Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Dick Dale – L’invention d’un son…

Posted: 20th mars 2019 by leo in Non classé

La disparition d’un « inventeur de sons »: Dick Dale était un de ces musiciens pas forcément très connus qui ont, au cours des 60s, expérimenté des sonorités qui ont influencé par la suite d’autres générations, et permis l’éclosion de nouvelles tendances. Un peu comme Link Wray et son art précurseur de la distorsion, récemment remis en évidence par Dan Auerbach…
C’est aussi au niveau de la sonorité guitaristique que Dale à ouvert des pistes. On le considère généralement comme le créateur du Surf Rock, bref mouvement musical du milieu de la décennie. Dale a poussé très loin les ajouts d’effets, et l’amplification électrique des guitares, en collaboration avec Fender…
Une carrière discrète, et, heureusement, une redécouverte tardive grâce à la présence d’un titre de Dick Dale & The Del Tones dans la boîte du film Pulp Fiction de Tarantino. Un morceau dans lequel transparaît une autre caractéristique de ce musicien ne à Boston d’un père libanais: l’utilisation de sonorités moyen-orientales…

A suivre – Grim Streaker

Posted: 19th mars 2019 by leo in Non classé

« Today In New-York », un single explosif d’à peine 2’20 »: c’est le nouveau titre dévoilé par, Grim Streaker, un jeune groupe new-yorkais dont le premier album, « No Vision », produit par Mike Kutchman (Parquet Courts, Wall, Bush Tetras,. ..), arrive le 17 mai.
Grim Streakers fait partie de ces groupes qui, ces derniers temps, ressuscitent l’énergie de la scène punk et postpunk de la fin des 70s. Il ne s’agit pas d’un « revival » qui ne serait que formel: Grim Streakers, comme Cabbage, Fontaines DC, Shame,…a des colères à exprimer. Et ces jeunes groupes en arrivent naturellement à utiliser le même son « énervé » que leurs prédécesseurs. On parlera plutôt d’un héritage naturel, d’un dialogue sonore au-delà des décennies d’écart…
Et cet héritage. Grim Streakers l’assure avec un bel aplomb, grâce, notamment, à l’énergie déployée par sa chanteuse, Amelia Bushell, une Britannique installée à New York depuis quelques années…

Alvin Stardust – Glam Rock’n Roll…

Posted: 8th mars 2019 by leo in Non classé

1973 : Bernard William Jewry goûte enfin au succès. Un succès relativement éphémère, mais spectaculaire. C’est sur lui que Peter Shelley (rien à voir avec celui des Buzzcocks) porte son choix pour donner  vie au titre qu’il vient d’écrire : « My Coo Ca Choo ». Shelley est présent depuis près de 10 ans dans le paysage musical britannique: songwriter, producteur, chanteur et musicien, il a aussi oeuvré comme découvreur de talents pour Decca: ses « trouvailles »: Amen Corner, ten Years After, les futurs King Crimson. Il vient de quitter Decca pour créer son propre label, Magnet. Et écrit « My Coo Cachoo », qu’il interprète lui-même, sous le pseudonyme d’Alvin Stardust. Mais quand il s’avère, très rapidement, que le single sera un succès, il décide de « déléguer » le rôle de figure de proue. Shelley est un homme qui se sent plus à l’aise en coulisses. Il choisit  Jewry qui va donc se présenter sous l’identité d’Alvin Stardust. Ce n’est pas son premier avatar : au début de la décennie précédente, il s’appelait Shane Fenton….

