Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

A l’entame de cette année 2019, petit regard en arrière sur quelques groupes qui ont été de belles découvertes en ’18, et qu’on aimerait voir confirmer en ’19. Côté premiers albums, il y a eu ceux des Parcels, Vryll Society, Cabbage, Boy Azooga. De ceux-là, il avait déjà été question, et il s’agissait plus de confirmations que de découvertes. D’autant que The Vryll Society et les Parcels ont mis le temps pour arriver au stade de l’album. Pour Bodega, jeune groupe de Brooklyn, ça a été nettement plus rapide. On les découvre en mars avec un premier single plus que réussi, morceau énervé entre Postpunk et Art Rock. Les New Yorkais, qui citent parmi leurs références Gang Of Four et The Fall sortent dès l’été un premier album sur le label de Parquet Courts…De l’autre côté de l’Atlantique, on retrouve la même énergie, et le même sens de l’engagement social -un élément commun à de nombreux jeunes projets, et c’est réjouissant- chez les Dublinois de Fontaines DC. Quelques singles percutants, une première partie pour Franz Ferdinand, l’intérêt des critiques: la voix de Grian Chatten, mêlant parties parlées et chantées, a fait mouche. Et le groupe sera cette année à l’Eurosonic…

Quelques singles, et une belle personnalité à faire valoir, ce sont les atouts de Fling, jeune groupe né en 2017 dans le centre de l’Angleterre, à Bradford. Le groupe se qualifie de « wonky », dingo ou bancal. Et teinte effectivement son mélange de Psyche et de Glam de pas mal de fantaisie. Et des vidéos à l’avenant. Ils a été signé par le label Dance To The Radio (Pigeon Detectives,…).

Du côté de Liverpool, on a découvert The Jjohns, un groupe qui se revendique du Mersey Sound. En particulier de la génération de Cast et des La’s. Au menu, du punch, un beau sens harmonique, et côté vocal, le phrasé particulier de Dom Dunning. Le groupe a assuré des premières parties pour Circa Waves et Trampolene. 

Une reprise déjantée d’un classique de Nancy Sinatra, tout en rythmiques tribales, genre Cramps ou Adam Ant: c’est original et suffisamment séduisant pour qu’on se penche sur le cas de ce nouveau projet dénommé Nancy. Derrière celui-ci, un jeune Anglais qui ne se présente pas à visage découvert, et qui met en oeuvre tout un univers artistique: musical, bien entendu, mais aussi graphique. Il produit tout lui-même, musiques, visuels, vidéos. Quelques mots pour cerner cet univers: punk, pop, psyche, cabaret, dérision…Le premier ep a éveillé l’attention et 2019 s’annonce bien: Nancy est pointé « à suivre » pour 2019 par plusieurs médias (BBC6, X, DIY), et devrait figurer à l’affiche du SXSW.

Autre individualité hors du commun: derrière le pseudo Cola Boyy, et un single bourré de groove, on découvre Matthew Urango, un jeune Californien, aux origines multi-ethniques, âgé de 28 ans. Un look et une voix particuliers: il a souffert, enfant, d’un grave handicap. Il a du être amputé d’une jambe…
Ce qui ne l’a pas empêché de se lancer dans une aventure musicale.
Dans un groupe punk d’abord, avant d’élargir sa palette, et de se passionner pour le Disco-Funk des 70’s. Celui de l’époque Studio 54, avec comme références les mythiques Ghetto Boys (un seul album, en 1972) et Chic. Côté références contemporaines, il cite Jamiroquai. Et puis il y a Marc De Marco et MGMT, avec lesquels il tourne.
Un mélange de Disco, de Rock, de Psyche, une voix particulière, un sens instinctif du Groove: un personnage  à suivre. Un premier Ep, « Black Boogie Neon » est sorti en ’18. Un album devrait suivre en 2019…
 

