Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Echo & the Bunnymen – Versions 2018…

Posted: 23rd mai 2018 by leo in Non classé

Depuis sa « reformation » en 1997, Echo & The Bunnymen, mené par le duo McCulloch-Sergeant, a sorti six albums. Le dernier, « Meteorites », date de 2014. Un nouveau disque s’annonce pour octobre prochain: « The Stars, The Oceans & The Moon » sera un peu particulier…A la fois nouveau et pas vraiment: treize des quinze titres seront de nouvelles versions de morceaux emblématiques du répertoire passé des Bunnymen. McCulloch explique avoir voulu leur donner une dimension nouvelle.

Un premier titre dévoilé ce mercredi permet de voir la manière dont le Britannique a envisagé cette transformation: « Sevens Seas » est un titre qui figurait sur « Ocean Rain », en 1984. On découvre la version nouvelle, on réécoute l’originale, histoire de se faire une idée de la différence entre les deux approches…

 

Teleman – Vers un troisième album…

Posted: 19th mai 2018 by leo in Rayon "frais"

Nouvel album en vue pour Teleman: les Londoniens sortiront « Family Of Aliens » début septembre chez Moshi Moshi. Et les premiers extraits sont progressivement dévoilés; le fort réussi « Submarine Life » fin avril, et maintenant « Cactus ». Sobriété, légèreté,option électronique et mélodique, les claviers en avant: Teleman poursuit dans ce style qui lui a permis de rapidement installer sa personnalité. 

C’était en 2013, avec le séduisant single « Cristina ». Un an plus tard sortait un premier album produit par Bernard Butler. Une réussite. Et mieux encore: Teleman réussissait l’épreuve du second album. « Brilliant Sanity », en 2016, après deux années bien chargées en concerts. Deux années encore séparent les deuxième et troisième album, mais dans l’intervalle il y a eu en 2017 l’ep Funf, cinq titres réalisés avec cinq producteurs différents. Parmi ceux-ci, « Repeater », un titre que la firme Ikea vient de choisir comme illustration d’une de ses pubs…On découvre les deux nouveaux titres, et on revient sur ceux qui font de Teleman un des groupes importants nés au cours de cette décennie…

 

 

Gros plan sur un groupe qui n’a pas eu  la carrière qu’il aurait méritée, The Boo Radleys.  Pourtant il s’agissait d’un des plus doués de sa génération, celle de la Brit Pop du début des 90s. Il n’a hélas pas réussi à accrocher le wagon des ténors qu’ont été Blur, The Pulp, Suede ou Oasis. Même s’il a connu la reconnaissance critique, et un beau, mais trop bref, épisode de réussite commerciale…

Les Boo Radleys naissent en même temps que la nouvelle décennie. Leur premier Lp sort en 1990 et s’attire déjà l’attention des professiionnels. En particulier du célèbre label Rough Trade. A la disparition de celui-ci, ils intègrent le catalogue de Creation, la label fondé par Alan Mc Gee.

Et en 1993, leur troisième album installe leur réputation: « Giant Steps », mélange de dance, shoegaze, psyché, rock, pop (on pense aux Stone Roses, aux Happy Mondays) est classé deuxième album de l’année ( derrière le premier opus de Bjork en solo) par le New Musical Express. Classement qui fait office de consécration, laquelle est confirmée par les lecteurs du même magazine, qui le classent en tête de leur propre Poll.

Mais on reste entre connaisseurs: le succès auprès du grand public ne viendra qu’avec le Lp suivant, « Wake Up », en 1995. Cet album, plus léger, plus pop, atteint la quatrième place du top Uk, tandis que le single, « Wake Up  Boo » entre dans le top 10.

Ce succès sera éphémère: les deux albums suivants, en 96 et 98, marquent le pas. Et en 1998, c’est la fin de l’aventure pour les Boo Radleys. Des membres du groupe, seul le songwriter et guitariste Martin Carr a poursuivi son parcours musical jusqu’à aujourd’hui, lentement mais surement. Il fait actuellement partie du catalogue du fort actif label Tapete. Son dernier album en date, « New Shapes Of Life », est sorti en octobre dernier, son dernier single en janvier…Carr a trouvé un équilibre personnel et de nouvelles possibilités matérielles d’exprimer son art. De reformation des Boo radleys, il n’en n’est pas question. C’est inutile, estime Carr. Une reformation, ce serait pour l’argent…