Un petit retour en arrière s’impose. 1961 : un jeune groupe, Shane Fenton & The Fentones est remarqué et sélectionné pour une audition. Le chanteur, Shane Fenton alias John Theackstone, décède. Sa mère encourage le groupe à quand même saisir sa chance, en demandant, en mémoire de son fils, que soit maintenu le pseudo de Shane Fenton. Il faut donc un « nouveau Shane Fenton » : ce sera un membre de l’entourage du groupe, Bernard Jewry. Pratiquant un Rock gentillet, dans la mouvance des Shadows, des Everly Brothers, les Fentones enregistrent quelques succès modestes avant de jeter l’éponge en 1963. Jewry poursuit en solo une carrière plus que modeste. Jusqu’à sa rencontre avec Shelley. Il devient Alvin Stardust et propose un personnage inhabituel sur la scène Glam alors triomphante. A l’opposé d’artistes au look souvent décadent, androgyne, Jewry/Stardust campe une sorte de rocker un peu anachronique : coiffure héritée des 50s, veste de cuir, allure sévère, il propose une rencontre entre un Rock’n Roll dans la lignée des Fentones et un habillage Glam, notamment au niveau des percussions. Par certains aspects, il est proche d’une des stars du mouvement, Gary Glitter. Lui aussi rocker « glamourisé ».

« My Coo Ca Choo », morceau simple et percutant, connaît un succès immédiat. En Angleterre, mais aussi sur le Continent. La collaboration avec Peter Shelley continuera, le temps de quelques titres, à s’avérer payante. Puis l’engouement du public s’estompe. La vague Glam retombe, ses acteurs s’effacent souvent. Stardust continue lui un parcours discret. Une seule exception : le succès de « Pretend » au début des 80s, quand il signe chez Stiff Records. Jusqu’à sa disparition, en 2014,, Jewry/Fenton/Stardust poursuivait une honorable carrière consacrée au revival Rock’n Roll, en bénéficiant d’une notoriété que lui assurait « My Coo Ca Choo ». On le voyait aussi à la télévision, comme acteur. 

De son côté, Shelley a connu, avec Magnet Records, de nouvelles belles réussites, avec des artistes aussi différents que Silver Convention (Soul Disco), Bad Manners (Ska), Matchbox (Revival Rockabilly) Chris Rea et Kissing The Pink (New Wave). En tant qu’artiste solo, il n’a guère eu de succès, mais a créé un personnage animé, Robotman, qui a eu son heure de gloire sur le petit écran aux USA…

A suivre – Pottery

Posted: 6th mars 2019 by leo in Non classé

Quand un groupe sort un premier single excellent, on se dit que la suite pourrait être intéressante. Quand le second single est tout aussi séduisant, on se dit qu’on a clairement affaire à un groupe « à suivre ». C’est le cas de Pottery, un groupe de Montreal. En novembre sortait le pétillant « Hank Marvin ». Son successeur, « Lady Solinas », vient d’arriver…Il précède l’arrivée -le 10 mai- d’un premier ep. A noter que le groupe a « en magasin » la matière d’un album depuis pas mal de temps, un album dont la sortie a été différée le temps de trouver un label adéquat.

Au centre du groupe, Paul Jacobs, particulièrement actif sur la scène garage-punk locale. Il s’aventure avec Pottery dans un registre différent: le premier single de Pottery évoquait plutôt des univers comme ceux des Sparks, Devo, du Roxy Music première époque. Avec une dose de second degré. Pottery a assuré les premières parties de Parquet Courts et Oh Sees…En mai, le groupe traverse l’Atlantique et se produira en Grande Bretagne et sur le Continent. 

 

Un nouveau single pour The National:il annonce l’arrivée, en mai, d’un nouvel album, « I’m Easy To Find ». Il succède au « grammyfié » (meilleur album rock alternatif) « Sleep Well Beast » sorti à la fin de l’été 2017. Un retour discographique assez rapide pour un groupe qui a toujours pris son temps: le nouvel album ne sera jamais que le huitième en vingt ans de carrière…

Le nouveau single est bien dans le ton habituel du groupe: sobre, sérieux. On épingle la présence, en invitée, de Gail Ann Dorsey (ancienne collaboratrice de Bowie, entre autres). C’est une des particularités de l’album qui s’annonce: le présence de plusieurs guests féminines. Sont également de la partie, notamment, Sharon Van Etten et Lisa Hannigan. L’album est copieux -plus d’une heure, seize titres- et il est accompagné d’un court-métrage réalisé par Mike Mills. A noter encore que le groupe de Matt Berninger et des frères Essner va entamer dès le mois d’avril une longue tournée qui le verra se produire des deux côtés de l’Atlantique. The National sera notamment au programme de nombreux festivals. Pour accompagner cette tournée, deux « premières parties »: Courtney Barnett et Alvvays…