Un automne placé sous le signe des retrouvailles…Sleeper, The Specials, Cake sont de retour. Et Piroshka permet de retrouver, associés au sein de ce nouveau projet, des membres de Lush, d’Elastica et de Modern English…Sleeper avait effectué, au cours des 90’s, un parcours marquant mais bref. De 1993 à 1997. Avant de se séparer. Louis Wener, chanteuse et figure de proue du groupe, s’était tournée vers la littérature. Vingt ans plus tard, le groupe se reforme pour monter sur scène. Et se dit qu’il a encore des choses à montrer: le groupe passe une partie de 2018 en studio, et début décembre un single annonce l’album. Miki Berenyi et Justin Welsh furent aussi des figures marquantes des 90’s, la première comme chanteuse du groupe Lush, le second comme batteur d’Elastica. Avec un ex membre de Moose, et un autre de Modern English, ils ont lancé cette année un nouveau projet, Piroshka. Résultat: un réjouissant premier single. Et un album en vue. 

Retour également pour les Specials. Le groupe n’a jamais cessé ses activités, mais la formule qui a annoncé en fin d’année un album pour 2019 est particulière: pour la première fois depuis 1980 Terry Hall participe à l’enregistrement d’un album aux côtés de Panter et Golding. Pas de Jerry Dammers, par contre, en désaccord avec ses ex collègues, ni de Stapple, victime d’ennuis de santé. Autre particularité de l’album à venir: pour la première fois depuis 1998, il s’agira de compositions originales. 

Autre revenant sur disque: Cake, qui n’avait plus rien sorti depuis 2011, se contentant d’enchaîner les concerts. John McCrea a annoncé qu’au cours des prochains mois, des singles se succéderont avant d’être rassemblés sur un album. Premier échantillon: « Sinking Ship ». Et un agréable constat: McCrea n’a rien perdu de sa forte personnalité musicale et de son écriture acérée. Et Cake reste un groupe politiquement engagé…

Retour annoncé et attendu: celui de Cure. Robert Smith et ses comparses ont repris le chemin des studios. Mais rien n;a encore filtré de ce nouveau disque en cours d’élaboration. L’album des Smashing Pumpkins est enfin sorti, en novembre, après un très long teasing. Weezer et Toy ont partagé de nouveaux extraits de leurs albums à venir. Ce devraient être deux des belles réalisations de 2019. Vampire Weekend aussi devrait faire l’actualité cette année. On a longtemps attendu, on va enfin entendre…

Enfin, la dernière partie de l’année a été marquée par la sortie de deux surprenantes reprises, et par le décès de deux personnalités majeures de l’histoire rock. Les reprises: Johnny Marr et Matt Johnson ont proposé la version single d’un classique de Lovin’ Spoonful, « Summer In The City », qu’ils avaient interprétés ensemble sur scène, et Morrissey a sorti une reprise d’un titre des Pretenders. Et annoncé un album entier de reprises pour les mois qui viennent. Reprises de nature différente: il s’agira de morceaux peu connus de l’univers folk.

Les décès, enfin. Celui de Marty Balin, le fondateur du Jefferson Airplane. Il était âgé de 76 ans. Et celui du beaucoup plus jeune Pete Shelley, acteur incontournable de la scène punk et de la vague post Punk, avec les Buzzcocks ou en solo. Il était âgé de 63 ans.

Salut, les anciens: Mark Knopfler, Joe Jackson et Fleetwood Mac donnent de leurs nouvelles, en octobre. Le premier annonce un album, 40 ans après la sortie du premier de Dire Straits. Il reste attaché à ses deux piliers: virtuosité guitaristique et chant posé. En 1978, Dire Straits avait proposé ce style flegmatique en pleine effervescence post-punk. Le groupe a cessé ses activités en 1995. « Down The Road Wherever » est le 10ème album en solo proposé par Knopfler. A la même époque, en 1978, le jeune Joe Jackson était signé par A&M et signait un premier album tout à fait dans l’air du temps. Au fil des années, il s’est écarté de ce rock nerveux qui l’a fait connaître pour s’aventurer dans des registres proches du Jazz Et du Classique. 40 ans plus tard, il renoue avec le son  de ses débuts: le tonique « Fabulously Absolute » annonce un album qui arrivera en début d’année.

