Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Un petit tour en Australie avec The Vacant Smiles, qui sortent un troisième album « improvisé » en attendant que le vrai troisième album, en préparation depuis de nombreux mois, soit terminé. Compliqué? Oui, à l’inverse de leur son: dépouillé, guitares et orgue en avant, parfois tendu, souvent désinvolte. On y trouve des réminiscences du Pink Floyd première époque (« Connectivity »), des Feelies ou d’XTC (« Alarmy »). C’est tonique et sympathique. Avec ce petit côté brouillon que donnent à « Good Will » les circonstances de son enregistrement: voyant que leur album en gestation depuis de longs mois ne serait pas prêt pour la fin ’18, les membres de Vacant Smiles ont créé en un mois et demi « Good Will ». Un groupe capable de ce genre de « performance » mérite incontestablement qu’on se penche sur son cas…Et c’est avec intérêt qu’on attend leur troisième album devenu finalement le quatrième…

 

 

« Twist It, Shake It, Rock’n Roll »: c’était le titre, un peu décalé, d’un single de Trudy & The Romance que nous découvrions fin 2017. Un nom tout aussi décalé, pour ce trio de Liverpool né en 2014. Au centre du projet, la voix très particulière du chanteur-guitariste Olivier Taylor. Une voix mise au service d’une relecture originale d’un son hérité de la fin des 50s, l’époque du Doo Wop, des chansons pop romantiques, et d’une jeunesse qui se découvrait. Le terreau sur lequel sont apparus les Beatles. Avec Trudy & The Romance, on part du même terreau, mais on l’envisage avec recul, avec dérision…On n’est plus en 1958, le Garage et le Punk sont passés par là. Et le groupe, pour se définir, parle de « mutant 50’s pop ».
Les jeunes Britanniques passent maintenant à l’étape de l’album: il arrive en mai. Et est annoncé par un premier single…

Yak – Le second album…

Posted: 16th février 2019 by leo in 2010s, Non classé, Rayon "frais"

Le groupe britannique Yak sort son second album, trois ans après le premier. Un disque né dans la douleur, alors qu’on pensait le trio bel et bien lancé. La voie vers l’album suivant semblait déjà tracée. Et pourtant les embûches se sont multipliées. Les bonnes fortunes également. Et « Pursuit Of Momentary Happiness » est finalement sorti, cette semaine…

Retour en arrière: il y a pile quatre ans, on découvre Yak avec un magistral premier single, « Hungry Hearts », chez Fat Possum. Le projet est né à Wolverhampton, à l’initiative deux copains d’enfance, Oli Burslem (guitare et chant) et Andy Jones (basse), rejoints par un batteur d’origine néo-zélandaise, installé à Londres, Eliott Rawson. Au fil des mois, « Plastic People » confirment la vigueur du premier single, et confirment les contours du style de Yak: la voix emportée de Burslem soutenue par une énergique section rythmique. L’intérêt grandit, les opportunités se multiplient: des premières parties pour The Last Shadow Puppets, le label Third Man Records. 

Le premier album, « Alas Salvation », arrive en mai 2016. A la production, Steve MacKey (Pulp) et, pour un titre, John Coxon (Spiritualized). Suivent plusieurs mois d’une tournée couronnée de succès. En 2017, il s’agit de penser à l’album suivant. Un single enregistré en Australie avec Kevin Parker et Jay Watson, reprise d’un ancien titre soul, sort en octobre. Puis les problèmes commencent. Premier souci: le départ d’Andy Jones, complice de longue date de Burslem. Il se marie et préfère abandonner le monde des tournées. Et puis il y a un projet d’enregistrement qui tourne court. Yak doit enregistrer son nouveau disque dans le studio de Kevin Parker à Perth. Mais le chemin de Burslem vers l’Australie prend une tournure erratique. Avec une étape à Tokyo pour un mois consacré à l’écriture des nouveaux morceaux. Sans guère de résultats. Le passage dans le studio australien ensuite ne donne rien. Retour perdant en Angleterre: le budget a été épuisé en pure perte, Yak est dans une impasse. Jusqu’à ce que Jason Pierce (Spiritualized) ne s’intéresse au devenir du groupe, et n’en devienne le « Saint Bernard »: encouragement moral, coup de pouce pour trouver un nouveau label (Third Man-Virgin EMI) et un studio, et, enfin, intervention au niveau de la production. Et une apparition vocale…Résultat: un disque dense, qui témoigne de sa gestation tourmentée, et qui confirme le statut de groupe passionnant de Yak…

 

 

 