Lene Lovich – Une voix…

Posted: 4th mars 2019 by leo in 80s, Rayon "frais"

L’épisode punk aura considérablement modifié le paysage musical, à la fin des 70s. Le Punk en lui même n’était pas d’une richesse musicale extraordinaire. Mais l’esprit de ce mouvement a amené une remise à plat des choses: haro sur la tradition, place aux initiatives originales. Et donc arrivée de toute une série de personnalités hors du commun. Parmi celles-ci, Lene Lovich, une jeune américaine établie en Angleterre depuis l’âge de 13 ans, qui apparut, brièvement, mais brillamment, dans l’actualité musicale de cette fin des 70s.

Elle a suivi un parcours peu commun avant d’aboutir dans le catalogue du label Stiff, un label créé en pleine ébullition musicale à Londres en 1976, et qui a révélé des artistes comme Elvis Costello, Madness, ou encore The Damned, auteurs du « premier single de la période Punk », « New Rose ».

Lene Lovich a été étudiante en Arts, a pratiqué la danse orientale, fourni des cris d’horreur pour des films d’épouvante (sa voix est tout sauf banale…), fait du théâtre,  écrit des textes pour le musicien Electro-Disco français Cerrone (« Supernature », c’est d’elle), joué du saxophone, fait partie d’un groupe de Funk, avant d’être signée en 1978 par le label Stiff Records. Avec directement un album à la clé, « Stateless », et un premier succès, le single « Lucky Numbers », en 1979.Suivra en 1981 un autre single marquant, « New Toy », écrit par Thomas Dolby, qui est alors son claviériste, avant de se lancer lui-même dans une convaincante carrière en solo.

Et puis, Lene Lovich disparait du devant de la scène, subitement, pour s’occuper de sa famille. On la retrouve cependant, de temps en temps, avec de nouveaux albums, en 1989 et en 2005, et elle poursuit sa carrière scénique « multi genres ». On la retrouve aussi associée avec Nina Hagen, autre « cas à part »  de la période de transition Punk-New Wave, pour un disque en faveur de la protection animale. Un autre de ses chevaux de bataille…En 2012, elle décide de reprendre l’aventure. Elle crée le Lene Lovich Band, reprend le chemin de la scène, avec un premier concert à Londres en 2013. Et elle reprend le contrôle de son catalogue antérieur et en assure la réédition…

Un titre nouveau vient de sortir, « Savages II » (la maîtrise vocale de Lovich est intacte), et le groupe a entamé une tournée marquant la 40ème anniversaire de « Lucky Numbers ». Au Royaume-Uni, d’abord, sur le continent ensuite…

Savages II, janvier 2019

Cabbage – Un nouveau single…

Posted: 1st mars 2019 by leo in Non classé

Il y a des morceaux qui ont « la grâce »: ils font mouche dès la première écoute. C’est le cas du nouveau single de Cabbage, « Torture ». Un thème lourd, un son léger, de la simplicité, de l’efficacité. C’est le premier nouveau titre du groupe de Lee Broadbent depuis la sortie l’an dernier d’un premier « vrai » album. 

Cabbage est apparu en 2016 avec un premier single atypique, « Kevin ». Une choses était sure: Cabbage avait le mérite de l’originalité, et possèdait déjà une identité très affirmée. Côté musique, les références vont vers le Punk et le Post Punk. Le groupe, et en particulier son chanteur Lee Broabent, arrive à ressusciter l’énergie particulière des meilleurs moments de l’épisode punk. Et puis il y a l’attitude des Anglais, et l’univers qu’ils développent: un humour souvent acide, des thèmes politiques, une observation désabusée et critique de la vie quotidienne et des malaises sociaux. Deux eps, dont le remarqué « Uber Capitalist Death Trade », sortis la même année, confirmaient qu’on avait affaire à un projet solide. En 2017, « Young, Dumb… » rassemblait ces premiers tires du groupe, et en 2018 le premier « vrai » album de Cabbage, « Nihilistic Glamour Shots » installait définitivement le groupe de Manchester au rang de ténors de la nouvelle scène néo-punk britannique. 