Pas d’album pour Fleetwood Mac, mais une longue tournée. Et un désaccord avec Buckingham qui ne sera pas de cette tournée. S’ensuit une succession de déclarations contradictoires, et l’arrivée, pour le remplacer, de Mike Campbell (Heartbreakers) et Neil Finn (Crowded House) qui rejoignent Nicks, les deux McVie et Mike Fleetwood. 

Weezer ajoute une couleur à sa palette, avec l’annonce d’un quatrième lp sans titre, simplement désigné par sa couleur. Après le bleu, le rouge et le blanc, place au noir pour une production annoncée plus sombre. Premiers échantillons, « Can’t Knock The Hustle » et « Zombie Bastards ». L’album arrive en mars. Richard Ashcroft, lui sort un album deux ans après « These Rebel », lequel avait succédé à un long silence. « Naturel Rebel » arrive en octobre, et est marqué par quelques titres lumineux. Exemple: « Surprised By The Joy ». 

A pointer encore dans l’actualité automnale le retour du « supergroupe » The Good, The Bad & The Queen », et le succès du premier album d’un jeune groupe Us, Greta Van Fleet…Damon Albarn avait déjà sorti un album des Gorillaz plus tôt dans l’année. Un album qui renouait avec une certaine légèreté. En octobre, ilannonce le retour de son projet The Good…, groupe réunissant autour de lui Paul Simonon (Clash), Simon Tong (Verve) et Tony Allen. La plage titulaire, « Merrie Land » sort en single et donne le ton: l’album est sérieux, engagé, proposant une chronique des années ’10 en Angleterre, avec comme fil rouge une inquiétante marionnette. Plus léger: Greta Van Fleet, c’est le plaisir simple de faire résonner le Blues et le Hard. Sans complexe. Le jeune groupe américain, trois frères, les Kiszka, Josh, Jake et Sam, vocaux, guitare et basse, accompagné à la batterie par Danny Werner, proposent un rock franc, nourri de 70’s. Avec, côté vocal, une troublante similitude entre Josk Kiszka et Robert Plant de Led Zeppelin. Rien de révolutionnaire dans ce premier album, « Anthm Of The Peaceful Army » qui reçoit un bel accueil des deux côtés de l’Atlantique…

 

Septembre, le temps de la rentrée: les sorties et annonces se multiplient…Nouvel album, par exemple, pour Paul Weller, l’année de ses soixante ans. Celui d’Echo & The Bunnymen sort enfin. Celui de Muse arrivera en novembre: le groupe en dévoile plusieurs extraits. Arrivée d’un nouveau single pour Villagers, le projet de l’Irlandais Conor O’Brien. Il précède de peu le lp « The Art Of Pretending To Swim ». L’univers de Villagers ne change pas, mélodique, fragile et inquiet. 

Ty Segall est connu, entre autres, pour sa fringale de productions: elle se confirme en 2018. En janvier, il sort « Freedom’s Goblin », en juillet un disque en collaboration avec White Fence, et arrive en automne un album de reprises. Des covers de gens aussi différents que le Spencer Davis Group, Amon Duul, Lennon, Dylan, Gong,…Le premier echantillon de cet exercice est une reprise paresseuse et acoustique d’un titre punk de 1977, un brûlot politique intitulé « Class War ». Evan Dando, et son projet Lemonheads, annonce un exercice semblable: « Can’t Forget », reprise d’un titre de Yo La Tengo, annonce « Varshons 2 », disque de covers qui succède à « Varshons » sorti en 2009. Entre les deux, dix ans. Dando, lui, n’est pas un bourreau de travail…

Les Anglais de Django Django avaient sorti un lp en mars: ils enchaînent avec un ep proposant six nouveaux titres. Dont le très « feel good » « Swimming At Night ». Dans le même registre, tonique et inventif, les texans de White Denim proposent le huitième album, en dix ans, « Performance ». Marianne Faithfull, elle, en est à sa 21ème production studio. Sur une période de 53 ans. Faithfull évoque des thèmes sombres, sobrement et poétiquement. Avec des invités comme Nick Cave ou Marc Lanegan. 