The Auteurs – En marge de la Britpop…

Posted: 13th février 2019 by leo in 90s

Début des 90s: le mouvement Britpop se met en place. Une réaction à la période House, et à la percée de la vague US du Grunge: il s’agit d’en revenir à un Rock anglais plus classique, mené par les guitares, trouvant son inspiration du côté des 60s (Kinks,…), du Glam des 70s (Bowie,…), de l’épisode Punk, et de ses avatars comme le revival Mod du Jam de Paul Weller, remettant la mélodie au centre de l’écriture…                  Certains des acteurs de ce mouvement sont toujours bien présents: les frères Gallagher, séparés, Suede, par intermittence, Blur et sa faculté d’évoluer… Mais un des groupes les plus brillants de cet épisode a depuis longtemps disparu: The Auteurs. Un groupe qui a vécu un parcours un peu en marge, frôlant le succès avant de disparaître avec la fin de la décennie.
The Auteurs, c’est surtout un homme, Luke Haines. Au caractère manifestement assez entier. Difficile, même, volontiers sarcastique… Ce qui pourrait expliquer le parcours erratique du groupe. Après avoir fait partie d’un groupe lié à la « génération C86 », The Servants, il crée en 1990 The Auteurs, avec sa compagne, bassiste, un batteur et un violoncelliste. Au fil de ses prestations live, le groupe éveille l’intérêt de la presse. Et d’un label: un premier single, « Showgirl », sort en décembre 1992. Suivi d’un brillant premier album, « New Wave », en février 93. Avant le premier album de Suede, et avant le « Modern Life » de Blur. Ce qui fait déclarer à Haines que The Auteurs est le groupe qui a lancé le mouvement. Déclaration paradoxale, quand on sait comment le même Haynes va par la suite refuser l’étiquette « Brit Pop »…
Toujours est il que les Auteurs semblent bien lancés: en 1994 sort un nouvel album, et les singles qui l’accompagnent entrent dans le chart anglais. Le groupe tourne intensivement, aux USA, en Europe…Jusqu’à ce que Haines se blesse aux jambes, dans des conditions controversées. Fin de la tournée européenne, et immobilisation prolongée du leader: Haines consacre l’année 1995 à l’écriture d’un nouvel album. Mais la machine est enrayée. Et Haines ne semble guère désireux de la relancer. Il met en place un projet parallèle, Baader Meinhof (un nom inspiré par le célèbre groupe révolutionnaire allemand…), se consacre à une relecture électro du répertoire des Auteurs, et prend plus nettement ses distances avec la Brit Pop. Un quatrième album en 1999 sera le dernier acte d’un parcours qui n’en finissait pas de finir…

L’après Auteurs de Haines se déclinera essentiellement en solo, mis à part le projet Black Box Recorder (avec John Moore de The Jesus & Marychain). Son dernier album en date est sorti en 2018. Le quinzième. Et en 2009 il a écrit un livre dans lequel il évoque le parcours des Auteurs, et la période Britpop…

A suivre – FEET

Posted: 12th février 2019 by leo in Non classé

Le groupe FEET vient de sortir un excellent single. Et ça fait plaisir, parce qu’on espérait bien voir ce jeune groupe de Coventry confirmer les promesses que laissaient entrevoir « Petty Thieving » en 2017.
Le groupe a été formé il y a tout juste trois ans, par des étudiants de l’université de Coventry. Leur premières productions ont attiré l’attention du label Yala qui a sorti le single « Petty Thieving », un percutant morceau nourri de (Post)Punk. Les jeunes britanniques ont terminé leurs études et ont peaufiné leur son. En l’enrichissant nettement. L’énergie est toujours présente, mais les structures sont devenues plus inventives. On pense, côté contemporain, à des gens comme Parquet Courts, ou, dans le passé, à des acteurs de la Britpop comme Blur ou Pulp.
« English Weather », le nouveau single, témoigne de la maturité atteinte par le groupe. Et laisse attendre de belles choses dans le futur: à suivre, donc…

 

Fonatines DC – Premier album en avril

Posted: 7th février 2019 by leo in Non classé

Fontaines DC a été une incontestable révélation de l’année ’18. Avec « Chequeless Reckless », on découvrait un groupe entier et affirmé, et le phrasé particulier du chanteur Grian Chatten. Fontaines D.C. est un groupe qui appartient à cette nouvelle génération qui renoue avec une certaine énergie punk sans pour autant être un copier-coller de cette période. Les Irlandais sont un groupe d’aujourd’hui, qui se positionne sur l’état du Monde en ce début de XXIème siècle.
Aujoud’hui, on apprend que le premier album du groupe sortira le 12 avril. Pour l’annoncer, un nouveau single -et une nouvelle réussite-, « Big ». Un titre illustré par un amusant clip tourné à Dublin, avec un jeune voisin de Chatten, et qui permet au groupe de réaffirmer son identité irlandaise…

En 2017, les Australiens de King Gizzard & The Lizard Wizard s’étaient fixé un fameux challenge: sortir 5 albums au cours de l’année. Challenge réussi: le 30 décembre sortait un cinquième album. Outre le nombre, ce qu’il est important de signaler, c’est que ces albums étaient loin d’être du remplissage. De vraies réussites pour un groupe qui démontrait l’étendue de sa créativité.
Depuis, plus rien. Une année 2018 en mode pause. Compréhensible. Et puis revoici King Gizzard avec un étonnant single de près de 7 minutes: un ovni vaguement rétro, bourré de synthés vintage. Fun et punchy…

A suivre – Orville Peck

Posted: 1st février 2019 by leo in A suivre...

