretemps a travaillé pour The Kooks et The Fratellis. L’accueil est mitigé: la critique ne s’enthousiasme pas, et l’album plafonne à la 47ème place du Top Uk. La sanction est impitoyable: leur label les lâche. Depuis, c’est l’incertitude. Une attente seulement interrompue en 2011 par la sortie d’un album solo du batteur Ben Carrigan, qui révèle ainsi ses qualités de multi instrumentiste, et d’une compilation réunissant des morceaux issus des trois albums parus. Le site web du groupe reste bloqué sur ces dernières news. En attendant un retour?…Pas d’annonce officielle de split. Mais une absence qui à force de se prolonger semble bel et bien définitive…De son côté, Carrigan a sorti en 2016 un single qui devrait être annonciateur d’une deuxième expérience solo…

 

 

A suivre – The Jjohns

Posted: 6th septembre 2018 by leo in A suivre...

À suivre. Et de près… The Jjohns est constitué de quatre jeunes de Liverpool, qui revendiquent leur appartenance à l’école sonore du coin. Le Merseysound, le son des Beatles ou de Gerry & The Pacemakers dans les 60’s, et, plus près de nous des La’s ou de Cast, Deux groupes qui figurent au nombre des références citées par The Jjohns. Une poignée de singles, des premières parties de Circa Waves et Trampolene ont permis au groupe de se faire connaître: il ffigure aujourd’hui dans l’écurie de ModernSky UP. C’est sur ce label que sort le nouveau single, « Sewn ». Une belle réussite, avec les ingrédients qui sont l’attrait du jeune groupe: du punch, un beau sens harmonique, et, côté vocal, le phrasé particulier de Dom Dunning…A suivre…