Le temps des adieux: Marc Almond et David Ball annoncent qu’ils mettent un terme au parcours de Soft Cell. Le duo s’était séparé en 1984 déjà, après une intense carrière de trois années de succès, mais s’était reformé à plusieurs reprises depuis le début des 2000’s. Cette fois, c’est bel et bien la fin. Départ accompagné de derniers concerts, de la sortie d’un dense coffret rétrospective, et, surtout, de la sortie de deux inédits. Les deux derniers morceaux de Soft Cell…Autre sortie rétrospective: un album de 32 titres consacré à Joe Strummer, plus précisément à son parcours postérieur au split de Clash. L’album, « Joe Strummer 001 » est annoncé pour septembre et précédé par un premier extrait…

On reste dans le domaine des « mythes ». Mythe vivant: pas d’album neuf pour les Rolling Stones, mais deux occasions de se maintenir dans l’actu musicale, avec le sortie de l’album live « Voodoo Lounge Uncut » -l’intégrale d’un concert enregistré en novembre 1994 à Miami- et celle d’une compilation consacrée aux bluesmen qui ont nourri l’inspiration des jeunes Jagger et Richards au début des 60’s. Une quarantaine de classiques de Howlin’ Wolf, Hooket, Berry, Waters,…Pas de morceau des Stones, mais une contribution qui a permis de découvrir que Ron Wood a un beau coup de crayon: c’est lui qui a signé la pochette du double album…

Compilation aussi pour A Certain Ratio. Le label Mute a entrepris de ressortir leurs productions passées. Nouvelle sortie d’albums anciens, et sortie d’une compilation, « ACR:Set » sur laquelle se trouvent de nouveaux titres. Dont « Dirty Boy », enregistré avec Barry Adamson…

A côté de ces productions tournées vers le passé, il y a aussi des nouveautés: Kurt Vile annonce un nouvel album, désinvolte, tandis que du côté de Suede c’est un nouveau disque sombre qui est programmé pour octobre. La sortie de plusieurs extraits de ce nouvel album, « The Blue Hour », confirme cette noirceur d’inspiration. Ce sera l’album le mieux classé dans le top UK depuis 1999. Il confirme le bel accueil reçu par les albums sortis en 2013 et 2016. Un côté mélancolique aussi pour l’album à venir de Bill Ryder-Jones, l’ex-guitariste de The Coral: les premiers extraits dévoilés dès l’été préfigurent un disque intimiste et personnel. 

Et puis il y a la sortie de « Joy As An Act Of Resistance », du groupe Idles. Belle confirmation de l’attente née de la sortie en 2017 de « Brutalism ». Un disque rageur et inconfortable, signé par un de ces groupes anglais qui renouent avec l’héritage punk et proposent une musique nourrie de colère et d’engagement politique…

Enfin, le décès d’une figure marquante de l’univers soul: Aretha Franklin. Un personnage dont la stature déborde nettement de la seule sphère musicale, pour atteindre, par son engagement pour les droits civiques, une dimension sociétale. Elle était âgée de 76 ans…

Au coeur de l’été, sorties et infos continuent à se bousculer. Des infos agréables, comme le retour de The The sur scène, ou le fait que Robert Smith se remet à l’écriture de nouvelles compositions. Smith a été choisi pour chapeauter le Meltdown Festival. L’idée, c’est que la programmation de chaque édition soit confiée à un acteur important de l’univers rock. Et Smith explique qu’écouter beaucoup de choses pour concocter la programmation de l’édition 2018 lui a donné l’envie de composer à nouveau. La sortie d’un nouvel album de Cure est envisagée. Hypothèse confirmée en fin d’année: ce sera pour 2019. Un des albums attendus de l’année nouvelle, avec celui de Vampire Weekend. Le groupe remonte sur scène, le disque qui arrivera six ans après le précédent est annoncé. Mais se fait attendre. Au chapitre « retours », encore, on apprend avec plaisir que celui des Chills, en 2013, ne reste pas sans suite: le single « Complex » annonce un successeur…