« Torture », sorti cette semaine, semble plus maîtrisé encore que ce qu’on avait pu entendre jusqu’ici. Et donne envie de découvrir vite la suite…

Morrissey – Made in America…

Posted: 26th février 2019 by leo in Non classé

Premier échantillon du prochain album de Morrissey: une reprise du « It’s Over » de Roy Orbison. Morrissey s’installe confortablement dans un morceau qui lui convient parfaitement. Ce nouvel album de l’ancien leader des Smiths sera entièrement composé de reprises: un voyage sonore aux Etats Unis. Morrissey propose de redécouvrir des titres, pas forcément connus, de ténors de l’univers musical américain: Orbison, mais aussi Dylan, Joni Mitchell, Gary Puckett, Buffy Ste Marie, 5th Dimension,Phil Ochs, Jobriath, Melanie,…Titre de l’album: « California Son ». 

A noter la présence de quelques invités de marque: Billy Joe Armstrong, Lydia Night (Regrettes), Ed Droste (Grizzly Bear) ou Ariel Engle (Broken Social Scene). Des présences qui surprennent, quand on connait le statut de « persona non grata » de Morrissey: ses les déclarations volontiers provocantes et largement commentées font plutôt de lui quelqu’un avec qui ont évité d’être associé…

 

Teenage Fanclub – Nouveau single…

Posted: 25th février 2019 by leo in Non classé

Le Teenage Fanclub nouveau est arrivé: un single sort, c’est le premier depuis 2016 et l’album « Here ». Surtout, c’est la première production du groupe sans Gerard Love. Une absence qui n’est pas anodine: le groupe écossais s’était créé en 1989 autour de l’étroite complicité entre trois musiciens, Love, Norman Blake et Raymond McGinley. Tous les trois écrivaient des morceaux, tous les trois aussi alternaient devant le micro. L’an dernier, Love a annoncé qu’il quittait l’aventure. Il ne partageait plus les vues de deux autres au sujet du programme de leurs tournées…

Dave McGowan qui assurait les claviers reprend la basse laissée vacante par Gerard Love, et un nouveau venu, le Gallois Euros Child (Gorky’s Zygotic Mynci) prend en charge les claviers…Le groupe est en tournée américaine, puis reviendra en Europe. Et il renoue, avec sa nouvelle formule, avec les studios, pour un single. En attendant plus…

A noter que Ben Gibbard, leader de Death Cab For Cutie et fervent admirateur de Teenage Fanclub, a rejoint sur scène les Ecossais à Seatlle, pour une reprise d’un extrait de l’album « Bandwagonesque ». Un album dont Gibbard avait proposé une version cover en 2017…

A suivre – Flaural

Posted: 24th février 2019 by leo in Non classé

Un groupe US qui s’ajoute à notre catégorie « à suivre »: Flaural est un groupe originaire de Denver, qui s’apprête à sortir un premier album, en avril. « Postponement » est précédé par un intéressant single, « The Thinker ». Un morceau dense, à la fois simple et élaboré musicalement, entre légèreté et gravité. Dans ce morceau, Colin Johnson évoque la disparition de son père après une longue lutte contre la maladie de Charcot. Et pourtant, le single n’a rien de « plombant ». Il évoque ce sujet dramatique avec élégance…
Flaural est né en 2015. A leur compteur, deux eps, en 2015 et 2016, puis un long silence: « Postponement » arrive après une belle phase de maturation. Et « The Thinker » l’annonce en éveillant clairement l’intérêt.