Il est toujours agréable de découvrir un univers musical qui ne ressemble à aucun autre. Celui d’Orville Peck, qui a été signé par Sub Pop fin 2018 et sortira un premier album en mars, est de ceux-là.
Un look étrange et énigmatique: chapeau de cowboy, chemise brodée, masque à lanières désuet comme les bandits de westerns d’antan. Sans origine fixe avouée, il a parcouru le continent nord américain avec divers groupes.
Le son: une base nourrie de Country, à laquelle Peck donne une dimension nouvelle…Une voix particulière, quelque part du côté de Johnny Cash et de Roy Orbison, désabusée, des ambiances cinématographiques; On pense à David Lynch: c’est une des références de Peck.
Il raconte une Amérique profonde -le Nevada dans son récent single-, un univers en marge, évoque ses amours passées « avec un biker distant, un boxer abusif, et un geôlier trop protecteur »…
Orville Peck sort de l’ordinaire, et devrait faire son chemin dans le monde musical. A découvrir, en tous cas…

 

Cinemusic – 1980, Times Square…

Posted: 29th janvier 2019 by leo in Non classé

Un film musical est souvent un bon moyen de rendre compte de l’atmosphère d’une période particulière…Témoignage reconstitué, comme « American Graffiti » dans lequel en 1973 George Lucas dresse le portrait de la jeunesse américaine du début des 60’s, ou témoignage contemporain de son sujet: c’est le but d’Alan Moyle quand il lance le projet de « Times Square », au tout début des 80’s, s’inspirant du journal intime d’une jeune fille vivant dans les rues. Moyle imagine de tracer le portrait de la génération de l’après-Punk, à New York, dans un Times Square encore « sauvage », qui n’a pas encore subi le « nettoyage » qui lui sera appliqué quelques années plus tard. Le point de départ est la rencontre de deux jeunes filles hospitalisées pour des problèmes de comportement. L’une d’elle est une rebelle farouche, passionnée de musique, l’autre vient d’une « bonne famille », elle est réservée…Elles deviennent amies, puis s’enfuient. Leur cavale est le fil rouge du film. Pour les incarner, deux très jeunes actrices, Robin Johnson, 15 ans, et Trini Alvarado, 13 ans.

Le projet intéresse Robert Stigwood, le spécialiste du film musical à l’époque, avec une série de cartons à son actif: « Saturday Night Fever » (’77), « Grease » (’78) et l’adaptation de « Sergent Pepper » (’78). C’est lui qui a relancé la carrière des Bee Gees, en les orientant vers le Disco. La concrétisation du projet sera l’objet de tiraillements entre Stigwood, producteur exécutif désireux de sortir un nouveau « Saturday Night Fever », et le réalisateur, Moyle, dont l’idée est de proposer un film plus pointu, ancré dans son sujet somme toute plutôt sérieux. L’antagonisme se manifeste au sujet de l’évocation de la relation lesbienne entre les deux filles. Moyle veut la décrire explicitement, Stigwood veut que le sujet soit édulcoré. Autre point de désaccord: la bande musicale. Moyle imagine une bande son reflètant les tendances du moment, le Punk et la New Wave, Stigwood lui impose des titres plus commerciaux, et notamment la présence de Robin Gibb. Ces désaccords aboutiront à une rupture entre les deux hommes, et à la sortie de la version la plus conforme aux désirs du producteur. Ces tensions ont-elles déforcé le film? Toujours est-il que le succès commercial ne sera pas énorme, et que les critiques l’évoqueront comme une tentative manquée…La bande originale, par contre, parue sous la forme d’un double album, sera un gros succès, apparaissant effectivement comme la bande son de l’époque, avec Cure, Gary Numan, XTC (un inédit), Pretenders, Ramones, Ruts, Patti Smith, et la présence d’une « figure » du Rock féminin, Suzi Quatro. Au fil des années, « Times Square » deviendra un film « culte ». Quant à Moyle, il réalisera dix ans plus tard un autre film musical, « Pump Up The Volume », avec Christian Slater. Avec une plus grande liberté…

 

C’est en mode solo que se décline la suite du parcours de Ian Brown. La plage titulaire de son prochain album, « Ripples », vient de sortir. En 2016, une campagne de leasing et la sortie de « All For One » avait laissé penser que les Stone Roses se reformaient, mais cette possibilité avait rapidement été contredite. Deux singles et puis plus rien.

Le nouvel album des Specials, marqué par le retour de Hall, arrive début février. Un second single l’annonce. Avec une voix féminine, celle de Salfijah Khan, une jeune Anglaise engagée, qui a fait le buzz sur le net et dans les médias en tenant tête à des manifestants d’extrême droite…Avec ce single, les Specials confirment qu’ils restent des gens engagés politiquement…

25 ans de carrière pour les Dandy Warhols: une tournée est en cours, et un dixième album studio arrive trois ans après le précédent. On y retrouve ce qui est la marque de fabrique du groupe: la nonchalance de musiciens sûrs de leur talent. Exemple: « Motor City Steel », chronique de la vie dans une petite bourgade américaine…