David Bowie toujours présent, deux ans après sa disparition: la BBC annonce un documentaire consacré aux cinq premières années du parcours de David Jones/Bowie, intéressant regard sur un talent en gestation. Et la réédition de son répertoire se poursuit avec la sortie de l’imposant coffret « Loving The Alien »: on en épingle surtout une version réorchestrée de l’album « Never Let Me Down », sorti en 1987. Bowie avait souhaité ce travail de relecture, et n’appréciait guère cet album sorti au milieu des 80’s. En juin, la sortie de la version 2018 du titre « Zeroes » permet d’apprécier la transformation: dépouillé de son vernis trop 80’s, le morceau gagne en intensité, et s’intègre clairement plus harmonieusement dans l’univers sonore de Bowie. 

Autre « mythe » disparu remis en évidence: Freddie Mercury. Le biopic « Bohemian Rhapsody », consacré au parcours du groupe Queen, s’annonce enfin, après pas mal de contretemps. Le projet est en gestation depuis 2010. La bande annonce séduit, et le film sera un succès incontestable de la fin d’année. La prestation de l’acteur Rami Malek emporte l’adhésion, 

Elvis Costello entre problèmes de santé et nouvel album: en juillet, il doit annuler un certain nombre de dates de sa tournée, en août il revient, rassurant, avec l’annonce d’un nouvel album. Un disque qui vient cinq ans après sa collaboration avec The Roots, et qui lui permet de retrouver ses Imposters, ex-Attractions. 

Un premier album attendu avec impatience: celui de Vryll Society, chez Deltasonic. Le groupe de Liverpool a mis quatre ans avant de réunir sur un album les singles qui l’ont fait connaître. Un disque délicieusement estival, avec un son psyche nourri d’influences remontant aux 70’s et aux 60’s. On est quelque part du côté de Tame Impala et des Temples. Ca tombe bien, ces deux-là sont absents cette année…

Effervescence printanière: en mai et juin, les sorties et annonces de sorties se bousculent…Du côté des nouveaux venus, le groupe australien Rolling Blackouts Coastal Fever sort son premier album chez Sub Pop. Né en 2013, le groupe a à son actif deux ep’s. L’arrivée d’un album donne une exposition accrue à des titres composés au fil de ces dernières années. Pour les Londoniens de Teleman, c’est l’arrivée d’un troisième album, déjà. Un nouveau disque qui confirme la qualité et le côté tonique de ses prédécesseurs. Et confirme Teleman comme faisant partie des groupes significatifs nés au cours de cette décennie…

Troisième album solo pour Johnny Marr, le « monsieur guitare britannique ». Marr que l’on retrouve aussi en compagnie de Matt Johnson, avec qui il a travaillé sur le projet The The. Après une longue période de discrétion, Johnson revient sur scène. Marr l’invite lors de sa tournée, et, surtout, ensemble ils proposent en fin d’année une reprise d’un titre des Lovin’ Spoonful…

Retour « précipité » de Gorillaz: le single « Humility », avec un invité de marque, le guitariste George Benson, annonce l’album « The Now Now » qui arrive à peine un an après « Humanz ». A la sortie de celui-ci, Damon Albarn avait déjà signalé qu’il avait en stock de nouveaux morceaux et ouvrait l’hypothèse de l’arrivée d’un nouveau disque. Albarn débordant d’idées et d’activité, cette année: en automne, il retrouve Paul Simonon, Tony Allen et Simon Tong, et ressuscite The Good, The Bad & The Queen et sort un second album onze ans après le premier. 

