Mode d’emploi…

Posted: 30th décembre 2011 by leo in Non classé

POSOLOGIE: C’est quoi, » Each Day, a Song » ? Apprécier un morceau, le découvrir, le redécouvrir est un plaisir qui peut se renouveler chaque jour…Un morceau qui colore un moment, qui donne le sentiment de cotoyer de belles choses. Une fois par jour semble être une bonne prescription…Quel qu’en soit le style, même si ici il sera surtout question de pop-rock. Au sens très large. L’univers de la musique enregistrée et diffusée existe depuis longtemps maintenant. Et on semble pourtant loin de l’essoufflement. Chaque jour permet la découverte d’un artiste, d’un groupe, d’un titre…Foster The People, Wilco, King Krule, The Vaccines…cette année, Nirvana, Blur, Oasis, Clash, The Smiths, New Order, David Bowie, Marc Bolan, Neil Young, The Byrds,The Beatles…auparavant. Redécouvrir ces « anciens » groupe, ou les découvrir parce tout simplement on n’était pas encore de ce monde…Découvrir ceux qui fourbissent leurs notes, et s’apprêtent à envahir la scène…C’est l’idée de ce site…

COMPOSITION: Des coups d’oeil sur la carrière de groupes et artistes plus ou moins connus / Des gros plans sur des albums importants / Des artistes à découvrir, à suivre / Un regard en arrière sur d’anciens charts, histoire de respirer l’atmosphère musicale d’un moment donné / Des news, glanées à droite et à gauche: albums prévus, actualité des groupes,…

DATE D’EXPIRATION: Non ( ou alors peut-être le 21/12/2012 ?)

EFFETS SECONDAIRES:  l’envie de découvrir plus avant ces groupes et artistes dont il sera question ici.

IMPORTANT: ne pas hésiter à nous faire part de vos suggestions ou questions…

 

 

Trois beaux moments de live…Cette année, c’est Robert Smith qui est aux manettes du Meltdown Festival. Parmi les groupes qu’il y a invités, Placebo qui a proposé au cours de son set une reprise de « Let’s Go To Bed », tandis que de leur côté les Libertines reprenaient eux « Boys Don’t Cry », un titre qui décidément, malgré les années, garde toute sa fraicheur…Autre hommage d’un groupe invité: les Manic Street Preachers ont donné leur version du single « In Between Days »…

Deux jours après avoir fêté son 76ème anniversaire, sir Paul McCartney propose deux nouveaux titres annonciateur d’un album qui viendra début septembre s’ajouter à sa copieuse discographie. « Egypt Station » succèdera à « New » sorti en 2013…Un album de plus qui est une occasion de retrouver un artiste dont l’enthousiasme semble inusable. Un titre »fantaisiste », « Come On To Me », un autre plus doux-amer, « I Don’t Know »: deux morceaux qui représentent assez bien la personnalité de leur auteur…A noter que McCartney avait déjà dévoilé « Come On To Me » lors d’un concert « secret » au début du mois à Liverpool…

 

Le retour de Vampire Weekend se précise. Avec en perspective un 4ème album 5 ans après le précédent. Et un retour sur scène après une longue absence…Le groupe a proposé ce week-end un set consacré essentiellement à son premier album sorti il y a 10 ans. L’occasion de découvrir un groupe remanié après le départ de Rostam Batmanglij…Koenig, Baio et Thompson ont été rejoints par Greta Morgan et Brian Robert Jones. Les images publiées sur YouTube permettent de découvrir une belle prestation d’un groupe en forme. Pétillant. On attend avec d’autant plus d’impatience le nouvel album…

Un retour: un nouvel album du projet Spiritualized de Jason Pierce arrive: « And Nothing Hurts » vient 6 ans après le précédent, 21 ans après l’album phare de Spiritualized, « Ladies & Gentlemen… », album inclassable de l’année 1997.Un premier single le précède, « I’m Your Man ».« And Nothing Hurts » devrait conclure le parcours du groupe: Pierce le déclarait dans une interview en 2017. En évoquant son âge –il n’est pourtant âgé que de 52 ans- plutôt que les graves ennuis de santé qu’il a connus: une pneumonie qui a failli lui être fatale en 2005 et un lourd traitement pour hépatite C lors de l’enregistrement de son précédent album..