 

En 1974, deux hommes sympathisent alors qu’ils fréquentent la même cantine, celle des studios Abbey Road à Londres. Le premier, Alan Parsons, est ingénieur du son. Il vient de travailler sur l’album « Dark Side Of The Moon » de Pink Floyd. Auparavant, il a notamment oeuvré sur deux albums des Beatles, « Abbey Road » et « Let It Be ». Le second est compositeur et claviériste, Eric Wolfsoon. Il devient le manager de la carrière -bien remplie- de producteur de Parsons (Cockney Rebel, Al Stewart, The Hollies, ,John Miles,…)

Ils s’entendent aussi sur la fait de créer leur propre groupe, et de proposer leur propre musique. Parsons est frustré de ne faire que mettre en valeur les morceaux d’autres musiciens. Wolfsoon a aussi dans ses carnets des compositions qu’il aimerait graver sur disque lui-même…The Alan Parsons Project nait. Ce n’est pas un groupe au sens habituel du terme: en fait, le duo mène le jeu et s’entoure de musiciens selon les besoins des compositions, compositions qui bénéficient des talents d’expérimentation de l’ingénieur du son. Parsons est par exemple un des premiers à utiliser un vocoder…Les deux premiers albums rencontrent un bon accueil, et cela se confirme avec le troisième, « Pyramid », en 1978. Il succède à « Tales Of mystery And Imagination », inspiré de l’univers d’Edgar Allan Poe, et à « I, Robot », disque nourri de l’oeuvre d’Isaac Asimov…

Comme les deux autres, il se présente comme un concept-album, centré cette fois sur le mystère des pyramides, un sujet fort en vogue en cette moitié des 70s. Une grande exposition consacrée à Toutankhamon et aux momies crée l’événement dans les différentes villes européennes où elle fait étape. Les notes de la pochette donnent le ton: « From the rise and fall of an ancient dynasty, to the quest to unlock the secrets of the Universe, this album seeks to amplify the hauntig echoes of the past, and explore the unsolved mysteries of the present »…Un peu grandiloquent, ambitieux: c’était dans l’air du temps, l’époque du Rock Progressif et des albums concepts (Genesis, Yes, Emerson, Lake & Palmer, Chris De Burgh,…)

L’album débute par un instrumental, « Voyager », puis les morceaux déclinent le thème principal. Parmi les collaborateurs de cet album, on trouve au chant Colin Blunstone. Un habitué des charts anglais de cette première moitié des 70s. Autre vocaliste de renom: John Miles…

Après une fort longue pause, la machine Arctic Monkeys se remet en route. Un nouvel album arrive dans une semaine, « Tranquility Base Hotel & Casino ». La sortie du précédent, « AM », remonte à 2013. A la fin de la tournée consacrée à cette production, Alex Turner avait annoncé une pause dans le parcours du groupe. Pause active puisqu’il a sorti avec Miles Kane un second album de Last Shadow Puppets, tandis que Matt Helder assurait les percussion sur l’album « Post Pop Depression »…

C’est en 2016 que Turner s’est mis à l’écriture d’un sixième album. Un album conçu aux Etats Unis, et dont la tonalité est complètement différente de celle de son prédécesseur. Dès le départ, Alex Turner a modifié fondamentalement son approche: il a remplacé la guitare par un piano. Et a abandonné le côté « groovy » de l’album précédent. Il a nourri sa découverte du piano d’inspirations jazzy, et a conçu un album plus « intime », sur lequel sa voix prend toute son importance. Turner a aussi dévoilé au mensuel Mojo une série d’inspirations assez étonnantes: les musiques de film de Rota, Morriccone, François de Roubaix, Véronique Sanson, Dr John, Nina Simone, Terry Reid, The Electric Prunes, Nino Ferrer…Le résultat promet d’être déconcertant.