Et puis, il y a les « anciens »: après avoir annoncé un album réunissant les trois quarts de leur line up historique, les Smashing Pumpkins sortent le single « Solara ». Retour aussi à la une de l’actualité d’Echo & The Bunnymen: McCullough annonce la sortie d’un album un peu particulier, puisqu’il sera constitué de versions entièrement nouvelles, réinterprétées et réorchestrées, de titres phares du répertoire du groupe, et de deux inédits. Premier exemple de ces relectures de titres anciens, « Seven Seas ». Enfin, le « papy », Paul McCartney rompt un silence discographique de cinq ans. A 76 ans, l’ex-Beatles prend manifestement beaucoup de plaisir à concocter l’album « Egypt Station ». Et ce plaisir est contagieux. Il s’amuse aussi à revenir sur les lieux de ses débuts, le Cavern, pour un concert surprise, et propose des rééditions des premiers titres des Wings, et des archives du groupe…

Pour débuter le mois d’avril, l’annonce d’un retour qui fait plaisir, celui des Bees. The Bees étaient silencieux depuis 2010. Aventure terminée définitivement? Oui et non. Ce sont deux piliers du groupe, Fletcher et Parkin qui relancent le projet, en lui donnant un nouveau nom, 77:78. Nouveau nom, mais mêmes ingrédients: coolitude, kitsch, sens de la mélodie. « Love Said » annonce un album pour juillet. Retour confirmé pour Belly: un titre nouveau sort, annonciateur de l’album à venir. 

Le nouvel album de Manic Street Preachers arrive enfin, quatre ans après son prédécesseur. Un album fort, qui rencontre un bel accueil. Des douze titres, six sortent en single. Dont le très beau « Liverpool Revisited » qui précède l’album d’une semaine. Autre beau disque sorti en avril: le nouvel album de King Tuff, alias Kyle Thomas. Un disque léger, aux accents psychés, pour lequel l’Américain a pu compter sur des collaborateurs comme Kevin Morby, Ty Segall ou Mikal Cronin. 

Naissance d’un nouveau projet: l’ex guitariste de REM, Peter Buck, s’associe avec l’auteur-compositeur-chanteur Joseph Artur. Le deux hommes avaient déjà collaboré ensemble, et le travail qu’ils proposent sous la dénomination Artur Buck ne manque pas d’allure. Un premier single en avril, « I’m The Moment », annonce un premier album pour l’été…Premier album aussi pour Cabbage. Mené par Lee Broadbent, le groupe de Manchester s’était fait remarquer en 2017 grâce à plusieurs ep’s. Il réunit ce matériel sur un album sans concession, « Nihilistic Glamour Shots ». Cabbage est tout à fait représentatif d’une nouvelle scène britannique radicale et engagée…

Enfin, les Arctic Monkeys: fin d’un long silence discographique. Le dernier album était sorti en 2013, le cinquième. Il avait connu le même succès que les précédents. A la fin de la tournée qui suivait, Turner avait annoncé que le groupe faisait un break. Un break qui se prolongeait. Turner se consacrait aux Last Shadow Puppets, Helder travaillait avec Iggy Pop. Une longue absence qui a permis au groupe de se réinventer: il a accompli une véritable métamorphose, rappelant celle opérée au cours des 70’s par Roxy Music. Son tout à fait différent, climat nouveau: « Tranquillity Base Hotel & Casino », dont la sortie est annoncée pour mai, surprend. Et finalement gagne l’adhésion du public…Le teaser déconcerte, le premier single qui arrive quinze jours plus tard séduit…

Mars voit revenir les beaux jours. Cette année, il a aussi été marqué par quelques sorties pétillantes. Par exemple le single surprise de The Go!Team…Le groupe de Ian Parton avait en janvier sorti un brillant nouvel album, renouant avec l’énergie du premier, « Thunder… » sorti en 2004. En mars sort un ttre qui ne figure pas sur l’album, un cocktail sonore de toute beauté. Un des singles de l’année. Autre bonne surprise: le résultat de la rencontre entre le groupe Parquet Courts et le producteur Danger Mouse. Rock « punky » d’un côté, accents plus travaillés et influences « dance » de l’autre. Résultat: l’album « Wide Awake », tonique, varié, passionnant. Là aussi un des disques essentiels de 2018: sous une pochette catchy, rien à jeter, et des singles imparables comme la plage titulaire, « Total Football » ou « Freebird II » …