Et puis, deux nouvelles vidéos: Parquet Courts se met à l’heure du Mondial de foot avec  (l’excellent) »Total Football » et son allure « paniniesque », et Arcade Fire met en scène de manière délirante un cinquième titre extrait de son album « Everything Now », « Chemistry »…

 

On le surnommait « le grand père du Rap »: la disparition de Jalal Mansur Nuriddin est celle d’un précurseur, un poète et musicien qui a fait partie de ceux qui ont mis en place les codes du Hip Hop et du Rap dès la fin des 60’s. Il fit partie des Last Poets, groupe né du côté de Harlem en 1967. Les Last Poets étaient plus qu’un groupe musical: ils étaient entièrement engagés dans la lutte pour la reconnaissance des droits de la communauté noire aux Etats Unis. Un militantisme radical qui s’exprimait par un mélange de musique et de parties récitées. L’embryon du Rap. Nuriddin a également sorti, sous le pseudo de Lightnin’ Rod, l’album « Hustler’s Convention » en 1973. Une production elle aussi préfigurant le Rap, et d’ailleurs utilisée via des parties samplées par les Beastie Boys plus tard. Nurridin, qui vient de disparaître à l’âge de 74 ans, était encore bien actif au cours de cette décennie, même s’il avait pris de la distance par rapport aux Last Poets…

A suivre – Beechwood

Posted: 5th juin 2018 by leo in A suivre...

Une faille temporelle ? Parmi les nouveautés apparues ces derniers temps, un single qui semble tout droit sorti de la période Glam du début des 70’s, avec tous les codes du genre: piano, claps de mains, chant paresseux,…
C’est pourtant un titre qui figure sur un ep qui vient de sortir. Le groupe, Beechwood, mérite qu’on veuille en savoir plus…

Beechwood est un trio -guitare, basse, batterie- de New Yorkais pur jus. Le groupe est actif sur la scène punk locale depuis 2014. Le Punk est la source d’inspiration de base de Beechwood, mais le trio puise aussi ses racines du côté du Glam, de la mouvance décadente et proto-punk des 70’s, et du mélange de Garage et de Psyché incarné dans les 60s par des gens comme les Electric Prunes…
Le résultat est pertinent et séduisant, et à fait l’objet, en début d’année, d’un premier « vrai » album chez Alive Records. A suivre…

 

 

La couleur « feel good » du nouvel album de Gorillaz -« The Now Now », sortie le 29 juin- se confirme avec de nouveaux titres dévoilés en Allemagne, au Rock Am Ring . Ils s’ajoutent aux deux titres dévoilés la semaine dernière, très groovy, avec la participation de George Benson, et au premier morceau annonçant le nouvel album, « Hollywood », proposé en live au Chili, en mars…

Une affiche superbe: le Primavera c’est ce week-end à Barcelone. Et, cerise sur le gâteau, il est possible de suivre tout ça en streaming: c’est par ici

Au fil des 70s, les filles commencent à s’affirmer dans le monde très masculin du Rock…Suzi Quatro avait déjà fait bouger les choses: chanteuse, mais aussi bassiste et songwriter, elle s’était imposée comme véritable leader d’un groupe, encore masculin. En 1975 voit le jour un groupe 100 % féminin, The Runaways. L’idée de ce groupe de filles nait dans l’esprit de plusieurs personnes, indépendamment, au même moment. Un vieux routier de la production et de la composition, Kim Fowlett, imagine cette formule et part à la recherche de candidates pour lancer ce projet. Il rencontre à Los Angeles deux jeunes filles qui ne se connaissent pas mais ont aussi en tête cette formule, Joan Jett, guitariste de 17 ans, et Sandy West, batteuse âgée de 16 ans. L’idée prend forme, d’autres protagonistes sont recrutées: Micki Steele, Lita Ford, Jackie Fox, et, pour le chant, Cherie Currie. Le son des Runaways est musclé, entre Glam et Heavy, leur look est volontiers provocant, agressif, un peu dans la lignée de Suzi Quatro.