Pas de single avant la sortie de l’album, c’est la décision qu’avait annoncée le groupe. Par contre des titres nouveaux ont été interprétés hier soir à San Diego, pour le premier concert des Arctic Monkeys depuis presque quatre ans. Une manière d’entretenir le buzz, et une occasion de découvrir la tonalité 2018 des Arctic Monkeys…

Un retour sur la scène, suivi d’une envie de retourner en studio: la formule est devenue un classique pour pas mal de groupes des 90’s…Les retours se succèdent: c’est maintenant au tour de Sleeper d’annoncer qu’un nouvel album est en gestation, plus de vingt ans après la sortie du précédent. Annonce qui fait suite à une reformation pour quelques concerts l’an dernier. Reformation qui prend un caractère nettement moins temporaire que prévu, avec de n-ouvelles dates annoncées, et  ce retour discographique que le groupe effectue via Pledge Music…

Le parcours de Sleeper a été bref, et brillant: après un premier EP, le groupe signe chez Indolent en 1993, et sort en l’espace de deux ans trois albums qui entrent tous dans le top 10 anglais, et une dizaine de singles, eux aussi couronnés de succès. Il est un des groupes phares de la génération Britpop, avec sa chanteuse et figure de proue Louise Wener. Mais le troisième album en 1997 ne suscite pas autant d’enthousiasme que ses prédécesseurs. La période dorée du  Britpop touche à sa fin. Les membres de Sleeper mettent fin à l’aventure. Louise Wener s’oriente vers une autre passion, l’écriture: elle a publié quatre romans…

En 2017, le groupe se reforme pour une série de dates avec d’autres groupes de la période britpop, commeles Bluetones ou Dodgy. Et le choses s’enchaînent. Le retour en studio semble évident, comme l’explique Wener: « so much happened, so much  to write about. We couldn’t be more excited about the new material… »

 

 

New Radicals – Passage éclair…

Posted: 26th avril 2018 by leo in 90s

C’est un parcours pour le moins inhabituel qu’ont effectué, dans la seconde partie des 90s les New Radicals: naissance en 97, un album en 98, et fin de l’aventure en 99…Alors que l’album et le premier single avaient rencontré un incontestable succès, des deux côtés de l’Atlantique.

Au départ, on trouve Gregg Alexander. il a déjà sorti, sans réussite, deux lps, en 1989 et 1992, quand il décide de créer en 1997 à Los Angeles les New Radicals. Il s’entoure de musiciens, et tout va très vite: en 1998, MCA lui octroie une avance pour la réalisation d’un album. Ce sera « Maybe You’ve Been Brainwashed Too », qui sort en octobre, suivi par le single « You Get What You Give » en novembre. Les critiques sont généralement favorables, l’accueil du public aussi: les New Radicals proposent un son moderne (on pense aux Waterboys, World Party, Verve), avec des références tournées vers les 70s (une voix qui rappelle Jagger par moments), et un soupçon de soul et de hip-hop…Les paroles sont volontiers engagées politiquement, contre l’establishment, la société de consommation, la religion, la faiblesse du système social américain. 

L’album se classe n°10 du top Uk, 41ème du Billboard Us. Le single est 5ème en Angleterre, 36ème aux Usa, et marche dans de nombreux pays. 

L’année 99 s’annonce bien pour le jeune groupe…Et pourtant des rumeurs de séparation circulent dès le printemps, confirmées en juin, alors que sort seulement le 2ème  single. Et Alexander d’expliquer qu’il s’adapte mal au rythme des tournées, et qu’il préfère se consacrer à l’éciture et à la production pour d’autres. Et effectivement, on trouve Greg Alexander à la production pour des artistes comme Rod Stewart, Enrique Iglesias, Santana,Rod Stewart, les anciennes Spice Girls Melanie C et Geri Halliwel, The Strutsl…Il est même derrière un des gros tubes des 2000s, « Murder On The Dance Floor » de Sophie Elis Bextor. Et pendant ce temps, des titres des New Radicals continuent à être de temps à autre utilisés pour des pubs ou des BOs de films…

Chaz Jankel – Dans l’ombre de Ian Dury…

Posted: 24th avril 2018 by leo in 70s, 80s

Double parcours pour l’Anglais Chaz Jankel: couronné de succès dans l’ombre de Ian Dury , moins détonnant en solo…Mais dans les deux cas, le même sens aigu pour des compositions efficaces…