Belle & Sebastian rassemble sous la forme d’un album la série de 3 ep’s qu’il a sorti en 2017. Un ensemble cohérent rassemblé sous un même titre: « How To Save Our Human Problems ». L’Australienne Courtney Barnett, révélation avec un premier album de l’année 2015, confirme avec son second disque solo. Confirmation dont on ne doutait guère, notamment après son bel exercice en duo avec Kurt Vile l’an dernier. Barnett est devenu une voix féminine qui compte. Et puis on a retrouvé avec plaisir en mars un nouvel album de Monochrome Set, un des groupes légendaires du début des 80’s. Reformé en 2010 après une longue éclipse, le groupe de Ganesh Bid Seshadri a repris le chemin des studios grâce au label allemand Tapete. Et sans faire de vagues aligne des albums élégants. Le nouveau, « Maiseworld » est arrivé en parallèle avec une ressortie des enregistrements de la période 1979-1985…

Enfin, un nouvel élément à ajouter au dossier « Les 90’s reviennent »: 25 ans après « The Last Splash », le line up « classique » des Breeders propose un nouvel album, « All Nerve », che 4AD. Un retour qui comme dans de nombreux autres cas fait suite à une réunion des musiciens pour la scène: en 2013, Kim et Kelly Dean invitent Wiggs et McPherson a participer à une tournée à l’occasion des 25 ans de « The Last Splash ». Et arrive l’idée de reprendre le chemin des studios…A noter la présence, aux backing vocals sur un titre, de Courtney Barnett. Une manière de souligner une filiation de génération à génération…

 

 

Le « petit » mois aura été plutôt riche en sorties et annonces. Il y a l’arrivée du 4ème album de MGMT, 5 ans après le précédent. Le groupe éveille à nouveau l’intérêt du public et de la presse après l’accueil mitigé par le disque de 2013. Nouvelle production aussi du côté de Moby, décidément fort actif et peu optimiste au sujet de l’état de notre Monde, ces derniers mois. Le single « This Wild Darkness » annonce un nouvel album, dans la lignée des deux précédent, sorti en 2016 et 2017…

Des retours bien mis en scène: ceux de Belly et des Smashing Pumpkins version 3/4. Après une réunion pour la scène, Belly annonce un nouvel album 23 ans après le précédent. Les 90’s sont de retour et on aura encore de belles surprises. De son côté, Billy Corgan met en place une belle stratégie de communication autour d’un nouvel album à venir. Il est vrai qu’il possède un bel argument: pour la première fois depuis 2000, il sera entouré de Chamberlain et James Iha. Pas de D’Arcy, par contre. C’est le clash de l’année. L’album se fera attendre jusqu’en novembre, mais les annonces de tournées et sorties de singles maintiendront l’attente au fil des mois…Autre grosse sortie annoncée: celle de « Simulation Theory » de Muse, qui clôt le chapitre « Drones », et propose en février un single, « Thought Contagion », qui donne la couleur de l’album, nourrie du son des 80’s et laissant une belle place au synthés. L’album arrivera en novembre.

On note encore en février, l’arrivée d’un 3ème album pour Ought. Produit par le Français Nicolas Vernhes (War On Drugs, Wild Nothing), « Room Inside The World » confirme la qualité de ses prédécesseurs. Et Ought son rang de groupe majeur. Confirmation aussi pour Boy Azooga: sorti chez Heavenly, « 1,2 Kung Fu » confirme que le projet du Gallois Davey Newington, une des découvertes de 2017, tient sur la longueur. Et puis, un single plein de punch: avec « The Man », Goat Girl, le groupe de Clottie Cream, originaire du Sud londonien, comme Shame, donne une touche féminine à la nouvelle vague de groupes britanniques « en colère ». Et annonce un premier album qui sortira quelques semaines plus tard.

Enfin, la disparition  de Dennis Edwards. Une voix, celle des Temptations. Et quelle voix: c’est lui qu’on entend sur des « classiques » comme « Papa Was A Rolling Stone », « Just My Imagination » ou « Ball Of Confusion »…