Tout démarre rapidement: Fowley leur trouve un accord avec Mercury, un premier album sort en 1976. Le groupe tourne aux USA, et assure des premières parties pour Van Halen, Cheap Trick, Tom Petty…Dès le second album, en 1977, les Runaways se font connaître en Europe. Et au Japon. Ce groupe inhabituel, au style rèche, est assez facilement porté par la vague Punk, des deux côtés de l’Atlantique. Mais l’impact commercial reste modeste. L’aventure ne se prolongera guère: dès 1977, Cherie Currie s’en va. Jett assure seule les vocaux. Des tensions naissent entre les musiciennes et leur mentor Kim Fowley. Suivies d’une rupture, qui met fin au contrat avec Mercury…Les Runaways sortiront un dernier album en 1978. Puis se sépareront, chaque fille partant dans une direction différente, avec plus ou moins de bonheur. Plutôt moins, d’ailleurs. Lita Ford mènera une brève carrière solo, et Micki Steele réapparaitra quelques années plus tard au sein des Bangles. C’est Joan Jett qui s’en tirera le mieux. En 1979, elle part en Europe, où elle travaille avec deux ex Sex Pistols, Steve Jones et Paul Cook. De retour aux Etats Unis, elle finit, après avoir essuyé de nombreux refus du côté des maisons de disques, à sortir un premier album solo en 1980. Avant de s’entourer des Blackhearts et de cartonner en 1982 avec « I Love Rock’n Roll », réenregistrement d’un titre qu’elle avait déjà travaillé avec Jones et Cook en Angleterre. Un succès qui lance une carrière qui se poursuit encore…

L’aventure des Runaways a fait l’objet, en 2010, d’un film centré sur les rapports entre Jett et Currie. Avec Kristen Stewart dans le rôle de la première, Dakota Fanning pour interpréter la seconde.

Suzi Quatro – Pionnière…

Posted: 30th mai 2018 by leo in 70s, Rock féminin

L’arrivée de Suzi Quatro sur la scène rock a marqué une étape importante pour la place des femmes dans ce monde jusque là presque exclusivement masculin.

Bien sûr, il y avait eu avant elle Janis joplin, Wanda Jackson, Nico,…Mais jusque là, les filles avaient été cantonnées au rôle de chanteuses. Et quand elles prenaient la guitare en main, c’était pour interpréter de douces ballades folk…Suzi Quatro donne un coup de pied dans ce conformisme: elle chante, joue de la basse, écrit et compose, et surtout elle assure le leadership de son groupe. Autour d’elle, des musiciens masculins. Et elle ouvre ainsi la porte à toute une nouvelle génération féminine, Joan Jett et les Runaways,  Chrissie Hynde(Pretenders), Pat Benatar, Tina Weymouth (bassiste des  Talking Heads,  Poly Styrene (X Ray Spex), Nina Hagen ,…Et aujourd’hui Courtney Barnett, incontestable héritière de la démarche entamée par Quatro…

C’est très jeune, au milieu des 60s, que Suzi Quatro débute dans la musique, en créant un groupe avec ses soeurs, dans la région de Detroit. Le groupe cesse ses activités, et la jeune américaine est repérée par Mick Most, producteur pour les Animals, Jeff Beck et Donovan, et créateur du label Rak Records. Sur ses conseils, elle part pour Londres, en vue d’y rencontrer les producteurs en vogue Nicky Chinn et Mike Chapman, qui collectionnent les réussites. Elle assure des premières parties pour Slade ou Thin Lizzy, sort un premier single sans succès,…Puis le déclic se produit dès le disque suivant, « Can The Can », en 1973. Tout s’enchaîne, les tubes se succèdent en 1973 et 1974: l’impact est considérable en Europe et en Australie. Mais elle ne parvient pas à s’imposer aux Usa. Le succès ne viendra qu’à la fin des 70s quand elle jouera un rôle dans la série Tv « Happy Days »…

Suzi Quatro en quelques mois a imposé sa personnalité: bassiste chevronnée, vocaliste puissante, qui n’a rien à envier à ses concurrents du moment, Slade et Sweet, conjuguant sans heurts sa féminité et une attitude scénique presque macho.

La réussite reflue presque aussi vite qu’elle était arrivée: la carrière de l’américaine devient beaucoup plus discrète à partir de la seconde moitié des 70s.

Elle reste en activité et l’est toujours. En 1980, elle figure sur la BO du film  « Time Square », aux côtés des Pretenders de Chrissie Hynde, des Talking Heads et des Ramones. En 1987, elle participe à l’enregistrement de la version caritative de « Let It Be » par le Ferry Aid, réunion d’artistes rock. Aujourd’hui elle tourne encore au rythme d’une centaine de dates par an. Son dernier album, « Into The Spotlight » est sorti en 2011, avec un clip produit par l’ex-Runaways Vicky Tischer Blue pour le morceau « Strict Machine », une reprise de Godfrapp.