C’est un peu après le milieu des 70s que les chemins de Jankel et Dury se croisent. Le second a connu diverses expériences décevantes dans des groupes de Pub Rock londoniens. Il se retire de la scène et se consacre à l’écriture. La rencontre entre les deux hommes va fonctionner de manière étonnante. Le style particulier de Dury, théâtral, excentrique, son écriture particulière, vont se conjuguer avec les compositions calibrées du musicien raffiné qu’est le pianiste, claviériste et guitariste Jankel. De cette collaboration va sortir le titre « Sex, Drugs & Rock’n Roll », sur le tout neuf label Stiff. On est en 1977, année « punk ». Et même si la musique de Ian Dury & The Blockheads n’est pas au sens propre du Punk, l’aspect incontrôlable de Dury, ses prestations déjantées,son allure particulière, due à la polio contactée durant son enfance,  en font un acteur essentiel du mouvement. L’album « New Boots & Panties », et des titres comme « Wake Up & Make Love With Me », « Hit Me With Your Rytm Stick »,…, signés par le duo Dury-Jankel, sont d’énormes succès. L’album suivant en 1979, « Do It Yourself », fonctionne bien, mais marque un recul: il est moins détonnant. Le côté « appliqué » de Jankel semble avoir pris le dessus sur l’excentricité de Dury. D’où une impression de « trop peu ».

Les deux hommes ne sont plus en phase: c’est la séparation, Jankel quitte les Blockheads et va se concentrer sur des projets de carrière solo aux Etats Unis. Sur la base d’une démo du morceau « Ai No Corrida », il est signé par A&M. Le Britannique s’installe aux USA et s’oriente vers un répertoire clairement Dance. Logique quand on sait qu’il cite comme influence prépondérante Sly & The Family Stone…Jusqu’en 1985, il publie plusieurs albums chez A&M. Et des titres intéressants, et efficaces: « Questionnaire », « Glad To Know You », « Number One »,…Et bien entendu « Ai No Corrida », qui fera un beau parcours dans les charts en 1981. Mais dans la version de Quincy Jones. Jankel, lui, ne connait qu’un beau succès d’estime, mais rien de fracassant. En 1985, il est lâché par son label. Et se consacre à la composition de musiques de films. Il retrouvera plus tard Ian Dury, et participera aux deux derniers albums de ce dernier, jusqu’à la disparition de Dury en 2000. Aujourd’hui encore, il fait partie des Blockheads, qui ont continué à tourner, et à sortir des albums après la mort de Ian Dury…

Chaz Jankel n’a jamais non plus interrompu son parcours solo: il a continué, mais de manière (trop) confidentielle, à composer des titres dansants et élaborés. Il s’est aussi, le temps d’un album, essayé au Jazz: une passion que lui a communiquée Ian Dury. Une compilation reprenant ses titres les plus connus est sortie en 2010: « My Occupation »…

Le Record Store Day est l’occasion de la sortie de productions hors du commun, c’est une tradition. Et cette année, les Flaming Lips, un groupe connu pour sons sens aiguisé de l’extravagance, a fait fort en sortant un vinyl contenant de la bière…Une collaboration avec un brasseur, Dogfish Head, qui est un des partenaire du Record Store Day. Le vinyl propose deux titres, des inédits: « The Story Of Yum Yum & Dragon », et « Beer In Your Ear ». Et le brasseur, de son côté, a créé une bière dénommée Dragons & Yum Yums dont une petite quantité a été insérée à l’intérieur de chacun des 5.600 disques pressés pour l’occasion. 

 

A suivre – Pip Blom

Posted: 16th avril 2018 by leo in Non classé

Coup d’oeil sur un petit groupe hollandais qui pourrait bien prendre une belle ampleur au cours des prochains mois: Pip Blom. Le nom du groupe est aussi celui de sa « meneuse », jeune néerlandaise âgée de 21 ans. Le projet est né en 2016. Depuis lors sont sortis quelques singles qui assez rapidement ont eu le bonheur d’arriver dans les oreilles d’animateurs de la BBC, Huw Stephens et Steve Lamacq. Et de traverser l’Atlantique pour être programmés par une influente station US, KCRW. Se sont ajoutés à cela de bons commentaires de divers blogs et magazines. 

D’intéressants débuts, donc, et il semble que probable que Pip Blom voie son audience considérablement augmenter ces prochains mois: le groupe joue en effet en première partie de la tournée des Breeders qui débute en mai, et participera à divers festivals. Une voix presque fluette, un son basique, mélodique et nerveux: voilà ce que propose le groupe hollandais. De nouveaux morceaux sont en cours d’enregistrement, en vue d’un prochain Ep. Et la réalisation d’un premier album est déjà envisagée par Pip Blom et ses trois paertenaires. A suivre…